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documentaire

Depuis près de 20 ans, Céline Dion souffre de contractions musculaires, dont celles des cordes vocales, qu'elle a combattu longtemps en prenant du Valium à haute dose jusqu'à ce que les symptômes s'intensifient et que le diagnostic tombe : la chanteuse est atteinte du Syndrome de la Personne Raide.

Irène Taylor filme la star chez elle à Las Vegas. Entre vie domestique, médication, séances de kiné et d'enregistrement contrarié, Céline Dion explique sa maladie, ses impacts gigantesques sur sa vie personnelle et artistique et le poids de la perte de ses capacités à exercer sa passion.

Le documentaire joue sur un effet de contraste en diffusant des extraits des performances vocales et scéniques de la star qui nous invite également à une visite de l'entrepôt où sont conserver ses tenues de scènes et autres souvenirs.

Si on peut reprocher à Irène Taylor de manquer d'élégance dans sa réalisation, notamment lors d'une crise de spasmes dont est victime la chanteuse devant la caméra, on sait que Céline Dion a toujours conté sa vie privée sans fard. Le documentaire est donc à son image top much mais d'une grande sincérité.

Inutile d'être fan de Céline Dion pour s'intéresser à ce destin  hors normes. De la star planétaire à la voix unique à la femme atteinte d'une maladie qui touche 1 personne sur 1 million.

A voir sur Primevideo

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En 1921, 3 ans après une guerre qui a décimé les hommes et les villes, la France se reconstruit. Pierre de Coubertin, père des Jeux Olympiques modernes, va se battre pour que les JO aient lieux à Paris, soutenu par le président Doumerg qui espère ainsi insuffler au pays de l'optimisme et lui redonner un peu de son prestige 

600 000 billets vendus, 3 088 sportifs représentant 44 nations (sans l' Union Soviétique déjà) dont 135 femmes vont s'affronter, entre autres, au stade de Colombes (qui accueillera le hockey sur gazon en 2024), à la piscine des Tourelles, construites pour l'occasion.

Ce documentaire, remarquable aussi parce qu'il est uniquement constitué d'images et de documents d'époque, raconte ces jeux de leur préparation jusqu'aux évènements majeurs des épreuves sportives. Problèmes de transports (contournés par certains grâce à l'utilisation d'une trotinette !), crise du logement, augmentation des tarifs, mise en relation des.visiteurs et des parisiens souhaitant louer une chambre, dépassements de budgets, prix excessif des places, produits estampillés JO, dopage... les similitudes avec les JO 2024 et le sport actuel sont étonnantes.

Apparition et suppression de certaines disciplines, célébrités sportives de l'époque, rôle du sport dans la libération des corps, racisme colonial, place des femmes,dans le sport et la société... le documentaire, tout en contant ces Jeux, trace un portrait de la France et du Paris des années 20.

A voir en replay sur Public Sénat 

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David Teboul réunit quatre rescapées d'Auschwitz-Birkenau, Ginette Kolinka, Isabelle Choko, Judith Élan et Esther Sénot, toutes les quatre nonagenaires. Elles témoignent de leur histoire, seules auprès du réalisateur et ensemble autour de deux repas, dans des échanges animés par des incompréhensions cocasses et des divergences de perception dûes à leurs trous de mémoire, leurs différences sociales, culturelles, d'origines.

Ces différences de point de vue. qui auraient pu brouiller le récit, au contraire l'enrichissent, rappellant que l'holocauste n'a pas broyé une communauté mais une multitude d'individualités.

Le réalisateur inclut également dans son documentaire le témoignage préservé par la USC Shoah Foundation de Marie Chafir, amie de déportation d'Esther Sénat.

A voir en replay sur France.tv

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Depuis juillet 2010, ce bateau en bois, arrimé quai de la rapée, héberge un centre de jour du pôle psychiatrique de Paris Centre.

Nicolas Philibert filme en séquences longues, ininterrompues, le quotidien du bateau, les ateliers mis en place, les échanges entre le personnel soignant et les patients. Il donne également la parole à certains patients qui s'expriment sur leur situation. Il donne aussi à voir l'importance de l'art comme vecteur d'expression. Peinture, dessin, poésie, musique, danse, cinéclub... occupe beaucoup d'entre eux.

La quiétude qui semble régner sur ce bateau impressionne. Ici tout semble couler de source. Et les singularités de chacun forment un collectif qui fleurent bon la bienveillance.

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En 2015, Ghofrane et Rahma, les deux filles aînées d'Olfa Hamrouni, rejoignent l'Etat Islamique en Libye. La réalisatrice Kaouther Ben Hania réunie Olfa et Eya et Tayssir, ses deux plus jeunes filles, pour raconter leur histoire.

La réalisatrice met en place un processus assez complexe mettant en scène les vraies protagonistes de l'histoire mais aussi des acteurs. Des comédiennes interprétent les rôles de Ghofrane et Rahma, un comédien endosse les rôles de tous les hommes tandis qu'une comédienne est censée prendre le relais d'Olfa lorsque les récits deviennent trop douloureux.  

Le montage qui mélange les récits par Olfa et ses benjamines, les répétitions des scènes sous les indications d'Olfa et les scènes rejouees, la photographie très soignée du film identique dans toutes les situations, donnent la désagréable sensation que tout est faux. Et celle tout aussi désagréable qu'Olfa et ses jeunes filles se font piéger par la réalisatrice qui rend le spectateur complice de ses agissements.

Curieusement, ce procédé qui met mal à l'aise nous oblige à maintenir l'écoute attentive et sérieuse que mérite l'histoire d'Olfa, femme ogre, violente et violentée, et d'Eya et Tayssir, jeunes filles aussi fortes que fragiles. Ce n'est pas pour l'oeuvre artistique mais bien pour elles qu'il faut voir ce film qui conte aussi l' évolution de la vie des tunisiennes depuis la révolution de 2011.

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