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Juin 1944, alors qu'il vient de débarquer à Omaha beach avec ses hommes, le capitaine Miller reçoit l'ordre de retrouver le soldat James Francis Ryan et de le ramener à la maison.

A l'issue du visionnage du film, l'image qui reste, n'est curieusement pas une de celles, impressionnantes, de la reconstitution du débarquement à Omaha Beach. Ce qui reste c'est celle de cette mère qui s'écroule à la vue du militaire qui vient certainement lui annoncer la mort. Cette scène sans un mot, d'une grande lisibilité, bouleversante, est la justification de la folle mission de Miller et ses soldats. Elle est une des réponses à la vertigineuse question du film : " la vie d'un homme vaut-elle la peine de prendre le risque d'en sacrifier huit ?". Le Capitaine Miller et le sergent Horvath en donneront d'autres possibles durant leur recherche.

Spielberg mixte avec efficacité récit historique, film de guerre, réflexions sur le sacrifice des hommes (très jeunes pour la plupart), leur courage, leur terreur, leur patriotisme.

Date de sortie : 1998

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Fin des années 80, à Baton rouge, Ann et John, mariés depuis 8 ans ne font plus l'amour. Ann s'en accommode tandis que John couche avec Cynthia, la sœur d'Ann. Quand Graham, un étrange ami de fac de John, arrive en ville, cet équilibre vacille.

Ce premier film de Steven Soderberg, sur un scénario écrit en 8 jours, a reçu la Palme d'Or et James Spader, le prix d'interprétation à Cannes en 1989. On remarque la présence de l'excellente 'Andie Mac Dowell et on s'interroge sur les raisons de la reconnaissance critique de ce film, qui ne nous avait semblé faussement audacieux à l'époque et s'avère au visionnage, 25 ans plus tard, encore moins percutant. Soderberg a fait bien mieux depuis.

Palme d'Or Cannes 1989.

Date de sortie : 1989

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Tandis qu'un homme escorté dans un train par un policier échappe à son gardien, un autre sort de prison refusant le coup du siècle pour ne pas y retourner. Les deux hommes vont se croiser.

Casting de premier choix (Alain Delon, André Bourvil, Yves Montand, François Perrier), imagerie chère à Melville (les hommes en costard cravate et imperméable, les voitures américaines, les indics, les salles de billards, les clubs avec danseuses professionnelles, les scènes dans les voitures..), dessin précis de personnages peu ordinaires et scénario à la mécanique imparable, Le Cercle Rouge est un grand polar et le dernier film de Bourvil, qui fait de son commissaire un personnage bien mystérieux. La séquence du casse est impressionnante, d'une grande précision, filmée quasi en temps réel.

La citation qui introduit le titre au générique justifiant le titre du film est : « Çakyamuni le Solitaire, dit Sidarta Gautama le Sage, dit le Bouddah se saisit d'un morceau de craie rouge, traça un cercle et dit: Quand des hommes, même s’ils s’ignorent, doivent se retrouver un jour, tout peut arriver à chacun d’entre eux, et ils peuvent suivre des chemins divergents. Au jour dit, inéluctablement, ils seront réunis dans le cercle rouge. — Rama Krishna »

Date de sortie 1970

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Mai 1940, dans un village du Nord, l'exode s'organise.Julien Maroyeur, sa.femme enceinte et leur petite fille embarquent dans un train qui se replie, mais ils sont séparé.

Après Le Chat et La Veuve Couderc, Granier Deferre adapte à nouveau un roman de Simenon. On suit le périple du train à travers la France, les différentes personnalités plus ou moins fréquentables, l'évolution du caractère de Julien et sa rencontre avec Anna.

Malgré la présence de Romy Schneider et Jean-Louis Trintignant, on s'ennuie un peu. La fin (différente du roman) demeure inoubliable.

Date de sortie en salle : 1973

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Alors que des émeutes ont éclatées toute la nuit en réaction à une bavure policière qui a entraîné l'hospitalisation d'Abdel, Vinz, Saïd et Hubert zonent. Il paraît qu'un policier a perdu son arme dans la cité.

Vinz, en colère, veut venger Abdel, Hubert, raisonnable, prône la tempérance, Saïd suit... ou pas.

Le film frappe tout d'abord par sa beauté formelle, l'élégance du noir et blanc et la fluidité des mouvements de caméra. Mouvement qui est permanent qu'il soit au premier ou au second plan.

La diversité des personnages dessinent une banlieue d'une grande complexité où l'incompréhension et l'incommunicabilité règnent, tant entre les habitants du quartier qui voient leur voiture ou leur salle de sport détruits dans les émeutes, qu'entre les jeunes qui dévissent et ceux qui veulent s'en sortir, qu'entre les policiers.

Ici tout va a 100 à l'heure, le meilleur comme le pire. Ainsi, le film dégage une grande énergie où pulsion de vie et de mort se côtoient et s'interchangent sans cesse. Il s'en faut de peu pour que les choses dérapent, il s'en faudrait de peu qu'on s'en sorte.

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