Carl Allen, employé de banque, déprime depuis que sa femme l'a quitté. Il refuse toutes les propositions et se renferme. Jusqu'au jour où il assiste à un colloque de Yes man.

Évidemment, le fait de dire oui à tout va lui permettre de vivre les expériences les plus folles et de rencontrer une multitude de personnes improbables et le plonger dans des situations. C'est parfois très con, un peu nunuche mais souvent très drôle. Surtout grâce à un Jim Carrey en très, très grande forme.

Date de sortie en salle : le 21 janvier 2009

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GG2« Guillaume et les garçons à table » est un one man show autobiographique écrit et interprété par Guillaume Gallienne. Un one man show rare car à l’image du théâtre qui l’accueille : intime et élégant.

Guillaume Gallienne est né dans une famille bourgeoise russo-parisienne, d’une mère d’une étrangeté perverse. Elle semble avoir décidé que Guillaume serait une fille parmi ses deux frères. Désir si fort qu’elle en convainc l’enfant qui trop heureux de satisfaire sa mère la mime et se féminise avec une joie certaine. C’est cet étrange caprice de la mère et les conséquences qu’il aura sur sa vie que raconte Guillaume Gallienne avec une auto dérision hilarante et juste ce qu’il faut d’émotion. Il endosse tous les rôles avec une facilité incroyable. Un accessoire, un accent, un phrasé suffisent à créer des personnages à mille lieux de ce sociétaire de la Comédie Française. L’ originalité de cette histoire, la générosité et l’exceptionnel talent de Guillaume Gallienne font de « Guillaume et les garçons à table » un one man show réussi, un moment de théâtre précieux parce que singulier.

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serge-gainsbourg-vie-heroique-0Joey Sfaar s'attaque au génie Gainsbourg et évite presque le danger.
Astucieux, Sfaar ne prend pas le risque de se lancer dans un biopic classique où il risquerait de tomber dans l' hagiographie plan plan. Il contourne le piège en détournant légérement son sujet. Il ne parle pas tout à fait de la vie de Serge Gainsbourg mais de la légende Gainsbourg. Et cette légende qui n'est jamais bien loin de la réalité, il en fait un conte en y intégrant une marionnette sorte de poil à gratter, de double négatif de Serge.
Ce traitement original est la qualité essentielle du film et son véritable intérêt. Pour ce qui est du récit pur, Sfaar excelle dès qu'il évoque la légende avec un grand L, Gainsbourg, peintre maudit, Gainsbourg, pianiste de bar, Gainsbourg et Juliette Greco,  Gainsbourg et Brigitte Bardot. Puis, arrive l'époque Jane Birkin et là, comme s'il touchait au sacré, Sfaar n'ose plus. L'insolence et l'originalité de son traitement cède le pas à l'ordinaire et la magie n'opère plus. Jusqu'à la fin du film et celle de Serge Gainsbourg, Sfaar ne retrouve plus l'esprit de sa première partie.
Dommage. Sans cette frilosité soudaine, Sfaar aurait rééllement réussi son film.

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Dave Robicheaux, ancien lieutenant de police reconverti dans la location de bateaux et la vente d'appâts pour la pêche, travaille au service du shérif local de New Iberia, au sud de la Louisiane. Il enquête sur un tueur en série.

Bertrand Tavernier adapte le livre de James Lee Burke et tourne aux États-Unis. La co production franco-américaine lui compliqua la tâche, le producteur américain n'ayant pas le même avis sur la façon de monter le film. Ainsi le film est sorti dans une version de 102 minutes et uniquement en DVD aux États-Unis, contre une version de 112 minutes sortie en salle dans tous les autres pays.

L'histoire compliquée par un récit un peu alambiqué nous laisse un peu sur le bord du chemin. Reste l'ambiance fantomatique du bayou et l'interprétation de Tommy Lee Jones excellent en flic rongé par les remords et les visions.

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bb-copie.jpg Biolay qui bourre le Casino de Paris pour 4 soirs ce mois-ci et 2 en mai, c'est déjà un événement. Depuis 10 ans qu'on me jette des pierres voilà que je me sens moins seule.

En première partie, Alka Balbir. Une jolie brune, sur talons hauts sans grande présence scénique. Une jolie voix à la Elodie Frégé, des textes bien écrits mais mono thématique (la séparation), de jolies mélodies bien arrangées. Tout ça sent le Biolay. Tout ça se confirme, Alka Balbir nous annonce que toutes ces jolies chansons ont été écrites par BB. Ma voisine commente "il ne lui a pas laissé les meilleures..."

Les meilleures vont suivre. Sur scène, 6 musiciens et leur harpe, violoncelle, basse, guitare, batterie, thérémine, synthétiseur. Pour décor, des rideaux argentés supers réflecteurs des jeux de lumières
.
En entrée, quelques notes de harpe, Rainer Maria Rilke et la voix de Michel Aumont sur "Pour écrire un seul vers". Puis, Biolay en dandy rock tout de noir vétu, pose sa voix grave sans difficulté sur "Tout ça me tourmente". Le pied du micro en appuie, il est à la fois mobile et immobile. Un style hésitant qui s'affirmera largement dans le mouvement par la suite.
Chanson, hip-hop, pop 80 et arrangements de guitares rock se cotoient.
Les titres s'enchainent pour la majorité issus du dernier album (une bonne dizaine) plus 2 ou 3 de chacun des autres albums et une reprise de "Les séparés" de Julien Clerc, au piano entre "Ton héritage" qui définitivement fait son effet et "Nuages noirs" (générique du film "Clara et moi" jugée par Françoise Hardy comme la meilleure chanson de BB sans doute parce qu'on dirait du Françoise Hardy.
Biolay s'affirme comme interpréte. Peut-être dû à son travail au cinéma, son jeu  est très présent, ne se contentant plus de suivre les mélodies, il joue ses chansons et avec son public. Un public, à fond du début à la fin, qui tel un seul homme l'acclame comme demandait sur le refrain de "Padam". Le concert se termine sur "A l'Origine" dans une version de fin du monde avec reverb. et guitares saturées très surprenante et réussie. En rappel, devant la salle entièrement debout, au piano BB joue une version nouvelle de "Négatif" se terminant sur quelques notes de Gorillaz. Puis, les "Cerfs volants" et enfin le duo avec
Jeanne Cheral sur "Brandt Rhapsody".
En tout 2h00 de concert assez bluffantes.



PS : dans la salle, au balcon, Madame Deneuve Catherine accompagnée de François Ozon (beau comme un camion ou plutôt comme une jaguar). 

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