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BeTipul, série israélienne, mettant en scène un psychanaliste et ses patients a été adaptée dans de nombreux pays dont les USA avec Gabriel Byrne dans le rôle du thérapeute. 

C'est Arte qui propose la version française en la confiant à Olivier Nakache et Eric Toledano. Même mise en place. Un psy dans son cabinet reçoit ses patients pour 35 têtes à têtes de 26 minutes chacun. Ce huis clos captivant nous invite à suivre 5 patients, et deux thérapeutes, le héros et sa contrôleuse. Si la version française est proche de son modèle, son contexte lui est propre. Les rendez-vous se déroulent aux lendemains des attentats du 13 novembre 2015, l'un des plus récents traumatismes de la nation entière. Les 5 patients chacun avec leur vécu et leur pathologie propre, leur rapport à la psychanalyse, à leur place dans la société, dessinent les visages d'une humanité complexe. 

L'intérêt de la série repose sur trois qualités  : celle de l'écriture,  celle de l'interprétation et celle de la mise en scène. Ils sont sept à l'écriture du scénario soignant le dessin des protagonistes dans des dialogues précis. Ils sont 5 réalisateurs, à chacun son patient, qui dans ce huis clos qui ne se limite pas aux champs et contre-champs expriment, en plans soignés et ingénieux, les émotions qui ne sont pas dites. Ils sont huit comédiens dans cet exercice difficile n'autorisant aucune approximation : Sophie Cattani, Carole Bouquet (en petite forme), Reda Kateb, Clémence Poésy, Pio Marmai, Elsa Lepoivre merveille de la Comédie Française, l'impressionnante Mélanie Thierry, la sidérante Céleste Brunnquell et le toujours impeccable Frédéric Pierrot.

A voir sur Arte tous les jeudis ou à volonté sur arte.tv

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En 1992, Gabriel, 10 ans, vit au Burundi avec sa petite soeur Ana, sa mère rwandaise, son père français. Son enfance heureuse et favorisée va basculer dans le drame familiale et l'horreur de la guerre.

Eric Barbier adapte le roman de Gael Faye qui s'est inspiré de sa propre histoire pour raconter la guerre civile au Burundi et le génocide au Rwanda. Sans faire de son film un témoignage historique, le réalisateur parvient à décrire l'effroyable contexte de ce récit intime. Il saisie l'insouciance de l'enfance, ses joies simples, son paradis bientôt perdu et le basculement dans  le chaos et la perte violente de l'innocence. Le film est porté par le talent du jeune Djibril Vancoppenolle parfaitement entouré de Jean-Paul Rouve, Isabelle Kabano et la jeune Dayla De Medina.

La folie des hommes et l'immobilisme de l'Europe  vus à hauteur d'enfants, portent plus encore le visage de crime contre l'humanité.

Sortie en salle : 28 août 2020

Disponible en VOD

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Il formait avec Agnès Jaoui un fabuleux duo d'auteurs. Leurs pièces de théâtre adaptées au cinéma (Cuisine et dépendance, Un air de famille) les ont faits connaître du grand public, les faisant entrer directement dans le panthéon du cinéma français.

Leurs scénarios, leurs dialogues, leurs portraits grinçant d'une certaine société, à laquelle ils pouvaient parfois appartenir, sont précis, vachards, sensibles et drôles.

Ils écrivaient pour lui, acteur, et pour elle, actrice et réalisatrice (Le goût des autres, Comme une image, Parlez-moi de la pluie, Au bout du conte, Place publique) et, à deux reprises, pour le maître Alain Resnais (Smoking, no smoking et On connait la chanson).

Il se donnait souvent le rôle du type bougon, mal luné, revenu de tout, même s'il n'aimait pas qu'on le réduise à ces rôles là. Car Jean-Pierre Bacri était un grand comédien qui a su incarner des personnages bien différents pour Nicole Garcia, Claude Pinoteau, Luc Besson, Joël Santoni, Jean-Pierre Mocky, Jean-Marie Poiré, Alain Chabat, Gérard Krawczyk, Alain Resnais, Cédric Klapisch, Noémie Lvovsky, Pascal Bonitzer, Michel Leclerc, les bankables Olivier Nakache et Eric Toledano...

La profession a, à de nombreuses reprises, saluer son talent de comédien au théâtre (Molière en 2017) comme au cinéma (César en 1998 auquel s'ajoute près d'une dizaine de nominations) ainsi que ses qualités d'auteur (entre autres 1 Molière en 1992 et 4 César du meilleur scénario avec Agnès Jaoui).

En ce lundi 18 janvier, le cinéma perd un grand comédien et avec lui l'univers grinçant, moqueur et singulier du duo Jaoui-Bacri.

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Dans un château-hôtel en Bavière, des personnes en smoking et robes de soirée assistent à une pièce de théâtre. En voix off, un homme (Giorgio Albertazzi) parle puis s'adresse à une femme qu'il dit venir rechercher comme promis lors de leur première rencontre l'année dernière. La femme (Delphine Seyrig) dit ne pas s'en souvenir.

Construit comme un puzzle dont les pièces s'imbriquent anarchiquement,  L'année dernière à Marienbad est un des rares films qui s'inspirent du nouveau roman (comme Hiroshima mon amour ou India Song). Sommes nous perdus dans la mémoire fragmentée des protagonistes, dans un cauchemar qui rejoue sans cesse presque la même partition, dans la folie d'une femme mal mariée ?

Figeant alternativement ses comédiens-figurants, dissociant les voix de leur propriétaire, répétant les mêmes scènes en les décalant légèrement, utilisant des images quasi subliminales, séquençant son film au son d'un orgue virulent, Alain Resnais nous plonge dans cette énigme envoûtante.

Date de sortie : 1961

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Claude Brasseur a incarné plus d'une centaine de personnages à la télévision, au cinéma et au théâtre.

Mais c'est d'abord Eugène-Francois Vidocq, Serge d'une Histoire Simple, le père de Vic et Daniel, l'ami indéfectible d'Etienne, Simon et Bouly qui nous sautent au coeur au moment de sa disparition.

Nous irons sans doute tous au paradis, mais il est  vraiment temps que ce confinement des lieux de culture cesse.

Afin que nous passions à nouveau plus de temps à  célébrer le spectacle vivant qu'à pleurer ses morts.

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