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Dernier souvenir personnel de Michaël Lonsdale sur grand écran : en 2014, Maestro de Lea Fazer. Il y porte le rôle titre celui du maître que fut Eric Rohmer pour Jocelyn Quivrin le temps d'un tournage, impressionnant et bienveillant.

Premier souvenir personnel de Michaël Lonsdale dans un film de cinéma : Baisers Volés de François Truffaut, il y joue le mari un peu inquiétant, un peu dérangeant de Fabienne Tabard interprétée par Delphine Seyrig irrésistible pour Antoine Doinel-Jean Pierre Leaud.

Avec sa voix et sa diction si particulière qui pose d'emblée la singularité du personnage,  Michaël Lonsdale a beaucoup joué au théâtre et a toujours tourné plusieurs films par an. Dans des rôles plus ou moins importants, il a appliqué son empreinte dans des styles cinématographiques d'une grande variété : de Monsieur Klein de Joseph Losey à un James Bond (Moonraker), d'Indian Song de Duras à Hybernatus d'Edouard Molinaro, mais aussi dans Le Procès d'Orson Welles, Au Nom de la Rose de J.J.Annaud, Les Vestiges du jour de James Ivory, Les Acteurs de Bertand Blier, Nelly et Monsieur Arnaud de Claude Sautet, Chut! de J.P Mocky, Bancs publics de Bruno Podalydès, Munich de Steven Spielberg, Stavinsky d'Alain Resnais...

Dans près de 200 rôles dont celui que lui offrit Xavier Beauvois. Dans Des hommes et des Dieux, Michaël Lonsdale, qu'habitait une foi profonde, y incarnait Frère Luc Dochier. Inoubliable.

Michaël Lonsdale est décédé ce 21 septembre.

 

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Les grands compagnons de route de Claude Sautet tirent leur référence en ce mois de mai. Après Michel Piccoli, c'est Jean-Loup Dabadie qui vient de nous quitter. Co-scénariste et dialoguiste de Sautet (César et Rosalie, les Choses de la vie, Max et les ferrailleurs, Vincent,François, Paul et les autres...), il a travaillé également avec Yves Robert (Un éléphant..., Courage fuyons...), François Truffaut (Une belle fille comme moi), Jean-Paul Rappeneau (Le sauvage), Claude Pinoteau (La gifle,...), mais aussi Lautner, Girod, de Brocca....

Nombres de répliques qui ont marqués ces films et notre panthéon cinématographique sont nées sous sa plume.

Il a aussi participé à l'histoire de la chanson française en écrivant pour de nombreux artistes dont Julien Clerc (Ma préférence,...) et Michel Polnareff (Lettre à France,...).

Son sens de la formule et des bons mots l'avait aussi amené à écrire des sketchs pour Palmade, Robin, Joly et surtout Guy Bedos.

Il était également la voix du cinéma au sein de l'Académie Française depuis 2008.

Ci-dessous, les mots de Dabadie dits par Romy Schneider, un des moments de grâce de "César et Rosalie" de Claude Sautet.

 

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Simon Dame, Paul Javal, Edgar Pisani, Nutthecio, Monteil, Dom Juan, Jacques Granville, René Cabourg, Pierre, le comte Philippe de Saint-Germain, Henri Husson, Charles, Gresillo, Monsieur le ministre, Michel, Pierre Losseray, Edmond Leroyer,José Viss, Frédéric Mallaire, Max Baumstein, Akiva Liebskind, Graham Tombsthay, Simon Lerner, Marc, le paltoquet, Leontes, Milou, Edouard Frenhofer, Désiré, Simon Cinéma, George Didier, le Prince de Conti, Ariel, Melville, un homme sans nom... Inquiétant, autoritaire, lâche, héroïque, touchant, criminel, manipulateur, manipulé, amoureux transit... Michel Piccoli a donné vie à plus de 200 personnages qui ont marqué puissamment notre cinéma. Il fut, notamment, le double à l'écran de Claude Sautet qui lui offrit Simon, François, Pierre, Max et Félix, héros inoubliables.

Michel Piccoli est parti ce 12 mai.

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Il y a des comédiens qui vous explosent au coeur d'un coup, comme une apparition, une révélation. Dans La Prière de Cédric Kahn, Anthony Bajon a fait cet effet là à beaucoup de monde. A la biennale de Berlin d'abord où il a reçu le prix du meilleur comédien et aux César ensuite où il fut nommé comme espoir sans être récompensé.

En se penchant sur sa très courte filmographie, on s'est rendu compte qu'on avait déjà croisé ce visage poupin, dans une apparition, pourtant marquante, dans un film non moins marquant. Pour son premier rôle, dans Les Ogres de Léa Fehner, Anthony, déjà très juste, se faisait gentiment piéger par Adèle Haenel et Marc Barbe.

Depuis, toutes ses interprétations plus ou moins importantes, dans des films plus ou moins réussis, ont saisis. Dans le raté Maryline de Galienne, le surprenant Tu mérites un amour de Hafsia Herzi, le populaire Au nom de la terre de Bergeron, son physique de gamin aux joues rondes, au regard tendre, à la carrure de travailleur et à la présence imparable ont marqué chaque fois avec autant de force.

Son talent sans arrogance, son charme naturel et la vérité de ses interprétations font de lui un très beau comédien singulier et extrêmement sympathique. Un futur très grand qui l'est déjà un peu, beaucoup.

 

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On l'avait aperçu dans La Permission de minuit, Les HéritiersLa fête des mères , Le retour du héros Mais c'est Céline Sciamma qui nous la révèle pleinement. Dans son chef d'oeuvre, Portrait de la jeune fille en feu , Noémie Merlant irradie. Aux côtés de l'épatante Adèle Haenel, elle joue à jeu égal. Ses yeux verts, son regard profond, sa voix posée et son sourire s'imposent aux spectateurs. Une présence et une délicatesse de jeu qui marquent puissamment. Une prestation exceptionnelle qui lui offrira, on l'espère, de nombreux nouveaux rôles à la hauteur de sa puissance de jeu.

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