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Considéré comme le 1er film de science fiction, Le Voyage dans la lune,  film mueta été tourné en noir et blanc en1902.

Le film met en scène des scientifiques qui trouvent le moyen d´envoyer des hommes "dans" la lune. Fabrication de l´engin, propulsion, atterrissage dans l´oeil de la Lune, exploration de la lune, affrontements avec les autochtones et retour triomphal sur terre constituent le scénario de ce film burlesque de 14 minutes où Méliès se moque de ces astronomes/explorateurs.

Il existe une version couleur peinte à la main plutot vilaine. Mieux vaut visionner la version en noir et blanc.

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1958, Sophie et Frédérique, accompagnée par leur nurse, partent en vacances d'été rejoindre leurs cousins à La Baule Les Pins. Leur mère les rejoindra plus tard.

Diane Kuris poursuit le récit de la vie de ses parents et de sa jeunesse. Après Diabolo Menthe (1977) qui se situe après le divorce de ses parents, Coup de foudre (1983) sur leur rencontre, Diane Kuris conte la rupture de ses parents et la liaison de sa mère.

Le film est rythmé, espiègle et drôle dans la mise en scène des enfants, particulièrement bien dirigés, et haletant et dramatique dans le portrait de la mère, interprétée par une Nathalie Baye exaltée et touchante, sévère dans le portrait du père, campé par Richard Berri, impeccable. Vincent Lindon est parfait en prince charmant, Jean-Pierre Bacri et Zabou sont très drôles tout comme la toute jeune Valeria Bruni-Tedeschi.

Date de sortie en salle : 1990

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 Paris, dans les années 70, Trelkovsky visite un appartement à louer. La concierge, peu aimable, lui apprend que la locataire précédente s'est défenestrée. Trelkovsky emménage dans l'appartement.

Adaptation du roman de Roland Topor, Le locataire est le premier film français de Roman Polanski. La majorité du casting est composé de comédiens français dont Bernard Fresson, Claude Pieplu, Rufus, Romain Bouteille, une partie de l'équipe du Splendid et bien sûr Isabelle Adjani, Roman Polanski interprétant le premier rôle. Après Répulsion et The Rosemary's baby, Le locataire est le 3e film de Polanski sur le thème de l'enfermement et de la folie.

Dans cette histoire tout et tous paraissent étranges. Le réalisateur instille le malaise en jouant sur le son (efficacité redoutable du goutte à goutte constant dans l'appartement), sur la lumière crépusculaire de l'immeuble, la gêne constante de Trelkovsky l'immigré polonais locataire précaire et une fenêtre sur cours ou plutôt donnant sur les toilettes. Les scènes finales sont vertigineuses.

Date de sortie : 1976

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Eve Harrington vient de recevoir le prestigieux prix Sarah Siddons qui désigne la meilleure comédienne de théâtre de l'année. L'occasion de se souvenir de l'ascension fulgurante de la jeune femme.

Ambition et manipulation sont au cœur de ce film souvent considéré comme le meilleur du réalisateur, Cette œuvre au vitriol sur le monde du théâtre - mais par rebond plus sûrement sur le cinéma - met en scène l'auteur, le metteur en scène, le producteur, l'habilleuse, le critique, la star "vieillissante", l'admiratrice, la jeune actrice aux dents longues....et l'égocentrisme, la flatterie, la rivalité, la trahison, le chantage, le jeunisme...

Le scénario est d'une grande précision, découvrant progressivement les tenants et aboutissants de l'intrigue. Les dialogues sont extrêmement brillants et grinçants.

Bette Davis, Anna Baxter, Georges Sanders, Gay Merrill, Céleste Holm, Hugh Marlow sont épatants. Et cerise sur le gâteau l'apparition de Maryline Monroe dans le rôle d'une naïve idiote.

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Joseph K., un jeune homme arrogant et sûr de lui, est réveillé par des hommes, peut-être des policiers, qui lui posent d'étranges questions. Il est en état d'arrestation mais laissé libre. Tout le monde autour de lui, étrange et accusateur, semble savoir. Mais qui l'accuse et de quoi ?

 

En 1962, Orson Welles présente son adaptation du livre de Kafka dans une mise en scène soignée en grand styliste qu'il est. Jouant sur les hauteurs de plafonds et les dimensions des décors, immenses où K semble perdu, ou au contraire resserrés et oppressantes, misant sur les profondeurs de champs, les plongés et contre plongés, les plans rapprochés sur les visages et les ombres dans un très beau noir et blanc, il installe le malaise qu'amplifie l'interprétation d'Anthony Perkins parfait d'ambiguïté dans le rôle de K. Aux côtés de Perkins,  on retrouvent les excellents Jeanne Moreau, Romy Schneider et le maître Orson Welles. L'ensemble fonctionne parfaitement. Beau, inquiétant, intriguant.

Date de sortie : 1962

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