klar, chanteuse française installée en Norvège, sort son premier EP chez Tylden, distribué par Universal Music Norge.

Sa voix, à la fois puissante et caressante, attire d'emblée notre plus grande attention.

Ses mélodies, entre pop et folk, dont l'imparable "Until the last time", révèlent les influences de klar (Lana Del Rey, Adèle) sans que celles-ci cannibalisent sa propre signature artistique. 

Les orchestrations et arrangements qui marient douceur et énergie pop servent parfaitement l'univers de la jeune auteure-compositrice-interprète.

Ces 6 premiers titres donnent très envie d'en entendre plus.

A écouter ici : tylden.lnk.to/INTROSPECTIVE

 

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Bernard Kurmann, spécialiste du comportement, a la possibilité de modifier des moments de sa vie. Son obsession : ne jamais être tombé amoureux d'Antoinette. Mais jusqu'où faut-il modifier sa biographie pour atteindre cet objectif ?

Frédéric Bélier Garcia met en scène la pièce de Max Frisch, entre rêve et réalité. Sa mise en scène laisse voir, sans tapage, la mise en abîme du jeu dans le jeu, du théâtre dans le théâtre. L'étrangeté du propos est éclairée par sa scénographie et la précision des comédiens. José Garcia, en homme perdu, Isabelle Carré, en femme insaisissable, et Jérôme Kircher, en meneur de jeu qui souffle sans cesse le chaud et le froid, sont magistraux. Ils sont accompagnés d'Ana Blagojevic et Ferdinand Regent-Jappey, excellents eux aussi.

Présentée au théâtre du Rond Point en mars 2022, Biographie : un jeu a été filmée par François Hanss dont la réalisation sert parfaitement la pièce. A voir sur France.tv jusqu'au 23 octobre 2023.

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Glenn Gould né en 1934 au Canada. Il est le fils unique arrivé tardivement dans la vie d'une femme qui se rêvait concertiste. A défaut, elle met son fils au piano dès l'âge de 3 ans et l'entraîne plusieurs heures par jour. Glenn Gould hérite de son hypocondrie, développe un trouble du spectre autistique et devient l'un des plus grands pianistes de l'Histoire.

Ivan Calberac prend le parti-pris de dessiner le portrait de Gould à travers la relation que le pianiste entretenait avec deux femmes : sa mère toxique mais adorée et Jessie, sa jeune cousine enamourée et confidente. Il conte chronologiquement l'évolution professionnelle vertigineuse et le mal être grandissant de l'artiste en adoptant une double tonalité mariant l'humour au drame. Cela fonctionne efficacement bien que le choix de l'humour semble un peu incongru tant le destin de Gould ne prête pas à rire.

La mise en scène, qui utilise astucieusement des moments cinématographiques, donne du rythme à l'ensemble.

Thomas Gendronneau est impressionnant dans le rôle de Glenn Gould. Il est entouré de Josiane Stoleru, Bernard Malaka et de Lison Pennec, tous trois excellents.

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Tom Leroy simule la mort accidentelle de Linda, sa femme, dans l'incendie de sa voiture après un accident de la circulation. La gendarmerie conclut à une mort accidentelle. Mais, le brigadier Philippe est persuadé qu'elle a été tuée par son mari.

Le casting (Dominique Pinon, India Hair, Michael Abitenoul, Bérangère McNeese, Lucas Meister...et François Damiens au 5e épisode) séduit d'emblée. L'atmosphère particulière qui allie burlesque, humour noir et polar, dans un esprit proche des frères Cohen en plus déjanté, nous emporte. Le récit bien mené, qui n'est pas que drole, comporte des rebondissements qui maintiennent toute notre attention. 

A voir en replay sur Arte.fr

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Damien dit Dog et Mirales zonent et dealent au Pouget. Dog subit l'emprise de Mirales, toujours prompt à l'humilier. Quand Elsa s'installe dans la petite ville, Dog, amoureux, prend ses distances avec Mirales.

La première qualité du film est l'excellence de son casting. La révélation Raphaël Quenard, impressionnant dans le rôle de la grande gueule et humiliant Mirales soudainement touché par le sentiment d'abandon et Anthony Bajon une fois de plus très grand en adulescent un peu paumé. Ils sont entourés par deux belles comédiennes, la plus que prometteuse, Galatea Bellugi et l'immense Dominique Reymond. 

La seconde qualité du film, parfaitement servie par la première, est la qualité de son écriture. Le portrait d'une jeunesse paumée entre ruralité et banlieue, paralysée par une langueur monotone et des certitudes sur les limites qui s'imposeraient à elle, est parfaitement dessiné. A cela s'ajoute des accents Becketiens dans le duo Dog-Mirales qui  navigue entre emprise et amitié plus forte que tout.

Un excellent premier film.

 

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