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Enfant, Jirō rêvait déjà d'avion. Comme sa mauvaise vue l' empêchait d'être pilote, il choisit d'être ingénieur en aéronautique, concevant notamment les chasseurs Zéro des kamikazes.

Miyazaki conte, à travers l'histoire de l'ingénieur Jiro Horikoshi, celle du Japon de 1918 à 1945.

Moins fantasmagorique que la plupart de la production de Miyazaki, Le vent se lève raconte ainsi l'histoire du pays, du séisme de Kanto en 1923 et la reconstruction de Tokyo en moins de 2 ans, de la crise financière en 1927 et l'extrême pauvreté de la population, à la seconde guerre mondiale. De ses rêves d'enfant aux sacrifices des kamikazes, en passant par ses études à l'Université, ses recherches chez Mitsubishi, son séjour en Allemagne où il découvre la modernité de la technologie des avions de Junkers, son retour au Japon en 1932 où les crashs se succèdent lors des essais de prototypes.

Miyazaki s'autorise un peu d'onirisme, de poésie et de fraternité dans les rêves de Jiro qu'il habite avec son héros, l''ingénieur italien Caproni, par la très romantique et tragique histoire d'amour qui unie Jiro et Nahoko et à travers cet extrait du poème Le cimetière marin de Paul Valéry : "Le vent se lève... Il faut tenter de vivre".

La beauté des dessins peint à la main est une fois encore à couper le souffle.

Date de sortie en salle : 21 janvier 2014

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Jean-Luc, médecin spécialiste de "l'anti- vieillissement" à Versailles, voit son père réapparaître après de nombreuses années d'absence. 

Il s'agit certainement du meilleur film d'Anne Fontaine, La réalisation bénéficie d'un beau travail sur la lumière (Jean-Marc Fabre).et le montage (Guy Lecorne). Le récit est parfaitement mené. Ces personnages étranges muent par des raisons énigmatiques, particulièrement bien dessinés captent immédiatement notre attention. Il est vrai qu'ils sont incarnés par des comédiens hors pairs. Michel Bouquet y est (évidemment) génial d'ambiguïté, qui souffle le chaud et le froid en un même mot, un même regard. Charles Berling est également parfait incarnant un homme à la fois petit garçon blessé et notable froid et établi. Natacha Régnier, Amira Casar et Stéphane Guillon sont aussi très bons (et plaisir de voir Karole Rocher dans un de ses 1ers rôles).

Près de 25 ans après sa sortie, le film fonctionne toujours.

A voir ou revoir en replay sur Arte.tv

Année de sortie en salle: 2001

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Harry Dawes, scénariste et metteur en scène, assiste à l'enterrement de Maria Vargas et se souvient.

La scène d'ouverture qui présente Maria Vargas, danseuse, sans qu'elle n'apparaisse une seule fois à l'image est assez géniale. C'est dans les yeux de ceux et celles qui la regardent qu'on comprend l'effet qu'elle produit. Premier film couleur tourné par Mankiewicz sur un scénario original, il fut mal accueilli aux États-Unis. Cette critique du monde du cinéma, du star system et de la jet-set, ce traitement des différences de classes, cher au réalisateur, déplurent à Hollywood mais réjouirent la critique française.

Si on peut trouver le film un peu lent et le proposl un peu vieillot, la présence d'Ava Gardner et d'Humphrey Bogart agit toujours autant. Et la composition du récit en ingénieux flash back contés par les hommes qui l'ont croisée est particulièrement efficace.

Année de sortie en salle : 1954

 

 

 

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Bernard, médecin chez SOS Médecins, vient de se faire quitter par sa femme. Il emménage dans une résidence pour célibataire.

Michel Blanc a tourné 7 films avec Patrice Leconte dont 5 sans l'équipe du Splendid. Des comédies, un drame et ce drôle de film au titre qui fleure bon la grosse comédie franchouillarde et qui n'en est pas du tout une.

Les dialogues et les situations drôles sont nombreux mais ce qui domine c'est un certain 1er degrés dans la description de ses deux personnalités foncièrement amiables. Michel Blanc et Anémone évitent toute caricature dans leur interprétation. Ils sont particulièrement convainquants.

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De 1936 aux années 80, les destinées de quatre couples et leur famille, de nationalités différentes (français, allemand, russe et américain), ayant la même passion pour la musique et la danse.

Le film démarre par le générique dit par Francis Huster sur fond de Bolero de Ravel, précisant que tous ces personnages existent ou ont réellement existé ; il fera office de voix off au cours du film pour accélérer le récit. Suit la mise en place des personnages par une série de saynètes sur jouées, désuètes voir ridicules sans qu'on ne sache très bien si cela est volontaire ou non ; on en retrouvera certaines au cours du récit.

Le film s'installe petit à petit affichant quelques fulgurances, de jolies références telles le poème de Simonov, et pas mal de longueurs. L'arbitrage fait sur le traitement à accorder à chaque scène ou événement surprend. Ce qui semble intéresser le cinéaste c'est la répétition des destins. Ainsi, il expédie en quelques secondes les drames de l'histoire. L'information est donnée pèle mêle sans art, ni manière mais permettant à son récit de progresser (si on veut...) et au film de s'attarder sur les moments musicaux qui semblent être la vraie raison de son existence. Compte tenu de la dimension des drames qu'il abordent dans la première heure c'est pour le moins étonnant.

Le récit progresse vers une période contemporaine, les problèmes de vie des héros lassent, leur destinée (c'est un bien grand mot) intéressent de moins en moins. Les scènes sans intérêt se succèdent dont celle pathétique de la dispute entre potes. C'est interminable et lourd. C'est vrai que Lelouch n'a jamais fait dans la finesse.

La distribution prestigieuse (Nicole Garcia, Robert Hossein, Évelyne Bouix, Jacques Villeret, Fanny Ardant, Francis Huster, Jean-Claude Brialy, Richard Bohringer, Géraldine Chaplin, Macha Meril, Jean-Pierre Kalfon...) ne suffit pas.

Date de sortie : 1981

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