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documentaire

David Teboul réunit quatre rescapées d'Auschwitz-Birkenau, Ginette Kolinka, Isabelle Choko, Judith Élan et Esther Sénot, toutes les quatre nonagenaires. Elles témoignent de leur histoire, seules auprès du réalisateur et ensemble autour de deux repas, dans des échanges animés par des incompréhensions cocasses et des divergences de perception dûes à leurs trous de mémoire, leurs différences sociales, culturelles, d'origines.

Ces différences de point de vue. qui auraient pu brouiller le récit, au contraire l'enrichissent, rappellant que l'holocauste n'a pas broyé une communauté mais une multitude d'individualités.

Le réalisateur inclut également dans son documentaire le témoignage préservé par la USC Shoah Foundation de Marie Chafir, amie de déportation d'Esther Sénat.

A voir en replay sur France.tv

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Depuis juillet 2010, ce bateau en bois, arrimé quai de la rapée, héberge un centre de jour du pôle psychiatrique de Paris Centre.

Nicolas Philibert filme en séquences longues, ininterrompues, le quotidien du bateau, les ateliers mis en place, les échanges entre le personnel soignant et les patients. Il donne également la parole à certains patients qui s'expriment sur leur situation. Il donne aussi à voir l'importance de l'art comme vecteur d'expression. Peinture, dessin, poésie, musique, danse, cinéclub... occupe beaucoup d'entre eux.

La quiétude qui semble régner sur ce bateau impressionne. Ici tout semble couler de source. Et les singularités de chacun forment un collectif qui fleurent bon la bienveillance.

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En 2015, Ghofrane et Rahma, les deux filles aînées d'Olfa Hamrouni, rejoignent l'Etat Islamique en Libye. La réalisatrice Kaouther Ben Hania réunie Olfa et Eya et Tayssir, ses deux plus jeunes filles, pour raconter leur histoire.

La réalisatrice met en place un processus assez complexe mettant en scène les vraies protagonistes de l'histoire mais aussi des acteurs. Des comédiennes interprétent les rôles de Ghofrane et Rahma, un comédien endosse les rôles de tous les hommes tandis qu'une comédienne est censée prendre le relais d'Olfa lorsque les récits deviennent trop douloureux.  

Le montage qui mélange les récits par Olfa et ses benjamines, les répétitions des scènes sous les indications d'Olfa et les scènes rejouees, la photographie très soignée du film identique dans toutes les situations, donnent la désagréable sensation que tout est faux. Et celle tout aussi désagréable qu'Olfa et ses jeunes filles se font piéger par la réalisatrice qui rend le spectateur complice de ses agissements.

Curieusement, ce procédé qui met mal à l'aise nous oblige à maintenir l'écoute attentive et sérieuse que mérite l'histoire d'Olfa, femme ogre, violente et violentée, et d'Eya et Tayssir, jeunes filles aussi fortes que fragiles. Ce n'est pas pour l'oeuvre artistique mais bien pour elles qu'il faut voir ce film qui conte aussi l' évolution de la vie des tunisiennes depuis la révolution de 2011.

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Du 24 février au 15 mars 2022, Mstyslav Chernov, Vasilisa Stepanenko et Evgeniy Maloletka ont couvert le siège de Marioupol. Ce sont leurs images qui ont été envoyées au monde entier pour témoigner de l'horreur vécue par la population civile, pour documenter les crimes de guerre commis par la Russie.

Mstyslav Chernov présente 1h35 de ces images montées chronologiquement. Au plus près des habitants, et plus particulièrement des médecins et des patients soignés dans les hôpitaux que l'agresseur détruit tour à tour, il vit et filme l'escalade de l'agression militaire jusqu'à l'occupation totale de la ville.

Un témoignage unique, pour l'Histoire et pour ne pas oublier cette guerre qui depuis 2 ans détruit un pays, une population et une culture au coeur de l'Europe.

A voir sur France.tv

20 jours à Marioupol a reçu le Bafta et l'Oscar  2024 du meilleur documentaire. 

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Théo Van Gogh, marchand d'art, était le seul fervent admirateur et soutien financier de son frère Vincent. A partir de 1891, suite aux décès successifs de Vincent et de Théo, Johanna, épouse de Théo, hérite de l'ensemble des oeuvres de son beau-frère et met un point d'honneur à respecter la promesse faite à son mari : faire connaître l'oeuvre de Vincent. 

Anne Richard, mêle animations graphiques, documents d'archives, extraits du journal intime de Johanna et correspondances de Théo et Vincent avec les œuvres du peintre pour conter les derniers mois des deux frères et le combat de Johanna. La très belle et délicate animation en noir et blanc de David Devaux, qui se marie parfaitement avec les documents d'archives, met particulièrement en valeur les couleurs éclatantes des oeuvres de Vincent Van Gogh.

Les extraits du journal intime portés en en voix off donne vie à Johanna. La correspondance entre les deux frères dévoilée aidera Johanna à ouvrir les yeux des collectionneurs sur l'oeuvre de l'un des peintres les mieux vendus au monde.

A voir en replay sur Arte.tv

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