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Charles, plus tout jeune, rentre chez lui après 5 ans de prison. Il veut monter un dernier coup qui le rendra riche et lui permettra de se la couler douce en Australie avec sa femme.

Jean Gabin, Alain Delon, Maurice Biraud, Henri Virlojeux, Viviane Romance sur l'écran, Claude Pinoteau et Costa Gavras en assistants réalisateurs, Michel Audiard aux dialogues, Michel Magne à la musique... Entre mythes et grosses pointures le générique de Mélodie en sous-sol aligne du lourd. Bien sûr, on peut trouver que le jeu de Gabin, tout en mouvement de sourcils et en gouaille, n'a pas bien vieilli. Certes les scènes de voitures avec décors qui défilent en arrière plan font sourire. Mais, le scénario, malgré quelques longueurs, est bien mené, la réalisation est des plus efficaces et affiche de belles idées de plans, plusieurs répliques sont percutantes, et une scène amusante avec Jean Carmet en barman marque.

Date de sortie : 1963 (version noir et blanc)

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Stanislas Previne, sociologue, prépare une thèse sur les femmes criminelles. Il rend visite, en prison, à Camille Bliss. Celle-ci lui raconte sa vie qui est parsemée de morts.

Une belle fille comme moi fait le portrait d'une femme écervelée qui a toujours été maltraitée par les hommes, qui en retour abusait d'eux et su chaque fois s'en séparer avec des méthodes peu orthodoxes.

Truffaut se lance dans un registre burlesque inattendu dans sa filmographie. Il conte cette histoire avec un double mécanisme. Tout d'abord, le huis clos entre Camille et Stanislas particulièrement réussi grâce à Bernadette Lafond, magistrale, et André Dussolier génial en type coincé émoustillé. Puis les flash back illustrant le récit de la criminelle avec des seconds rôles tous réjouissants (Philippe Leotard, Guy Marchand, Charles Denner, Claude Brasseur). Les dialogues dits par Bernadette Lafond sont croustillants.

Le film, pas vraiment réussi, pas vraiment raté, vaut surtout pour ses excellents comédiens.

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Chicago, 1929, pour échapper à la mafia, Joe et Jerry, musiciens au chômage, se font embaucher dans une troupe de musiciennes.

Film référence dans le cinéma de comédie, Certains l'aiment chaud marque également par sa modernité dans sa façon de parler des femmes, du machisme et par son traitement de l'ambiguïté sexuelle.

Le scénario et les dialogues de Billy Wilder sont hilarants agissant à un rythme de mitraillette. La réplique finale est même devenue un classique "Well, nobody is perfect."

Les comédiens au jeu d'une grande expressivité sont exceptionnels. A elle seule, la trombine de Jack Lemmon maquillée en Daphné est irrésistible. Maryline Monroe, qui n'a jamais été plus charmante, est d'une justesse confondante et d'autodérision. Tony Curtis excelle dans le rôle du coureur de jupons.

C'est dans Certains l'aiment chaud que Maryline Monroe reprend pour la première fois "I Wanna be loved by you".

Date de sortie : 1959

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Mabel, mère de famille fragile, confie, non sans appréhension, ses trois enfants à sa mère. Nick, son mari, lui a promis une soirée en amoureux. Mais, il est retenu sur un chantier compliqué. Il lui promet une journée en tête à tête pour le lendemain mais, lorsqu'il rentre à la maison, c'est avec toute son équipe pour déjeuner.

Cassavetes fait le portrait d'une femme perdue, décalée, qui tente tout pour être une épouse exemplaire à la hauteur de son statut de femme au foyer. Sa façon d'exprimer son affection et les immenses efforts qu'elle déploie pour se comporter "normalement" révèlent plus encore sa fragilité, sa singularité et accentuent sa marginalité. Autour d'elle, les gens jugent, paniquent et adoptent des comportements proches de l'hystérie. Seuls les enfants semblent comprendre ce qui peut aider leur mère.

Cassavetes construit son film en plans séquences qui nous plongent au cœur de la vérité de cette femme. Le montage et les plans au plus près des visages communiquent parfaitement l'angoisse ressentie par Mabel.

Gena Rowlands est impressionnante, à la fois drôle et extrêmement touchante. Peter Falk est parfait dans le rôle du mari jaloux, violent et dépassé.

Ce film devenu culte et ce rôle qui est une référence pour de nombreuses comédiennes ont valu à Gena Rowlands un Golden Globe.

Date de sortie : 1974

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Dans les années 50, aux Etats Unis, dans un tribunal, un jury populaire se retire pour délibérer. Ils doivent décider à l'unanimité si l'accusé, un jeune homme de 18 ans d'origine modeste est coupable de meurtre avec préméditation.

Oeuvre culte, 12 hommes en colère est une référence dans les films de huis clos et les intrigues judiciaires, souvent utilisé dans les cours de négociation, de leadership et d'analyse du comportement. Davis (Henry Fonda) est le seul des 12 jurés à voter " non coupable". Seul contre tous, il convainc, un par un, les onze autres jurés de changer de vote. En immiscant le doute, en éliminant les préjugés, en démontant les "preuves", en poussant les autres à réfléchir, en jouant de son charisme, il efface une par une les certitudes acquises par les jurés lors du procès. Excellemment interprété, écrit avec une efficacité redoutable, 12 hommes en colère se voit et se revoit avec toujours autant de plaisir.

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