<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 > >>

cinematheque

Charles et Hélène Desvallées vivent avec leur jeune et très sage fils dans une somptueuse maison dans un bonheur apparent.  Charles soupçonne Hélène de le tromper. Il engage un détective privé.

Chabrol plonge son histoire dans le milieu bourgeois qu'il aime tant moquer. Le film se concentre sur le mari que la caméra ne lâche quasiment jamais. La mise en scène est remarquable. Elle instaure une ambiance glaçante et étrange soulignée par la musique de Pierre Jansen. Les dialogues sont savoureux, l'humour noir jamais très loin. La scène de confrontation entre Michel Bouquet et Maurice Ronet est impressionnante de précision dans la montée en tension.

Michel Bouquet et Stéphane Audran sont parfaits. 

Année de sortie en salle : 1969

Ajout Mai 2026 : le film est disponible gratuitement sur Arte.fr

Voir les commentaires

Alors qu'elle est enceinte de son premier enfant, Emma apprend qu'elle a un cancer du sein. Se pose alors la question de sauver la mère et l'enfant.

Pour son premier long métrage, Solveig Anspach raconte sa propre histoire. C'est sans doute la raison pour laquelle le film mêle aussi bien descriptions précises des soins et les effets de la maladie, sentiments d'effroi, souffle de vie, larmes et rires. Le film n'est pas qu'une histoire de cancer, il est surtout celui de la lutte, de l'espoir, de l'entraide et d'une belle histoire d'amour. C'est aussi un beau portrait de femme porté par Karin Viard qui est magnifique. A ses côtés, Julien Cottereau est touchant dans le rôle du frère trop sensible ou trop lâche et Laurent Lucas est aussi très grand.

Année de sortie en salle : 1999

Ajout du 13 juin 2026 : le film est disponible en replay sur Arte.fr jusqu'au 30 septembre 

Voir les commentaires

Clavet, Jabeke, Paoli et Valoti, quatre gangsters associés dans un casino, décident d'investir dans les stupéfiants. Ils regroupent 500 millions de dollars que Moreau un 5e laron, descendra à Marseille en échange de la drogue.

Adapté du roman Les mystiques d'Alain Reynaud-Fourton,, le scénario signé Jacques Deray, José Giovanni et Claude Sauter est particulièrement bien ficelé. Tout s'enchaîne avec cohérence. Les plans longs, l'élégance du noir et blanc, la qualité des comédiens, Charles Vanel, Michel Auclair, Claude Dauphin et Jean Rochefort dans le rôle principal, et l'accompagnement musical servent dans parfaitement cette mécanique bien huilée. Un régal jusqu'à la dernière minute.

Année de sortie en salle : 1963

Voir les commentaires

Julie, une jeune femme mystérieuse, cherche à entrer en contact avec Bliss, un coureur de jupons qui va bientôt se marier.

L'influence d'Alfred Hitchcok, dont Truffaut admirait particulièrement le travail semble ici évidente. François Truffaut a d'ailleurs fait appel à Bernard Hermann, compositeur attitré du maître, pour mettre en.musique cette adaptation d'un roman de Cornell Woolrich/William. Irish qui est aussi l'auteur de la nouvelle dont est tiré le scénario de Fenêtre sur cours

Comme c'est souvent le cas dans les films d'Hitchcok, qui souhaitait que le spectateur ait toutes les cartes en main, la raison des agissements de Julie est dévoilée très vite. L'intérêt du film réside alors totalement dans la mise en.place et les conséquences de la vengeance de Julie.

Jeanne Moreau est remarquable. A ses côtés Claude Rich, Michel Bouquet, Michael Lonsdale, Jean-Claude Brialy, Charles Denner, Daniel Boulanger le sont tout autant.

Année de sortie en salle : 1967

Voir les commentaires

A Tremolat en Dordogne, Hélène, directrice de l'école, rencontre Popaul, le boucher. Ils deviennent amis. Plusieurs femmes sont assassinées dans la région. 

La goutte de sang qui tombe sur la tartine de beurre, le voyant rouge d'un ascenseur d'hôpital qui clignote et s'arrête, la beauté moderne de Stéphane Audran, l'étrange animalité tendre de Jean Yanne... sont inoubliables dans ce film sur les traumatismes des soldats revenus de la guerre (ici celles d'Algérie et d'Indochine).

Chabrol instille une atmosphère glaçante dans sa mise en scène multipliant les plans en surplomb comme si ces personnages étaient surveillés par un être dominant. La musique minimaliste et le travail sur les sons, la proximité des enfants et du danger, l'escalier entre l'appartement et les classes... tout participe à créer cette atmosphère glaçante.

Un des Chabrol les plus formellement remarquables 

Année de sortie en salle : 1970

Voir les commentaires

Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

Archives

Hébergé par Overblog