Dans un immeuble de Rome, trois familles font face aux tourments. Lucio soupçonne son voisin âgé d'attouchements sur sa fille Francesca. Monica, qui vient d'accoucher seule car son mari travaille à l'étranger est terrifiée à l'idée de devenir folle comme sa mère, Et enfin, Andrea, le fils de  Vittorio et Dora, un couple de magistrats, alcoolisé, tue par accident une passante en voiture.

Les parents, les hommes, beaucoup, en.prennent pour leur grade. Les femmes aussi parfois.  Moretti semble accablé les adultes. Seuls les enfants trouvent grâce à ses yeux. Et encore. Andrea jeune adulte ou vieil adolescent n'est pas très de sympathique non plus.

Ces trois histoires de voisins ne passionnent pas vraiment mais ne déplaisent pas vraiment non plus. On risque surtout de les oublier très vite.

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Le Petit Palais, en partenariat avec le Musée d’Art de l’Ateneum de Helsinki, consacre une rétrospective au peintre finlandais Albert Edelfelt (1854 - 1905), la première en France.

A l'issue de l'exposition, se détachent des œuvres d'Edelfelt, la beauté de la lumière qui habille ses compositions et la précision des  visages qu'il peint.

La scénographie de l'exposition joue sur différents espaces délimités par la couleur des murs (rouge, bleu, vert) et de nombreuses cloisons permettant une présentation dans un ordre, à la fois, chronologique et thématique.

Si ses peintures d'histoire, très académiques, séduisent moyennement, ses oeuvres pleinairistes (entre naturalisme et impressionnisme) marquent par ce travail sur la lumière et la sensibilité qu'expriment les  œuvres notamment le grand tableau Le convoi d 'un enfant.

 

Comme beaucoup de peintres, il s'installe à Paris et s’intéresse au travail des impressionnistes dont il s'inspire pour quelques toiles telle Au jardin du Luxembourg.

Il est aussi un grand portraitiste, pour les tsars russes et leur famille, mais aussi dans la modernité de la vie parisienne. Celui de Virginie La Parisienne ressemble furieusement à un Renoir. Celui qu'il réalise de Louis Pasteur lui apporte une reconnaissance internationale. 

 

Il conserve des attaches avec sa terre natale où il retourne chaque été. Il y peint de grands tableaux représentant ses compatriotes, les paysages et leur lumière septentrionale si particulière.

 

Son engagement dans la lutte pour l'indépendance de la Finlande face à l'impérialisme russe est important. De nombreux autres tableaux représentent des paysages ou des personnalités à l'identité Finlandaise forte. Pêcheurs finlandais est ainsi devenu un symbole fort de cette lutte.

Une très belle exposition à voir jusqu'au 10 juillet 2022.

Albert Edelfelt, lumières de Finlande
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Albert Edelfelt, lumières de Finlande
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Albert Edelfelt, lumières de Finlande
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Albert Edelfelt, lumières de Finlande
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Alice, Louis et Fidèle sont frères et sœur. Mais Alice et Louis sont fâchés depuis plusieurs années.

Arnaud Desplechin ouvre son film avec une scène forte par l'émotion qu'elle provoque et par la limpidité de ce qu'elle exprime. En quelques minutes les personnages et la nature de leur relation sont mis en place. Une scène pleine de promesse pour la suite.

Mais, le récit se fait rapidement moins virtuose avec notamment une scène d'accident où les protagonistes semblent tous soudainement perdre le contrôle et une séquence de retrouvailles à cheval à la réalisation cahotique. D'ailleurs, globalement la réalisation n' éblouie pas. Le scénario semble en cours d'écriture, faisant apparaître des personnages mal dessinés ou soudainement délaissés. Les scènes matérialisant la haine qui oppose Alice et Louis et l'immense douleur que celle-ci provoque chez eux se succèdent, chacun cherchant à éviter l'autre alors que les évènements familiaux les invitent à se rapprocher. Le réalisateur mise tout sur le lacrymal et navigue autour de cette haine et de ses raisons dont ni Alice, ni Louis, ne semblent très bien identifier les origines.

Le film semble ainsi tourner en rond avec lourdeur. Sans les prestations de Marion Cotillard, impressionnante, et Melvil Poupaud, parfait, tous les deux méritants compte tenu de la lourdeur de leur partition, et celle des excellents Patrick Timsit, Benjamin Siksou et Golshifteh Farahani, le film n'aurait que peu d'intérêt.

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1985, dans le New Jersey, David, 20 ans est engagé pour l´été, au Country Club comme professeur de tennis. Il a deux mois pour décider de ce qu´il fera à la rentrée : poursuivre ses études de comptable vers lesquelles le pousse son père ou miser sur sa passion pour le cinéma. 

Il n´est jamais trop tard pour bien faire et découvrir cette série de 3 saisons dont le 26e et ultime épisode fut diffusé en octobre 2018. Accompagnée d'une réjouissante playlist, cette création Amazon Prime semble un hommage aux teen movies des années 80. Humour, romance et dramaturgie dessinent le parcours de David, mais aussi ceux de ses amis et de ses parents, vers l'émancipation. Graig Roberts, très attachant dans le rôle principal, est entouré d´une pléiade d´excellents comédiens dont les personnages secondaires sont particulièrement soignés.

Une série rafraîchissante à voir sur Amazon Prime.

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"[...] La culture n'est pas une aimable excroissance ou un futile ornement de la société. Elle n'est pas en marge. Elle en est le centre. Elle en sera le vestige. [...] Voici venu le temps des artistes, des cinéastes responsables, pour nous porter, pour nourrir nos imaginaires et nous aider à nous répéter, à nous-mêmes, chaque fois que nous le pourrons, en hommage à ceux qui souffrent et qui se battent dans le monde : "être vivant et le savoir"."

Humanité, sensibilité, intelligence, Vincent Lindon place la barre très haut.

Certes, il ne s'agit "que" de la présidence du 75e festival de Cannes. Certes.

Et Pater d'Alain Cavalier nous revient en tête.

L'entièreté du discours, à écouter ci-dessous.

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