<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 > >>

documentaire

Du 24 février au 15 mars 2022, Mstyslav Chernov, Vasilisa Stepanenko et Evgeniy Maloletka ont couvert le siège de Marioupol. Ce sont leurs images qui ont été envoyées au monde entier pour témoigner de l'horreur vécue par la population civile, pour documenter les crimes de guerre commis par la Russie.

Mstyslav Chernov présente 1h35 de ces images montées chronologiquement. Au plus près des habitants, et plus particulièrement des médecins et des patients soignés dans les hôpitaux que l'agresseur détruit tour à tour, il vit et filme l'escalade de l'agression militaire jusqu'à l'occupation totale de la ville.

Un témoignage unique, pour l'Histoire et pour ne pas oublier cette guerre qui depuis 2 ans détruit un pays, une population et une culture au coeur de l'Europe.

A voir sur France.tv

20 jours à Marioupol a reçu le Bafta et l'Oscar  2024 du meilleur documentaire. 

Voir les commentaires

Théo Van Gogh, marchand d'art, était le seul fervent admirateur et soutien financier de son frère Vincent. A partir de 1891, suite aux décès successifs de Vincent et de Théo, Johanna, épouse de Théo, hérite de l'ensemble des oeuvres de son beau-frère et met un point d'honneur à respecter la promesse faite à son mari : faire connaître l'oeuvre de Vincent. 

Anne Richard, mêle animations graphiques, documents d'archives, extraits du journal intime de Johanna et correspondances de Théo et Vincent avec les œuvres du peintre pour conter les derniers mois des deux frères et le combat de Johanna. La très belle et délicate animation en noir et blanc de David Devaux, qui se marie parfaitement avec les documents d'archives, met particulièrement en valeur les couleurs éclatantes des oeuvres de Vincent Van Gogh.

Les extraits du journal intime portés en en voix off donne vie à Johanna. La correspondance entre les deux frères dévoilée aidera Johanna à ouvrir les yeux des collectionneurs sur l'oeuvre de l'un des peintres les mieux vendus au monde.

A voir en replay sur Arte.tv

Voir les commentaires

En 2006, Jonathan Little, écrivain franco-américain inconnu écrit Les Bienveillantes, 900 pages de confession d'un soldat nazi fictif qui raconte son action dans l'extermination des juifs pendant la seconde guerre au rythme de l'avancée de l'armée Allemande vers l'Est.

Un écrivain dans l'enfer nazi propose une analyse du livre dans son extrême complexité tant son sujet est sensible. Conspué par les uns, élevé au rang de chef d'oeuvre par d'autres (dont le jury du Prix Goncourt et les membres de l'Académie Française), le livre décrit avec précision et véracité l'horreur de l'Holocauste à travers le regard de Max Aue, seule partie fictive du roman. 

Boris Cyrulnik,  Rony Braumann, des historiens, Niklas Franck (fils de Hans Franck)... commentent l'importance, les forces, les faiblesses et la véracité historique de ce roman sur le mal absolu. A ces témoignages s'ajoutent des images d'archives et des extraits du roman.

A voir sur Arte.tv 

Voir les commentaires

Azzeddine Ahmed Chaouch se penche sur le rapport de la société française, et particulièrement dans sa pop culture, à sa population d'origine arabe.

A travers l'image véhiculée par la télévision (et par extension, la musique, les comiques et le sport) depuis les années 80, il conte l'évolution de la "réputation" des arabes au fil de l'avènement de personnalités culturelles (Smaïn, Rachid Arab, Rachid Taha, Faudel, Djamel, Tahar Rahim...), sportives (Zinedine Zidane et la France Black,Blanc, Beur...) et d'événements (attentats du 11 septembre 2001...).

Melha Bedia, Ramzy Bedia, Rachida Dati, Hakim Ben Amer, Morald Chibout, Mehdi Charge, Naima Yahid, Nesrine Slaoui,...  témoignent de cette position de français arabe de France, des préjugés auxquels ils ont fait face, de leurs doutes sur leur légitimité, des périodes de popularité...

Ce documentaire, entre histoire de l'immigration, pop culture et séquences clinquantes et familières, oscille entre sérieux et anecdotes. Dans cet équilibre précaire, il s'avère curieusement à la fois intéressant, drôle et émouvant. 

A voir en Replay sur TMC.

 

Voir les commentaires

Le 5 octobre 2020, à Conflans-Sainte-Honorine, Samuel Paty illustre un cours sur la liberté d'expression avec deux caricatures du prophète Mahomet. Le père d'une élève absente du cours raconte sur Facebook que le professeur à montrer une photo d'un homme nu en disant qu'il est le prophète des musulmans. Le 16 octobre, Samuel Paty est assassiné décapité.

1 an plus tard, d'octobre 2021 à juillet 2022, le documentaire revient dans le collège écouter les professeurs, dont celui qui a succédé à Samuel Paty. Ils expriment la difficulté d'enseigner comme avant et de parler de ce qui s'est passé, de la peur, du lien de confiance qui s'est brisé avec les élèves ou au contraire du lien indéfectible qui s'est lié avec leurs élèves de la troisième 1. Quand les élèves sont interrogés les silences sont lourds. Quand ils parlent, ils évoquent le traumatisme de voir leur collège envahi par la police et la presse, leur choc de voir leurs autres professeurs s'effondrer. Mais très peu de Monsieur Paty.

Le documentaire semble indiquer l'absence d'accompagnement extérieur, institutionnel, des professeurs et des élèves. Travail qui est laissé aux professeurs et à l'association des victimes du terrorisme qui fait le travail en intervenant auprès des élèves et des professeurs. . 

A voir en replay sur France.tv

Voir les commentaires

Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

Archives

Hébergé par Overblog