France 5 présente un documentaire bouleversant par ce qu'il raconte, par l'intelligence de sa forme qui mêle ellipses et réalités crues, par la beauté des portraits qu'ils trace et des mots qu'il porte, par son apport au devoir de mémoire, parce qu'il nous donne a réentendre la voix et le témoignage de Simone Veil. Un témoignage historique et intime qui retrace le destin des trois jeunes filles Jacob et de leur famille déportées parce que juives.

Le récit chronologique se construit en trois parties. Tout d'abord, les correspondances, très belles, entre les soeurs et avec les parents sont lus par des comédiens remarquables, Dominique Reymond (Denise), Isabelle Huppert (Milou), Céleste Brunnquell, à l'interprétation toujours extrêmement touchante (Simone), Mathieu Amalric (André) et Emmanuelle Devos  (Yvonne). Ces lectures sont illustrées par des documents familiaux et des vidéos de l'époque et racontent l'histoire, à Nice, d'une famille française heureuse et patriote, de sa vie sous l'occupation, se soumettant aux lois anti-juive, puis se cachant aidée par des français non juifs, jusqu'à l'arrestation de Simone, Milou, Jean et leur mère Yvonne le 30 mars 1944, tandis que Denise s'est engagée dans la résistance avant d'être déportée, elle aussi, à Ravensbrück.

Dans une seconde partie, Simone Veil raconte la déportation à Auschwitz - Birkenau, l'inimaginable dans le camp de concentration, la "Marche de la mort" et le train jusqu'à Bergen Belsen en janvier 45 et la libération du camp. Au témoignage de Simone Veil, s'ajoute quelques mots de Denise et la lecture d'un puissant texte de Milou "Mort d'une mère" écrit en 45.

La troisième partie, est dédiée au retour terrible, dans l'incompréhension de tous et l'indicible, dans la difficulté de recommencer une vie dans la perte des êtres aimés qui ne reviendront pas. La reprise des études, l'entrée dans la vie professionnelle et amoureuse, la naissances des enfants et la mort de Milou dans un accident de voiture en 1952.

Un documentaire à voir en Replay sur France.tv

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Le père d'Emmanuelle est hospitalisé suite à un AVC. A 85 ans, diminué physiquement et intellectuellement, il demande à Emmanuelle de l'aider à mourir.

François Ozon adapte le livre d'Emmanuèle Bernheim qui conte la fin de vie de son père. Malheureusement, le réalisateur ne parvient pas à hisser son cinéma à la hauteur de ce sujet vertigineux. Aucune trace de l'inventivité formelle du cinéaste. Tout est étrangement plat. Pire que tout, on s'ennuie.

Le film tient essentiellement sur ses comédiens Sophie Marceau, André Dussolier (excellent), Géraldine Pailhas et Eric Caravaca.

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Tori, 10 ans, et Lokita, adolescente, se sont rencontrés sur le bateau de leur passeur. Tous les deux viennent d'Afrique et espèrent faire leur vie en Belgique. Pour ne pas être séparés, ils disent être frère et soeur.

Toujours dans une expression cinématographique naturaliste, les frères Dardenne poursuivent leur peinture des opprimés de ce monde. On reconnaît ici les recettes du duo qui donne l'impression que tous les personnages de leurs films font partis d'une seule et même famille. Tous laissés pour compte ne cessant jamais de se débattre pour survivre.

Cela pourrait lasser. Mais leurs héros et les  circonstances qui les plongent dans la misère ne sont jamais les mêmes, la liste des malheurs dans lesquels l'Humanité plonge ses enfants étant infinie. Dans tout ce sombre, les frères Dardenne ne manquent jamais de célébrer l'entraide. Face à l'oppression des uns, d'autres, moins forts peut-être, se soulèvent quand même.

Les deux jeunes comédiens amateurs, Pablo Schils et Joely Mbundu sont magnifiques.

 

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Clémence Rochefort, fille de Jean, nous convie à un hommage à son père. Elle est accompagnée par l'historien d'art, Edwart Vignot qui commis avec le comédien le livre Le Louvre et le cheval, dont Jean Rochefort souhaité faire un spectacle.

L'heure d'hommage se compose du témoignage de Clémence qui raconte sa relation avec son père, la fantaisie de celui-ci et le poids de la perte. Edwart Vignot et l'invité du soir, Vincent Delerm ce 4 octobre, nous présentent quelques oeuvres du Louvre et lisent les commentaires de Jean Rochefort dont on reconnaît l'humour pince sans rire. 

C'est drôle et émouvant. Sans doute plus émouvant que drôle. L'hommage gagnerait à faire plus de place au côté fantasque du comédien même si la surprise finale est un exemple parfait de sa fantaisie.

A voir lundi 31 octobre avec Alex Vizorek, lundi 21 novembre avec Marina Hands, mardi 20 décembre avec Alex Lutz

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A Vienne, en 1900, une succession de rencontres amoureuses qui débute par celle d'une prostituée et d'un soldat et qui se clôt par celle d'un comte et de la même prostituée.

Ophuls adapte la pièce d'Arthur Schnitzler. Le film s'ouvre par un long plan séquence mettant en scène le narrateur qui introduit et mène la ronde. Une ronde de l'amour, ou plus sûrement du désir, jouait sur le ton de l'humour et de l'ironie, et où les femmes mènent le jeu. L'ensemble est servi par un casting prestigieux : Simone Signoret, Serge Reggiani, Daniel Gélin, Danièle Darrieux, Odette Joyeux, Jean-Louis Barrault et Gérard Philippe. La réalisation virtuose d'Ophuls enchaîne les plans longs qui sont un régal.

Année de sortie en salle : 1950

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