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Les grands compagnons de route de Claude Sautet tirent leur référence en ce mois de mai. Après Michel Piccoli, c'est Jean-Loup Dabadie qui vient de nous quitter. Co-scénariste et dialoguiste de Sautet (César et Rosalie, les Choses de la vie, Max et les ferrailleurs, Vincent,François, Paul et les autres...), il a travaillé également avec Yves Robert (Un éléphant..., Courage fuyons...), François Truffaut (Une belle fille comme moi), Jean-Paul Rappeneau (Le sauvage), Claude Pinoteau (La gifle,...), mais aussi Lautner, Girod, de Brocca....

Nombres de répliques qui ont marqués ces films et notre panthéon cinématographique sont nées sous sa plume.

Il a aussi participé à l'histoire de la chanson française en écrivant pour de nombreux artistes dont Julien Clerc (Ma préférence,...) et Michel Polnareff (Lettre à France,...).

Son sens de la formule et des bons mots l'avait aussi amené à écrire des sketchs pour Palmade, Robin, Joly et surtout Guy Bedos.

Il était également la voix du cinéma au sein de l'Académie Française depuis 2008.

Ci-dessous, les mots de Dabadie dits par Romy Schneider, un des moments de grâce de "César et Rosalie" de Claude Sautet.

 

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Simon Dame, Paul Javal, Edgar Pisani, Nutthecio, Monteil, Dom Juan, Jacques Granville, René Cabourg, Pierre, le comte Philippe de Saint-Germain, Henri Husson, Charles, Gresillo, Monsieur le ministre, Michel, Pierre Losseray, Edmond Leroyer,José Viss, Frédéric Mallaire, Max Baumstein, Akiva Liebskind, Graham Tombsthay, Simon Lerner, Marc, le paltoquet, Leontes, Milou, Edouard Frenhofer, Désiré, Simon Cinéma, George Didier, le Prince de Conti, Ariel, Melville, un homme sans nom... Inquiétant, autoritaire, lâche, héroïque, touchant, criminel, manipulateur, manipulé, amoureux transit... Michel Piccoli a donné vie à plus de 200 personnages qui ont marqué puissamment notre cinéma. Il fut, notamment, le double à l'écran de Claude Sautet qui lui offrit Simon, François, Pierre, Max et Félix, héros inoubliables.

Michel Piccoli est parti ce 12 mai.

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Il y a des comédiens qui vous explosent au coeur d'un coup, comme une apparition, une révélation. Dans La Prière de Cédric Kahn, Anthony Bajon a fait cet effet là à beaucoup de monde. A la biennale de Berlin d'abord où il a reçu le prix du meilleur comédien et aux César ensuite où il fut nommé comme espoir sans être récompensé.

En se penchant sur sa très courte filmographie, on s'est rendu compte qu'on avait déjà croisé ce visage poupin, dans une apparition, pourtant marquante, dans un film non moins marquant. Pour son premier rôle, dans Les Ogres de Léa Fehner, Anthony, déjà très juste, se faisait gentiment piéger par Adèle Haenel et Marc Barbe.

Depuis, toutes ses interprétations plus ou moins importantes, dans des films plus ou moins réussis, ont saisis. Dans le raté Maryline de Galienne, le surprenant Tu mérites un amour de Hafsia Herzi, le populaire Au nom de la terre de Bergeron, son physique de gamin aux joues rondes, au regard tendre, à la carrure de travailleur et à la présence imparable ont marqué chaque fois avec autant de force.

Son talent sans arrogance, son charme naturel et la vérité de ses interprétations font de lui un très beau comédien singulier et extrêmement sympathique. Un futur très grand qui l'est déjà un peu, beaucoup.

 

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On l'avait aperçu dans La Permission de minuit, Les HéritiersLa fête des mères , Le retour du héros Mais c'est Céline Sciamma qui nous la révèle pleinement. Dans son chef d'oeuvre, Portrait de la jeune fille en feu , Noémie Merlant irradie. Aux côtés de l'épatante Adèle Haenel, elle joue à jeu égal. Ses yeux verts, son regard profond, sa voix posée et son sourire s'imposent aux spectateurs. Une présence et une délicatesse de jeu qui marquent puissamment. Une prestation exceptionnelle qui lui offrira, on l'espère, de nombreux nouveaux rôles à la hauteur de sa puissance de jeu.

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C'est en 2011, à la télévision, dans A la recherche du temps perdu de Nina Companeez, que sa présence marque nos esprits. Dans le rôle de Marcel Proust, Micha Lescot impressionne. En cherchant à en savoir plus sur ce comédien exceptionnel, on découvre l'avoir déjà croisé au détour de seconds rôles à la télé dans Fais pas ci, fais pas ça par exemple, au cinéma dans les films de Claire Denis entre autres. Et surtout qu'on l'a souvent raté au théâtre, son terrain de jeu favori.

Depuis, on accourt dès que Micha Lescot est sur scène. Au théâtre donc dans des rôles et des pièces aussi variés que Tartuffe de Molière, Ivanov de Tchekhov ou Le Retour de Pinter mis en scène par Luc Bondy, mais aussi chez Yasmina Résa dans Bella Figura, La Collection de Pinter mis en scène par Ludovic Lagarde, La Dame de chez Maxim de Feydeau par Zabou Breitman, Un mois à la campagne de Tourgueniev mis en scène par Alain Françon. Effrayant, touchant, hilarant, le génie de ce comédien agit dans tous les registres et ne finit pas de nous réjouir.

 

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