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cinematheque

Au nouvel an de 1982, Peter et sa bande d'étudiants donnent un spectacle décalé et léger devant les amis de ses parents consternés. 10 ans plus tard, Peter hérite du manoir de son père. Il décide d'organiser une grande fête pour réunir toute la bande.

Dès les premières minutes, le film affiche un rythme effréné, scandé par une série de tubes de l'époque qui s'enchaînent à grande vitesse (Tears for Gears, Nina Simone, Cindy Lauper, Queen,  Bruce Springsteen, Pretenders, Prefab Sprout, Tina Turner...). 

Les personnages se dessinent petit à petit. Les dialogues sont particulièrement drôles portés par des comédiens inspirés : Branagh, Emma Thomson, Hugh Laurie, Stephen Fry,  Phillida Fry, Imelda Staunton, Alphonsia Emmanuel... (à voir absolument en VO).. On retrouve ici, comme souvent dans le cinéma de Branagh, un bonheur du jeu.

L'émotion s'immisce doucement, imperceptiblement. Le film avec le temps se présente comme le témoignage d'une époque.

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En Californie, deux amis, Gerry et Gerry, se perdent dans un dessert d'herbe, d'arbustes, de montagnes, de sable, de sel, entre soleil de plomb et tempête.

Dans de longs et beaux plans séquence qui disent le temps long, l'immensité des lieux et du vide et installent les tensions et les hallucinations, Gus Van Sant propose un film unique, hypnotique. Une oeuvre quasi expérimentale, avec peu de paroles mais une bande son très riche (le vent, le silence assourdissant, la musique de Arvo Part). Film plus contemplatif que d'aventure. 

Marquant.

Gerry est le 1er film de la trilogie sur la solitude Viendront ensuite Éléphant et Last days.

Année de sortie en salle 2003.

Gus. Van Sant s'inspire de l'histoire vraie de deux amis perdus dans le désert et dont seul un est revenu. Matt Damon et Casey Affleck, qui interprètent le film, ont participé à l'écriture du scénario.

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A Amity, une station balnéaire, alors que la saison estivale débute, un requin s'attaque aux baigneurs. Martin Brody, chef de la police, souhaite fermer les plages. Mais, le maire et les entreprises vivant du tourisme s'y opposent.

Film culte, considéré comme le 1er blockbuster de l'histoire, Jaws a traumatisé des millions de spectateurs. Près de 40 ans plus tard, le film se regarde surtout comme une curiosité.

Aucun effet spécial. Ici, le requin est suggéré pendant toute la première partie du film (caméra subjective, eau rougie par des litres d'hémoglobine, musique de John Williams...). Et quand, dans la seconde partie, les héros partent à la chasse, le requin qui apparaît est mécanique.

Comme dans tout bon film catastrophe, le héros, courageux et responsable (Roy Schneider épaulé par Richard Dreyfuss) lutte contre la bêtise humaine et le cynisme des politiques. Le récit s'étire un peu en longueur et on pourra s'étonner de la note finale qui voit deux protagonistes rigolards comme si les victimes du requin étaient déjà oubliées.

Année de sortie : 1975

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A Saint Domingue, Jacques Cournau est embauché par un inconnu pour expertiser le Dragoon un yacht qu'il souhaite acheter. Le lendemain, le bateau est volé et l'acheteur évaporé 

Le tournage de ce deuxième film de Claude Sautet en tant que réalisateur aura été très compliqué : une équipe franco-espagnole qui s'entend mal, un chef opérateur diabétique, un bateau échoué qui ne tient pas en place, une tempête qui fait de la casse et des blessés... Sautet portait d'ailleurs sur le résultat final un regard très critique. 

Il est vrai qu'on peine à se passionner pour cette histoire dans laquelle il y a trop de personnages qui ne servent pas le scénario, trop d'incongruités comme ces plongées dans la mer de Ventura avec son pantalon, trop de dialogues purement explicatifs, une  héroïne féminine idiote et pas mal de longueurs.

Sautet qui a rafistolé un paquet de scénarios pour des collègues réalisateurs, n'a pas été très inspiré ici. Cinq ans plus tard, il réalisera l'un de ses films cultes Les choses de la vie.

Date de sortie en salle : 1965

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Ponceludon de Malavoy, jeune noble provincial, ingénieur hydrographe, enthousiaste et énergique, prend la route pour Versailles afin de demander à Louis XVI l'assainissement des marais putrides de la Dombes où meurent ses paysans. Il rencontre le marquis de Bellegarde qui l'initie aux pièges, us et coutumes de la Cour où un mot d'esprit vous honore et un silence ou un calembours vous condamne.

Ce qui est sans doute le meilleur film de Patrice Leconte a rassemblé 2 millions de spectateurs et quatre Césars (meilleurs film, réalisateur, décors et costumes). En adaptant le roman de Rémi Waterhouse, le réalisateur présente une description effrayante et cruelle des courtisans où faux-semblants et vanité règnent. Un sujet toujours d'actualité.

La scène d'introduction pose le sujet du film avec une grande efficacité. La photographie, les costumes et décors sont superbes. Les interprètes, Charles Berling, Jean Rochefort, Fanny Ardant, Judith Godreche et Bernard Giraudeau sont grandioses.

Année de sortie en salle : 1996

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