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A Paris, au début du 19e siècle, Garance intègre, grâce au mime Baptiste, le théâtre des Funambules.

Les merveilleux dialogues de Prévert, le scénario hommage aux saltimbanques, la gouaille ed'Arletty, la virtuosité de Brasseur, la mise en scène de Carné... tout ici est grand. Jusqu'au personnage de Garance femme indépendante et qui n'hésite pas à le rappeler aux hommes qui l'ignorent.

Le film regorge d'idées géniales, belles, romantiques mais aussi souvent drôles. Jean-Louis Barrault, Pierre Brasseur, Arletty, Maria Casarès et l'ensemble des comédiens sont excellents.

Le film se compose en deux parties bien distinctes avec chacune son générique, Le boulevard du crime et L'homme blanc.

Un poème de 3 heures qui passe en un éclair.

PS : Le titre rend hommage aux spectateurs les plus pauvres situés au plus haut du théâtre, emplacement que l'on nommait "le paradis" .

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Paris, janvier 1942, Robert Klein, acheteur d'art, acquiert en deçà de leur prix les tableaux des familles juives aculées par les lois de Vichy. Un jour, il reçoit le journal "Informations Juive" en tant qu'abonné.

La scène d'ouverture du film est inoubliable et pose avec une efficacité glaçante le statut des personnes de conditions juives pendant l'occupation en France. Tout au long du récit les méthodes de la police de Vichy sont exposées nous menant jusqu'à la rafle du Vel d'Hiv. 

L'histoire est parfaitement menée et les éléments qui font que l'étau se resserre sur Klein ingénieusement assemblés. Plus, il enquête sur son étrange homonyme, plus il est confronté aux méthodes répressives contre les personnes de confession juive. Plus il refuse de faire profil bas, plus son arrogance joue contre lui, plus il se rapproche de la situation difficile de son double.

Les seconds rôles sont tenus par des comédiens remarquables : Jeanne Moreau, Michael Lonsdale, Louis Seigner, Suzanne Flon, Jean Bouise, Michel Aumont.

Alain Delon est immense dans le rôle du type sûr de lui, inconséquent, à la fois intrigué et amusé par la situation, mené par sa soif de comprendre et de démasquer l'homme, juif et résistant, à l'origine de ses problèmes. Il prend tous les risques pour le retrouver jusqu'au plus ultime.

Un grand film. Le plus grand rôle de Delon, son film le plus important.

Date de sortie 1976

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Jack Crab, seul survivant de la bataille de Little Big Horn en 1876 (une des batailles les plus connues de la guerre des Sioux), raconte sa vie extraordinaire à un journaliste.

Arthur Penn dépeint une Amérique blanche violente, génocidaire, un brin dégénérée, se moque de son soit disant puritanisme et de tout ce qui a construit sa bonne conscience.

Ca se veut drôle. Ça l'est parfois mais c'est plus souvent sarcastique. Cette tonalité satirique très majoritaire déconcerte compte tenu de la gravité du sujet. Quand, rarement, l'émotion nait, elle est du côté des Cheyennes.

Dustin Hoffman, de tous les plans, s'en donne à coeur joie. Mais son personnage de lâche lasse rapidement. Et l'ensemble s'avère bien trop long. 

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Lucien Bellon, débarque à Los Angeles, assassine Victor Kovacs et se retrouve poursuivi par un tueur.

Jean-Louis Trintignant en tueur à gages traqué dans Los Angeles par Roy Scheider ce n'est pas banal. C'est ce qu'a imaginé Jacques Deray dans "Un homme est mort". Il filme son histoire comme un polar à la française parsemant les scènes de références et icônes américaines. Le rythme est lent mais l'ensemble est suffisamment intriguant pour maintenir notre attention. Un drôle de film.

Vu en version française intégrale ce qui enlève beaucoup dans l'immersion en terre américaine.

Date de sortie : 1973

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Dans les années 50, à Richmond, cinq malfrats, qui se font passer pour des musiciens, louent une chambre chez Margaret Wilberforce, une vieille dame, pour organiser leur prochain larcin. La vieille dame sans le savoir se chargera de transporter le butin

Cette comédie à l'humour typiquement British est réglée comme du papier à musique. Usant de tous les styles d'humour, parodie, burlesque, compliqué de situation, de répétition, bons mots... le film est parsemé de détails extrêmement drôles. Il n'en n'use pas moins des codes du film noir pour mieux s'en.moquer. Les comédiens dont Alec Guinness bien loin de son rôle dans Le pont de la rivière Kwaï ou Dr Jivago et Peter Sellers, tout juste sorti du nid, s'en donnent à cœur joie. Katie Johnson qui interprète la vieille dame est excellente.

Date de sortie en salle : 1955

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