seances de rattrapage - dvd

A Boston, deux fillettes sont enlevées. Le père de l'une d'elles et la police mènent chacun leur enquête.

Le scénario, écrit par Aaron Guzikowski, est sans finesse. Le grotesque règne et le ridicule s'immisce même dans les scènes les plus dramatiques. Il faut dire qu'avoir autant de personnages dénués de sens commun dans un film qui se veut haletant n'aide pas à nous captiver. Cerise sur le gâteau, le coupable a tellement la tête de l'emploi qu'on le reconnait dès sa première apparition. Denis Villeneuve nous offre bien quelques belles idées de mise en scène, mais cela ne suffit pas. Affligeant.

Date de sortie en salle : 9 octobre 2013

Date de sortie en DVD : 14 février 2014

Voir les commentaires

Elle-s-en-va.jpgBettie, restauratrice en Bretagne, apprend par sa mère que son amant la quitte. Elle plante alors le restaurant pour prendre la route pour ailleurs.

On ne sait pas trop si ce road movie est une ode à la campagne française ou à Catherine Deneuve. Dans les deux cas le pari est réussi. Les amoureux de Deneuve seront ravis d'admirer une fois encore toute l'étendu de son talent. La présence de Claude Gensac ajoute à notre plaisir et on se laisse  doucement emporter dans ce bain d'air frais.

Date de sortie en salle : 18 septembre 2013

Date de sortie en DVD : 29 janvier 2014

Voir les commentaires

Jimmy-P.-www.zabouille.over-blog.com.jpg 1948, Jimmy Picard, indien Blackfoot, est admis dans un hôpital militaire. Blessé pendant la guerre, il souffre de nombreux troubles psychologiques. Georges Devereux, ethnologue-psychanalyste est chargé d'aider Jimmy dans sa guérison. 

Comme souvent, Arnaud Desplechin distille dans le traitement de ses personnages une certaine froideur. Si cela peut fonctionner sur une partie des sujets traités par le réalisateur, c'est ici plus incongru et destructeur. Dans Jimmy P., les dialogues sont mécaniques, les échanges trop factuels sans place pour le ressenti, pour que l'on s'attache quelque peu aux personnages. La relation à la fois distanciée et complice entre le psy et son patient sonne faux. Desplechin traite de la même façon leur relation avec leurs proches. Cerise sur le gâteau, l'ensemble très répétitif en devient soporifique.

 

Voir les commentaires

Le-Majordome-www.zabouille.over-blog.com.jpg Aux Etats-Unis, dans les années 20, Cecil Gaines est esclave dans une plantation de coton. Quelques années plus tard, alors qu'il a fuit le sud et la ségrégation, il est engagé comme majordome à la Maison Blanche.

Le film tente, à travers l'histoire de son héros, de raconter celle des Etats-Unis. Kennedy, Martin Luther King, les Black Panthères, la guerre du Vietnam, le Watergate vus par le petit bout de la lorgnette c'est sympathique mais pas très intéressant.

Voir les commentaires

A Marseille, sur le vieux port, César tient le Bar de la marine avec son fils Marius. Marius est tiraillé entre la douce Fanny qui n'a d'yeux que pour lui et l'appel de la mer.

Daniel Auteuil adapte le roman de Pagnol sans créativité. Le film est desservi par une esthétique grossière. Jamais décors de cinéma n'ont autant semblé être en carton pâte et le choix du filtre jaune n'aide pas à donner plus de réalisme au film. L'accent des comédiens semblent excessif et ne convainc pas. Les comédiens assez mal dirigés n'ont pas le bon rythme, au point qu'on entend très mal la prose de l'écrivain. Ce qui neutralise les effets comiques, comme les moments d'émotion. La partie de cartes est un ratage complet, expédiée, mal interprétée, mal réalisée.

Daniel Auteuil, Jean-Pierre Darroussin et Raphaël Personnaz, pourtant excellents comédiens, ne touchent ici pas souvent justes.

Voir les commentaires

Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

Archives

Hébergé par Overblog