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Dans le quartier de pêcheurs de coquillages de la Pointe Courte, les habitants vivent de peu, soucieux de la qualité de l'eau de l'étang et harcelés par les contrôleurs sanitaires. Philippe, un gars du quartier, parti vivre à Paris, est de retour, heureux dans les lieux de son enfance. Sa femme le rejoint, l'humeur sombre.

C'est d'abord, la beauté des images qui interpelle, une réalisation très graphique, avec des entrées de champs inattendues par les comédiens. Puis, le ton quasi documentaire sur les sétois de la pointe courte, comédiens amateurs et à contrario les échanges au ton affecté entre Philippe Noiret et Sylvia Monfort. Cela pourrait agacer, cela fascine. 

"C'est l'eau du canal qui est au plafond ? Oui, parce que la lune est dans le canal."

Date de sortie : 1955

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Simon Cinéma, vieux Monsieur, perd la mémoire. Il engage Camille, étudiante en cinéma, afin qu'elle lui remémore l'histoire de sa vie, celle du cinéma et de ses grands noms et ses grands films. 

Agnès Varda célèbre les 100 ans du cinématographe en donnant une forme charnel au 7e art. Simon Cinéma (Michel Piccoli) échange avec son ami Marcello Mastroianni, est trahi par sa mémoire, se prend pour tous les acteurs, voit à travers ses rêves, cauchemars et perte de raison des scènes cultes du cinéma, reçoit la visite de comédiens et comédiennes venus à son chevet. Parallèlement, Camille (Julie Gayet) et sa bande (Mathieu Demy, Emmanuel Salinger...) qui tentent de trouver les fonds pour tourner un court métrage incarnent la relève. 

Extraits et clins d'oeil aux films cultes, évocation de grands réalisateurs, intervention de comédiens dans leur propre rôle (Azéma, Lollobrigida, Delon, Belmondo, Deneuve, De Niro, H.Ford...) la mécanique du scénario est foutraque à l'image de la pensée d'un malade d'Alzheimer. C'est amusant mais on ne peut s'empêcher de penser que l'hommage au cinéma n'est pas tout à fait réussi, forcément trop parcellaire, et qu'il n'était sans doute pas possible hors du format documentaire.

Date de sortie : 1995

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En 1930, à Berlin, un assassin d'enfants terrorise la ville. Les recherches de la Police porte atteinte au bon fonctionnement de la pègre locale qui décide de coincer le meurtrier et de faire justice.

Le film marque d'abord par sa forme. Il est  esthétiquement impressionnant dès les premières scènes qui présentent l'enlèvement et le meurtre de Elsie Beckmann. Le réalisateur installe l'angoisse petit à petit en alternant plans sur l'enfant et plans sur la mère dans une même chronologie : la préparation du déjeuner, la rencontre avec l'assassin, l'attente, l'enfant qui accepte le cadeau, l'inquiétude et le meurtre exprimé par l'image du ballon qui roule dans l'herbe et la sculpture en baudruche qui s'envole dans les câbles électriques. 

Ses comédiens présentent aussi des "gueules" étonnantes, très expressives dont Peter Lorre, parfaitement effrayant dans le rôle de M.

M le maudit est aussi le premier long métrage parlant de Fritz Lang qui joue avec le son avec une grande maîtrise, incluant des voix hors champs, des bruitages et osant des scènes sans son comme au temps du muet...

Sur le ton, le film mêle terreur et humour grinçant pour traîter de la force du collectif contre le mal mais aussi le mal que ce collectif peut faire en s'accordant tous les pouvoirs dont celui de se substituer à la justice.

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Malcom Crow, psychologue pour enfants, prend en charge le jeune Cole Sear.

 

A sa sortie le film fit fureur. Tous ceux qui l'avaient vu y allaient de leur interprétation, mettant en évidence les failles du film, démontant toutes ses astuces ou s'enthousiasmant plus simplement sur l'efficacité du récit et de son mécanisme.

 

Après toutes ces années, en le visionnant une seconde fois, il est tentant de se concentrer sur l'ingéniosité du scénario et de la réalisation et de vérifier si la ou les failles qu'on avait cru percevoir s'avèrent réelles.

Mais très vite, la magie du film, parfaitement servie par ses interprètes (Bruce Willis, Haley Joël Osment, Tony Colette), opère à nouveau.

Date de sortie : 1999

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Anne et Jean-Louis se rencontrent au pensionnat de leurs enfants à Deauville. 

Après le succès planétaire d'Un homme et d'une femme, Lelouch n'aura de cesse de vouloir réitérer ce succès, se parodiant lui même sans parvenir à en reproduire la magie (à l'exception notable de La Bonne Année).

Même si on peut trouver les scènes de course inutilement longues, Un homme et une femme bénéficie, au moins dans sa première partie, d'un scénario d'une grande tenue, usant d'ellipses et d'une mise en images efficace. Le récit en couleurs et en samba du couple Aimé et Barouh est en ce point remarquable.

Le réalisateur nous invite dans l'intimité de cette rencontre en multipliant les gros plans, au plus près des visages et usant de dialogues en voix off. L'alternance de la couleur, du sépia et du noir et blanc participe à l'attrait esthétique du film.

Lelouch dessine assez précisément le portrait de ses personnages, parfaitement servis par le charme de Pierre Barouh, l'assurance de Trintignant et la beauté élégante d'Anouk Aimé. Que pourra Jean-Louis, type méticuleux, plutôt macho, peu délicat face à Anne, jeune femme indépendante, sûre d'elle et toujours éprise d'un amour éternel ?

Date de sortie : 1966

 

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