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Années 30, en Angleterre, Lady Sylvia Mc Cordle  organise une partie de chasse dans sa propriété. Les invités aristocrates, star de cinéma et domestiques s'installent dans la vaste demeure. 

Évidemment, le contexte et l'intrigue du film nous renvoient immédiatement à La règle du Jeu mais Altman n'est pas Renoir et son style est plus lourd, plus démonstratif. Dans sa première partie, le film impressionne par sa pléiade d'acteurs (Maggie Smith, Helen Mirren, Kristine. Scott Thomas, Clive Owen, Emily Watson, Charles Dance....) et l'enchaînement à un rythme soutenu des échanges et scènes de la mise en place qui prend quand même prés d'une heure. La description des règles qui régissent les relations des aristocrates entre eux mais aussi avec leurs domestiques intéressent ; le film aurait d'ailleurs inspiré la série Downton Abbey. Le théâtre social fonctionne à plein.

Dans sa deuxième partie, Altman s'amuse avec les codes de l'intrigue policière à l'anglaise entre Agatha Christie et l'inspecteur Clouseau. Mais autant Altman prend du temps à mettre en scène les destinées des aristocrates et des domestiques, autant il expédie le crime, les conséquences de celui-ci et la psychologie des assassins, bref ce qui fait la part romanesque du scénario.

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A une époque non définie, la CTV diffuse une émission télévisée qui met au défi les candidats de survivre à une course poursuite contre la mort.

En 1983, Yves Boisset adaptait au cinéma le livre éponyme de Robert Sheckley (bien avant le Running Man de Paul Michael Glaser). Un scénario ingénieux qui questionne, près de 20 ans avant l'avènement de la téléréalité, jusqu'où la société du spectacle et la télévision pourraient aller trop loin. Les candidat qui doivent échapper à la mort le font pour gagner le pactole et améliorer leurs conditions de vie. Les cinq français qui les poursuivent le font surtout pour le plaisir de donner la mort. La chaîne de télévision lance le programme pour faire de l'audience et gagner l'argent de la publicité. Les arguments tenus par les producteurs de l'émission sont aussi crédibles qu'effrayants.

Sur la forme, le film n'a pas très bien vieilli. C'est sur le fond et les dialogues qu'il fonctionne le mieux. On apprécie aussi la qualité du casting. Aux côtés des excellents Gérard Lanvin dans le rôle du candidat et Michel Piccoli en animateur télé au cynisme sans limite, Bruno Crémer, Marie-France Pisier, Gabrielle Lasure, Andréa Ferreol et Catherine Lachens sont parfaits.

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1850, Jeremiah Johnson vétéran de la guerre avec le Mexique, décide de quitter la civilisation pour s'installer dans les montagnes rocheuses de l'Utah.

Les scénaristes s'inspirent de l'histoire vraie de John Johnson. Johnson se retrouve vite démuni face à l'extrême rudesse de la nature et de la violence des indiens qui défendent leurs terres. Mais il apprend : à dépecer un grizzli, à tanner, à dormir sur un lit de braise, à négocier avec les indiens selon leur tribu, à pêcher dans les rivières... Il ne rencontrent que des blancs vivant comme lui dans une grande solitude. Mais, par son humanité et le hasard, il se retrouve affublé d'un gamin de 10 ans traumatisé et d'une femme indienne. Les images et les paysages sont magnifiques mais on s'ennuie un peu.

Redford vit dans ce même Utah. Il y a créé le Festival de Sundance.

Année de sortie en salle : 1972

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Katherine et Alex Joyce ont fait la route depuis l'Angleterre jusqu'à Naples en voiture. L'oncle d'Alex vient de décéder et il faut vendre sa propriété.

L'ambiance glacial dans le couple anglais tranche violemment avec l'accueil chaleureux des italiens. Plus Katherine découvre Naples et ses trésors (le Vésuve, le Campi Flegrei, Pompéi, les processions...), plus Alex s'éloigne d'elle. 

Dans ce film, Rossellini semble vouloir rendre hommage à l'Italie et ses richesses historiques et plus particulièrement à Naples et sa région. Si l'histoire de Katherine et Alex ne vous passionne pas, vous aurez sans doute très envie d'aller visiter Naples.

Ingrid Bergman et George Sanders sont parfaits

Date de sortie du film en salle ; 1954

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Après avoir bu et s'être drogué au Korova milk bar,  Alex et sa bande de droogs s'offrent des soirées d'ultra violence.

Dans une ambiance futuriste, Kubrick chorégraphie la violence d'Alex et ses copains sur du Beethoven et du Rossini. Il place son héros au centre, dans une esthétique très travaillée et particulièrement hideuse. Rien n'est laissé au hasard dans ces décors, ces costumes  et ces physiques particuliers.

Dans la deuxième partie, dès qu'Alex est arrêté, Kubrick abandonne les décors futuristes et hideux, pour une ambiance esthétiquement plus réaliste, comme si son héros revenait à la réalité, Pendant son incarcération, Alex se passionne pour la Bible pour les violences qu'elle décrit. Mais, Alex joue au prisonnier modèle pour pouvoir accéder au traitement expérimental Ludovico. Une fois traité le prisonnier pourra retrouver sa liberté promet le gouvernement.

Alex est soumis à des vidéos de scènes violentes et répétées jusqu'à ce que la nausée s'empare de lui. A l'issue du traitement, devant des experts et les autorités, Alex est soumis à une agression physique et à la tentation d'une femme nue. Dans les deux cas, il est pris de nausée, ne pouvant agir, preuve que le traitement a fonctionné. 

Quand Alex retrouve sa liberté il est confronté tour à tour a ses victimes. qui lui font payé ses actes, poussant Alex au suicide. Quand il se réveille à l'hôpital, la presse dénonce le traitement et accuse le gouvernement d'avoir poussé Alex au suicide. On promet de le guérir. Alex retrouve ses pulsions d'autrefois.

"La violence créé la violence" dit le policier alors qu'il vient d'interroger violemment Alex. La violence est sans nul doute le sujet du film. Celle des voyous, de la société et des gouvernants. Sous jacents, les sujets du libre arbitre ("Quand un homme ne peut plus choisir, il cesse d'être un homme."), de la moral (La nausée qui empêche Alex d'agir violemment ne revêt pas un choix moral mais une contrainte physique), la fragilité de nos libertés ("Les gens du peuple renonceront à la liberté pour avoir la paix.") mais aussi la puissance du cinéma ("C'est drôle, les couleurs du monde réel ne paraissent réelles que sur un écran").

Date de sortie : avril 1972

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