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documentaire

Le 7 octobre 2023, le Hamas infiltre Israël et tue 1 200 israéliens et fait 251 otages. Les journalistes du bureau de l'AFP à Jérusalem couvrent l'événement et témoignent de l'horreur. Quelques heures plus tard, Israël ferme aux médias l'accès à la bande de Gaza. Les journalistes palestiniens vivant dans l'enclave sont restés les seuls à pouvoir témoigner.

Hélène Lam Trong, Prix Albert Londres 2023, a interrogé quatre journalistes de l’Agence France-Presse basés à Gaza : la reporter Mai Yaghi, le directeur du bureau, Adel Zaanoun, les photographes Mohammed Abed et Mahmud Hams.

Jusqu'en mai 2024, date à laquelle l'AFP a pu les évacuer avec leur famille, ils ont essayé de documenter l'enfer de Gaza, l'horreur de la guerre sur la population civile et leur propre famille et sur leurs collègues. Leurs images, vidéos et photographies, et celles de leurs confrères de l'AFP, pour la plupart jamais diffusées, leurs témoignages démontrent la difficulté, voir l'impossibilité, d'informer sur un conflit où les civils et les journalistes sont pris pour cible. 

A l'été 2025, près de 200 journalistes avaient été tués sur les 63 000 morts comptabilisés dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre 2023.

A voir en replay sur Arte.fr

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Ce documentaire au sous-titre explicite Annie Ernaux racontée par des lycéennes et des lycéens, donne la parole à des adolescents lecteurs des livres du Prix Nobel de littérature.

Ils soulignent la force de "l'écriture plate" d'Annie Ernaux, de sa façon brute de raconter ce qu'elle a vécu, du réalisme factuel de son récit. Son statut de transfuge de classe les marque aussi beaucoup.

Il est intéressant de voir comme, malgré les années qui séparent les époques des récits d'Annie Ernaux et ces lecteurs du XXIe siècle, entre identification et incompréhension, la modernité, l'authenticité et la radicalité des récits et de l'écriture interpellent ces jeunes gens. 

Leurs commentaires et leurs échanges impressionnent par leur sagacité et leur sensibilité. 

A voir en replay sur France.tv

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Il y a près de 40 ans, Gaetan Chataignier rencontrait Philippe Katerine dans leur région Vendéenne. Ils ne se sont jamais quittés depuis, on fait de la musique et des clips ensemble.

A base d'archives publiques et personnelles, de séquences avec le chanteur tournées spécialement, des témoignages de sa mère et de sa soeur, Gaëtan Chataignier dessine un beau et étonnant portrait du chanteur, comédien et plasticien. Du grand timide au chanteur qui choqua le monde entier aux JO de Paris, en passant par le tube Louxor j'adore, on redécouvre le parcours étonnant, d'un artiste incompris pendant longtemps devenu un phénomène.

Entre son goût de l'absurde et de la provocation, sa bienveillance et une forme d'innocence, Philippe Katerine touche et fait rire. Et Gaetan Chataignier compose une bien belle déclaration d'amour à son étonnant ami.

A voir en replay sur France.tv

A voir également la captation du concert Zouzou au Zénith en replay sur france

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1973, Claude Lanzmann débute 12 ans de recherches et de tournages, pour la réalisation de Shoah.

Ce documentaire créé à partir des 220 heures de rushs non utilisées par Claude Lanzmann raconte les coulisses des 12 ans de tournage, non sans difficultés tant sur le financement de son travail que sur la récolte des témoignages. Il fut souvent le premier à interroger toutes les personnes rencontrées, entrant parfois par effraction dans les mémoires de ceux qui ont voulu oublier. Le réalisateur a notamment dû ruser, faux passeports, faux titre de Docteur en Histoire, pour obtenir le témoignage des complices de l'extermination.

Le documentaire se concentre sur les témoignages difficiles ou défendus de récolter. Particulièrement concernant Treblinka avec la quête des témoignages de Gustav Laabs, chauffeur de camion à gaz, celui du conducteur des trains, ceux des paysans du village, Franz Suhommel, chef du commando en charge de vider les poches des personnes gazées, un chef des Einsatzgruppen responsable du massacre de Crimée. Mais aussi les témoignages de Simon Srebnik, déporté dans le camps de Chelmno où il devait vider les camions à gaz et jeter les cadavres dans les fosses, celui d'Abraham Bomba, déporté à Treblinka où il fut l'un des coiffeurs, d'Antek, commandant en second de l'insurrection du ghetto de Varsovie...

Les textes de la voix off ont été écrits à partir des mémoires de Lanzmann qui y expose ses doutes et ses tourments. 

"J'ai toujours été hanté par tous ces gens, morts seuls, abandonnés de tous. J'ai voulu faire ce film pour les ressusciter et les tuer une deuxième fois pour que nous mourrions avec eux, pour qu'ils ne meurent pas seuls."

A voir au cinéma ou en replay sur Arte.tv

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16 novembre 2015, 3 jours après les attentats du Stade de France, des terrasses et du Bataclan, une femme appelle la police car elle sait où se cachent les deux terroristes en fuite.

Entre témoignage de la vraie Sonia (voix modifiée et visage caché, même à l'équipe de tournage) et reconstitution de ce qu'elle a vécu par une comédienne (Carima Amarouche, très bien), ce docu-fiction raconte, en 4 épisodes de 30 minutes, l'histoire de Sonia qui s'est retrouvée par hasard mise en relation avec les terroristes et qui a eu le courage de prévenir la police. Une histoire rocambolesque d'où les services de l'État ne ressortent pas grandis contrairement à Sonia et son compagnon au comportement plus qu'admirable.

Sonia vit depuis sous une autre identité quelque part en Europe. Elle est le premier témoin français qui bénéficie d'une protection policière.

Le 10 décembre 2025, Life for Paris a lancé une cagnotte en soutien à Sonia. Vous pouvez y participer jusqu'au 31 janvier 2026. Cliquez ici

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