Grégoire Lamoureux et Blanche Renard, qui se sont connus adolescents, se retrouvent dans une soirée, tombent immédiatement amoureux, ont un enfant et se marient très vite, avant de quitter la Normandie et la famille de Blanche pour s'installer à Metz. 

Le récit (inspiré du livre d'Eric Reinhardt mais écrit par Valérie Donzelli et Audrey Diwan) est précis et la démonstration implacable et d'autant plus forte que Blanche n'est pas une jeune femme fragile ou isolée. Virginie Efira est une fois de plus parfaite dans ce rôle qui lui fait jouer toutes les émotions et Melvin Poupaud est génialement détestable. On prend aussi plaisir à retrouver à leur côté les comédiens magnifiques que sont Dominique Reymond, Romane Bohringer, Virginie Ledoyen, Laurence Côte, Marie Rivière et Bertrand Belin.

Côté réalisation, on retrouve les Influences phares de la réalisatrice : les fondus au noir de Truffaut, un dialogue chanté à la Demy, ainsi que deux jumelles, une blonde et une rousse, un rideau de douche arraché à la Hitchcock... 

Valérie Donzelli, la cineaste lumineuse du bonheur envers et contre tout, réussi haut la main son passage dans le sombre.

Voir la critique de Notre Dame et Nona et ses Filles de Valérie Donzelli.

 

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Doully, c´est une petite blonde avec une voix de mec bourré. Une nana qui a goûté à toutes les drogues, les interdites et les autorisées, et qui a tout stoppé. Doully c´est également une ex Dame pipi, une ex serveuse, une ex gogo danseuse, une actrice bénévole dans le rôle d´une prostituée morte filmée de dos pour le cinéma. Une comédienne qui a roulé sa bosse et qui se trimballe une saloperie de maladie de Charcot.

En 1h15, Doully nous plonge avec une auto dérision maximale dans ses explorations effectuées depuis l´age de 15 ans. Au passage les hippies, les hipsters, le Bio, les drogués entre autres, en prennent pour leur grade.

C´est souvent inattendu, extrêmement drôle avec une densité assez exceptionnel. Une phrase, un rire.

En plus d´être hilarante, surprenante et unique, Doully est extrêmement sympathique.

Doully s'écoute aussi sur France Inter dans l'émission C'est encore nous.

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La vie d'Elvis Presley racontée par son manager, le Colonel Parker, qui manipulé le chanteur durant toute sa carrière.

Plus qu'un biopic sur Elvis Presley, le film se concentre surtout sur l'exploitation que le Colonel Parker a fait du chanteur, sa poule aux oeufs d'or. Le film pourrait tout aussi bien porter le nom du Colonel tant sa présence, à commencer par la voix off, hante ce récit. Austin Butler et Tom. Hawks sont parfaits dans ce duo amour-haine.

La qualité de leur interprétation est le seul point positif du film qui présente trop d'images, trop de split-screen, trop de sons, trop de voix off, trop d'infos. Baz Luhrmann sature son film et saoule le spectateur. Au lieu, de nous proposer une ivresse dynamisante, le tourbillon dans lequel il nous plonge nous donne la nausée. Ce trop plein noie les bonnes idées de réalisation et d'ellipses, ne laisse que peu de place à la musique de Presley, qui est saucissonnée, et ne favorise pas l'émotion. Les seuls moments où Luzmann pose sa caméra, permettant aux sentiments de s'exprimer, sont ceux où intervient Priscilla Presley, épouse d'Elvis, peut-être la seule personne qui l'a sincèrement aimé.

Tout cela en 160 longues minutes.

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L'histoire d'une transfuge de classe du XVIIIe contée par une transfuge de classe du XXe siècle. Maïwenn ne s'en cache pas. Sur de nombreux points, elle se sent proche de Jeanne du Barry. Cette paysanne, mal née mais éduquée qui devient la favorite du roi, ressemble à celle qui fut la favorite du nabab du cinéma. Ainsi, la réalisatrice propose un portrait, parcellaire et romancé, de la courtisane-comtesse dans lequel la comédienne se met en scène avec complaisance.

Dès les premières minutes du film,  le simplisme dans l'écriture du récit dit par la voix off surprend tandis que la qualité de la photographie, des décors et des costumes réjouissent. Ces deux impressions perdureront pendant tout le film. Les dialogues ne brillent pas, et surtout pas ceux du Roi (Johnny Depp, très bien) qui ne parle quasiment pas. Le récit oscille entre Versailles pour les Nuls et romance à l'eau de rose, avec les méchants très méchants et le petit personnel complice. Mais, curieusement, la réalisation efficace s'empare de Versailles et donne à voir, son immensité baignée de lumières comme ses recoins, dans l'ombre, pour aimer ou pour comploter. Pour qui connait l'oeuvre de Maiwenn, le rythme posé, presque lent surprend. On ne s'ennuie pas tout à fait mais on ne se passionne pas non plus. Tout semble anecdotique jusqu'à la présence dans des seconds rôles aux partitions restreintes de Marianne Basler, Noémie Lvovsky, Pascal Grégory et Micha Lescot. Les prestations de Benjamin Lavernhe, d'India Haïr, de Melvin Poupaud et de Pierre Richard, qui bénéficient de plus de visibilité, ravivent un peu notre intérêt.  Mais l'interminable épisode final sur la mort du roi achève de confirmer le faible intérêt de cet ouvrage.

 

 

 

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La salle intimiste du théâtre de la Gaieté Montparnasse sied parfaitement aux spectacles qui nécessitent que le public soit au plus près de l'artiste. Une configuration parfaite pour Larsene qui fait monter sur scène, à chaque numéro, une ou deux personnes, ajoutant à l'occasion l'intervention de spectateurs en salle.

C'est donc à un spectacle très participatif que nous convie le magicien-mentaliste énervant. Dans un premier temps, Il impressionne tout particulièrement par la rapidité et la stupéfiante dextérité avec laquelle il manipule les cartes. Puis, très vite il enchaîne les numéros plus sophistiqués, utilisant à plusieurs reprises la vidéo (ce qui a bien moins de charme d'ailleurs). Chaque fois, il implique avec humour et une belle répartie ses assistants d'un soir, qui, au plus près des manipulations de l'artiste, n'y voient que du feu. Le numéro final dit "du journal" achève de nous estomaqué.

C'est impressionnant, drôle et, il est vrai, aussi positivement énervant.

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