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Il formait avec Agnès Jaoui un fabuleux duo d'auteurs. Leurs pièces de théâtre adaptées au cinéma (Cuisine et dépendance, Un air de famille) les ont faits connaître du grand public, les faisant entrer directement dans le panthéon du cinéma français.
Leurs scénarios, leurs dialogues, leurs portraits grinçant d'une certaine société, à laquelle ils pouvaient parfois appartenir, sont précis, vachards, sensibles et drôles.
Ils écrivaient pour lui, acteur, et pour elle, actrice et réalisatrice (Le goût des autres, Comme une image, Parlez-moi de la pluie, Au bout du conte, Place publique) et, à deux reprises, pour le maître Alain Resnais (Smoking, no smoking et On connait la chanson).
Il se donnait souvent le rôle du type bougon, mal luné, revenu de tout, même s'il n'aimait pas qu'on le réduise à ces rôles là. Car Jean-Pierre Bacri était un grand comédien qui a su incarner des personnages bien différents pour Nicole Garcia, Claude Pinoteau, Luc Besson, Joël Santoni, Jean-Pierre Mocky, Jean-Marie Poiré, Alain Chabat, Gérard Krawczyk, Alain Resnais, Cédric Klapisch, Noémie Lvovsky, Pascal Bonitzer, Michel Leclerc, les bankables Olivier Nakache et Eric Toledano...
La profession a, à de nombreuses reprises, saluer son talent de comédien au théâtre (Molière en 2017) comme au cinéma (César en 1998 auquel s'ajoute près d'une dizaine de nominations) ainsi que ses qualités d'auteur (entre autres 1 Molière en 1992 et 4 César du meilleur scénario avec Agnès Jaoui).
En ce lundi 18 janvier, le cinéma perd un grand comédien et avec lui l'univers grinçant, moqueur et singulier du duo Jaoui-Bacri.
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Claude Brasseur a incarné plus d'une centaine de personnages à la télévision, au cinéma et au théâtre.
Mais c'est d'abord Eugène-Francois Vidocq, Serge d'une Histoire Simple, le père de Vic et Daniel, l'ami indéfectible d'Etienne, Simon et Bouly qui nous sautent au coeur au moment de sa disparition.
Nous irons sans doute tous au paradis, mais il est vraiment temps que ce confinement des lieux de culture cesse.
Afin que nous passions à nouveau plus de temps à célébrer le spectacle vivant qu'à pleurer ses morts.
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Michel Robin. Il a toujours été là.
A la télévision, au cinéma et au théâtre, à la Comédie Française, dans Trois soeurs par exemple.
Il fait partie de ces comédiens magnifiques et discrets auxquels on s'est rapidement attaché.
Ils sont là souvent, traversent le temps.
Pas au premier plan mais indispensables.
Et l'apparition de son visage, le son de sa voix douce sont un rendez-vous inattendu qui toujours nous ravie.
Michel Robin est décédé ce 18 novembre.
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On l'a vu très souvent dans des seconds rôles essentiels. Sa présence dans un film de cinéma ou de télévision c'êtait "au moins ça de gagner", un gage que du talent serait au moins là, porté par ce grand comédien. Inoubliable dans Un air de famille, il apporte aussi son élégance à L' auberge espagnol, Polisse, J'accuse...
C'est le théâtre qui l'a sans doute le mieux accueilli comme en 2016 au théâtre de l'Oeuvre dans Qui a peur de Virginia Wolf avec Dominique Valladier. On pourra le revoir sur grand écran en février prochain dans le nouvel OSS 117.
Wladimir Yordanoff est décédé ce 6 octobre à l'age de 66 ans.
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