Theo vient de naître sous X. Une longue chaîne d'hommes et de femmes va se mettre en action pour l'accueillir puis le confier à sa famille d'adoption.

Entre documentaire ; les dialogues sont très didactiques ; et fiction ; le romanesque a toute sa place ; Jeanne Herry nous propose de découvrir la gestion administrative et humaine de l'adoption en France. La réalisatrice agit par petites touches pour construire son histoire, dessinant en peu de traits des portraits précis des différents intervenants. Les comédiens, Gilles Lellouch, Grégory Gadebois, Clotilde Mollet, Sandrine Kiberlain, Élodie Bouchez, Miou Miou, Jean-François Stevenin, Olivia Côte..., sont parfaits.

En ne s'attardant pas sur les moments d'émotion, en présentant de nombreuses scènes courtes mais très signifiantes, en s''attachant aux détails du quotidien, le film propose le récit sensible et tendre, sans trop de mièvrerie, du parcours de ce bébé pas tout à fait abandonné.

Sortie en salle : 5 décembre 2018

Sortie en DVD : 10 avril 2019

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En 1919, le cirque Medici se réjouit de la naissance d'un éléphanteau mais ses oreilles gigantesques le rendent imprésentable au public.

Cette variation du vilain petit canard d'Andersen a été écrite en 1939 par Helen Aberson et adapté en dessin animé avec succès par Walt Disney, 2 ans plus tard.

Tim Burton s'empare à son tour de cette ode à la différence, pamphlet contre l'exploitation des animaux et en profite pour condamner les parcs d'attraction à la Disney (producteur du film... ) destructeurs des petits cirques et des troupes de divertissement à taille humaine.

Pour ce faire, il mixe personnages réels et animaux numériques. Rien de très attrayant sur le papier mais Tim Burton réalise ici un petit miracle. Tout fonctionne parfaitement pour peu que le spectateur fasse place à son petit coeur d'enfant. Les comédiens sont parfaits chacun dans leur rôle, Colin Farrel très agréable à regarder dans un rôle un peu fade, Eva Green toujours irrésistible et trouble, Danny de Vito excellent en patron de cirque, Michael Keaton parfaitement détestable en méchant businessman et deux enfants totalement charmants. Mais, l'image qui reste est celle des grands yeux bleus de cet éléphanteau conçu numériquement et qui dégage une humanité troublante. Craquant.

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Les Tuche, famille modeste ayant gagné 100 millions d'euros au loto, partent aux Etats Unis pour retrouver le cadet qui y fait un stage d'anglais.

Pas de surprise, comme au visionnage du 1er opus, on sourit autant qu'on se désole. Et on demeure toujours aussi consterné que soit ainsi associé au chômeur une bêtise abyssale.

Seul le personnage de Cathy échappe à l'excès de caricature. L'excellente Isabelle Nanty y est sans doute pour beaucoup.

Le scénario, assez mauvais, ennuie vite.

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Michèle Bernier poursuit le récit de sa vie au fil du temps qui passe, la chronique de ses, déjà, 60 ans passés.

Devant des projections vidéos qui illustrent, à l'occasion, son propos, la comédienne s'enthousiasme pour la jeunesse et la modernité que pourtant elle subit plus qu'elle ne l'accompagne. Michèle Bernier est toujours aussi hilarante, son écriture toujours aussi pertinente et drôle. Si le parti pris d'insérer des chansons nous laisse dubitatifs, on est impressionné, depuis le temps que l'on suit les récits de sa vie, de voir qu'elle parvient toujours à se renouveler et à nous faire rire.

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Dans une salle d'attente, une jeune femme, tendance cleptomane, est aspirée par un tableau, portrait d'un militaire, dans une série d'aventures au fil du temps.

Ce spectacle écrit et conçu par Victoria Thierrée Chaplin offre de beaux numéros de magie, de jeux et de danse, dans une scénographie mixant simplicité et burlesque. Aurélia Thierrée, accompagnée de Jaime Martinez et de trois comparses-assistants, est parfaite.

L' accompagnement musical, plutôt décevant, perturbe la plongée dans une ambiance féerique ou poétique. Aussi, on perd rapidement le fil d'un récit qui semble secondaire et avant tout au service des numéros. Les numéros primant sur l'histoire celle-ci est particulièrement de guingois. On percevait déjà cette "difficulté" à tisser totalement un récit dans "Murmures des murs" et c'est ici encore plus évident.

On pourrait se contenter d'admirer la succession de tableaux, mais le semblant de récit qui est proposé au démarrage perturbe quelque peu la lecture du spectacle.

A voir jusqu'au 12 mai.

 

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