seances de rattrapage - dvd

Linda, 8 ans, vit seule avec sa maman, Paulette. Pour se faire pardonner d'avoir punie Linda à tort, Paulette s'engage à exaucer sa demande : Linda veut du poulet aux poivrons.

Dès son ouverture poétique et audacieuse pour un film pour enfants, Linda veut du poulet marque son ambition tant sur le fond que sur la forme. "Noire est la nuit où se perd la mémoire et c'est là tout au fond que se cachent les souvenirs. C'est un monde oublié, un véritable empire. Silencieux ils se tiennent en attendant qu'on vienne les repêcher pour les rendre vivants"  dit une voix d'homme à l'accent italien, sur l'image d'une bague qui semble aspirée par un trou noir.

Cette introduction résume en quelques secondes l'importance de l'enjeu de la demande de Linda. Et c'est tous les enfants de la cité, mais aussi un policier et un routier qui vont aider la petite fille et sa maman.

Sur la forme, c'est le dessin faits de quelques traits et la couleur qui dominent. Ainsi, Linda est jaune, sa mère orange, sa tante rose, les policiers bleus et les enfants de toutes les couleurs. Les décors défilent et se transforment dans leur représentation au fil heureux ou malheureux de cette course folle. Trois chansons ponctuent l'aventure. La qualité des dialogues, souvent drôles, est particulièrement mis en valeur par l'interprétation très réaliste de Clotilde Hesme, Laetitia Dosch, Esteban et la jeune Mélinée Leclerc notamment.

Linda veut du poulet ! a reçu le César du meilleur film d'animation.

A voir en VOD sur Arte.tv

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Nicholas, 17 ans, ne va plus en cours depuis 1 mois. Ses parents, séparés, s'inquiètent de voir leur fils dépérir.

Florian Zeller adapte sa pièce au cinéma pour les studios américains. Il fait appel à Hugh Jackman qui peine à convaincre dans le rôle du père déboussolé, perturbé dans son quotidien.

Les dialogues entre les protagonistes ne sont ni passionnants, ni très naturels. De plus, tout est très lent. On s'ennuie souvent. Enfin, le scénario joue sur un suspens assez désagréable, laissant penser que le drame est "enfin" arrivé.

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Fin des années 90, Sophie, 11 ans, est en vacances en Turquie avec son père Calum, 30 ans.

Les scènes banales ou classiques de vacances se succèdent alimentées également par celles prises au caméscope par Sophie et Calum. Ces moments de joie sont teintées de mélancolie et de tristesse sans qu'on puisse définir très bien comment, si ce n'est par le fait que ces vacances sont un des rares moments (peut-être le dernier ?) où Calum et sa fille se retrouvent.

Petit à petit, le portrait assez mystérieux de Calum (Paul Mescal, bouleversant) se dessine. A ses côtés, Sophie (Frankie Corio, bluffante) prend conscience de la fragilité de son jeune père trentenaire.

Un film sensible assez bouleversant.

Grand Prix au Festival de Deauville 2022

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Simon réalise un film sur le réel combat d'ouvriers qui ont tenté de reprendre la direction de leur usine. Au 1er jour de tournage, une partie des producteurs le lâchent.

A son tour, Cédric Kahn nous propose son hommage au cinéma. Curieusement, plusieurs critiques qualifient le film de comédie. On peut légitimement y voir une peinture sans concession d'un tournage dans le chaos, plus dramatique que drôle, et assez réussi.

Le casting (Denis Podalydes, Emmanuelle Bercot, Jonathan Cohen, Xavier Beauvois,  Stephan Crépon, Souheila Yacoub, Valérie Fonzelli... ) est parfait.

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A Madagascar, au début des années 70, sur une base militaire française, Thomas, 8 ans, vit avec ses parents sur les vestiges de la colonisation.

Robin Campillo met en scène ses souvenirs d'enfance à Madagascar. Entre ses jeux avec Miangali, sa meilleure copine et les aventures de Fantomette, Thomas écoute et regarde le monde des adultes. Le champ d'observation entre les lattes de la grande caisse, le gravier du mess des officiers, les balades à vélo les rizières, la forêt de bambou... Campillo redonne vie, en images et en sons, à ses Madeleines. Le son et le bruit sont ici particulièrement soignés tels celui du gravier justement, des insectes et oiseaux à la nuit tombée, de la balançoire qui grince sur la branche de l'arbre, de l'orage...

L''exposition de l'attachement sincère du petit garçon au Madagascar fait place dans les dernières 20 mn du film à un plaidoyer contre les colonisation et pour la liberté des peuples à disposer d'eux-mêmes.

La photographie est très belle autant sur les scènes en huis clos dans le jardin ou la maison que sur les extérieurs ou les scènes de Fantomette. Si le film intrigue dans un premier temps, l'ennuie s'installe rapidement.

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