SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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21 février 2020 5 21 /02 /février /2020 23:11

Il y a des comédiens qui vous explosent au coeur d'un coup, comme une apparition, une révélation. Dans La Prière de Cédric Kahn, Anthony Bajon a fait cet effet là à beaucoup de monde. A la biennale de Berlin d'abord où il a reçu le prix du meilleur comédien et aux César ensuite où il fut nommé comme espoir sans être récompensé.

En se penchant sur sa très courte filmographie, on s'est rendu compte qu'on avait déjà croisé ce visage poupin, dans une apparition, pourtant marquante, dans un film non moins marquant. Pour son premier rôle, dans Les Ogres de Léa Fehner, Anthony, déjà très juste, se faisait gentiment piéger par Adèle Haenel et Marc Barbe.

Depuis, toutes ses interprétations plus ou moins importantes, dans des films plus ou moins réussis, ont saisis. Dans l'exigeant Rodin de Doillon, le raté Maryline de Galienne, le surprenant Tu mérites un amour de Hafsia Herzi, le populaire Au nom de la terre de Bergeron, son physique de gamin aux joues rondes, au regard tendre, à la carrure de travailleur et à la présence imparable ont marqué chaque fois avec autant de force.

Son talent sans arrogance, son charme naturel et la vérité de ses interprétations font de lui un très beau comédien singulier et extrêmement sympathique. Un futur très grand qui l'est déjà un peu, beaucoup.

 

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29 août 2019 4 29 /08 /août /2019 20:19

S'il fallait n'en garder que trois :

 

- Les Dames de la côte de Nina Companez, à la télévision

 

- Collaboration de Ronald Harwood, au théâtre

 

- Un Dimanche à la campagne de Bertrand Tavernier, au cinéma

 

trois souvenirs immédiats et indélébiles de Michel Aumont.

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15 avril 2019 1 15 /04 /avril /2019 17:40

Au cinéma, sa présence singulière nous avait déjà interpellé mais c'est, en 2012, avec Camille Redouble de Noémie Lvovsky que son nom s'est imprimé dans notre mémoire. Au théâtre, elle avait déjà une beau parcours dont deux années comme pensionnaire à la Comédie Française.

Depuis, on guette toujours avec un intérêt particulier sa personnalité ambivalente, son physique menu, son sourire discret et ce regard qui semble couvrir des paysages qui nous sont inaccessibles.

Si elle se fait trop rare au cinéma, on a pu l'apercevoir chez Téchiné, Toledano et Nakache, Hansen-Love, c'est Michael Hers, en 2015, et Ce sentiment de l'été qui nous la rend vraiment avec un rôle à sa mesure.

Puis et surtout, en 2017, Stéphane Brizé lui offre le rôle de Jeanne dans son adaptation de Une Vie de Guy de Maupassant. Judith Chemla prête à Jeanne sa fragilité et sa force, sa fraîcheur et sa noirceur. Elle y est impressionnante d'incarnation.

Tout comme dans "Traviata, vous méritez une vie meilleure" présenté aux Bouffes du Nord et actuellement en tournée. Dans ce spectacle enchanteur, mêlant l’opéra de Verdi et le roman de Dumas, elle interprète, joue et chante, le rôle titre. On lui découvre une voix de soprano surprenante. Là aussi, sa présence singulière emporte tout.

 

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3 juin 2018 7 03 /06 /juin /2018 17:33

Depuis son interprétation de Maud chez qui Trintignant passe la nuit, Françoise Fabian  marque de son empreinte et sans tapage l'histoire du cinéma. Cela fait 60 ans, qu'elle mène sa beauté et son élégance sur les plateaux des plus grands réalisateurs : Rohmer, Deville, Malles, Bunüel, Rivette, De Oliveira, Robert, Granier Deferre, et plus récemment Thomson, Ozon, Belvaux...

 

Chaque spectateur conserve d'elle, un film, une scène plus marquante. Dans La Bonne Année, par exemple, peut-être le seul vrai bon film de Lelouch. Elle y est Françoise devant laquelle Lino Ventura se trouve sans défense. Leur duo touche la grâce.

 

Françoise Fabian joue toujours. Au cinéma, à la télévision et au théâtre. Mais après tant d'années de jeu, Françoise Fabian exauce un vœux, celui de chanter. Vraiment. Elle sort ainsi son premier album entièrement composé par Alex Beaupain. Elle ne pouvait trouver producteur plus élégant que cet amoureux du cinéma. Ses compositions et ses arrangements délicats offrent un écrin parfait à la voix mi chantée, mi parlée de Françoise Fabian. Les textes écrits par des artistes aussi différents que Charles Aznavour, Nicolas Ker ou Vincent Delerm, affichent une douce mélancolie.

 

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3 mars 2018 6 03 /03 /mars /2018 10:06

Le talent, l'intelligence, l'élégance.

la vidéo est ICI

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12 novembre 2017 7 12 /11 /novembre /2017 17:42
AgnesVarda_Oscar_Sanscrierart.com

L'Academie des Oscars a remis hier soir à l'exquise Agnès Varda un Oscar d'honneur récompensant l'ensemble de sa carrière. La réalisatrice  est la première femme à recevoir ce prix.

Visages, villages le dernier film qu'Agnès Varda a réalisé avec JR remporte un beau succès dans le monde entier depuis sa sortie en salle en juillet dernier. 

Tout cela donne très envie de revoir Cléo de 5 à 7, l'une chante l'autre pas, Jane B., Jacquot de Nantes, les glaneurs et la glaneuse, les plages d'Agnès...

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9 octobre 2017 1 09 /10 /octobre /2017 17:56
Jean_rochefort-sanscrierart

On l'a d'abord connu sans moustache aux côtés de Belmondo au XVIIIème siècle, en Chine et avec Yves Montant tirant le diable par la queue, puis, fidèle à cet attribut, multipliant les rôles. Séducteur malhabile d' Annie Duperey dans le diptyque d'Yves Robert, commissaire à Saint-Paul pour Tavernier, fonctionnaire manipulateur dans l'autre diptyque d'Yves Robert, complice de Johnny Hallyday, danseur hypnotiseur oriental pour sa belle coiffeuse, Pacha résigné avec Claude Rich, grand Duc parmi les autres grands ducs Jean-Pierre Marielle et Philippe Noiret, directeur d'usine politiquement correct face à François Pignon, tueur à gages auprès de Guillaume Depardieu, commissaire de l'inspecteur Coluche, tombé du ciel pour Lioret, lâche repenti amoureux de Catherine Deneuve, cerné par les emmerdeurs avec Miou-Miou, animateur radio en fin de règne, poudré et à nouveau sans moustache pour Leconte, cavalier souffrant perdu dans la Mancha, commentateur pointu et hilarant aux vrais J.O. d'Athènes, musicien multi-instrumentiste sous les avalanches de Delerm, représentant d'assurance pour une publicité, conteur hors pair des Boloss de la littérature à la télévision, monsieur, plus tout jeune mais toujours élégant, en baskets fluo dans ses dernières interviews... 

Jean Rochefort nous a accompagné de son regard tout à la fois triste et goguenard et de sa voix ironique pendant tant d'années que la liste des divins souvenirs qu'il nous laisse semble sans fin.

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