Alex, entrepreneur malchanceux etchef de rang, dans une brasserie parisienne, rencontre Claire qu'il n'avait pas vu depuis 17 ans.

Certainement pas le meilleur Sautet mais on y retrouve sa patte précise dans le dessin de ses personnages, de femmes indépendantes et de la France des années 70/80, des scènes comme des chorégraphies, les dialogues de Dabadie, une distribution remarquable (Yves Montant, Jacques Villeret, Bernard Fresson, Nicole Garcia, Marie Dubois, Rosie Varte, Annick Alane...) et la musique de Philippe Sarde.

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Benjamin Biolay, mon Benjamin Biolay, au look capillaire incertain, antipathique en diable, mon mal aimé Biolay, qui me vaut toutes les railleries depuis 8 ans, sort son 4ième album.
Trash Yéyé est annoncé par la presse, tout comme pour ses précédents opus, comme son meilleur album. Les comparaisons avec Gainsbourg sont une fois de plus de mises. Je ne suis pas sûre d'être d'accord. Les albums précédents étaient, eux aussi, excellents. Quant à Gainsbourg, il était unique comme tous les Grands.
Biolay pour moi, est un autre des génies de la chanson française. Avec quelques points communs avec l'encombrant Serge : des arrangements léchés aux envolées lyriques ou aux guitares basses plombantes, des mélodies élégantes, des textes soignés, mélancoliques et cafardeux, une voix sombre, un phrasé brumeux. Une virtuosité commune mais différente.
Trash Yéyé est plus noir encore que ses autres albums qui étaient plus nostalgiques que funèbres. Plus rythmé aussi. Ici, la pop prend toute la place rendant cet opus sans doute plus abordable que les autres. On peut même espérer un succès populaire avec "Dans la Merco Benz" (mais j'en avais déjà prédis plein d'autres sur les albums précédents...).
Bref, de "Kennedy Rose" à "Trash Yéyé", j'écoute encore et toujours Biolay avec délectation.

 

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   Rien de divin,
   Tout de l'idylle sans lendemain.

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Contre toutes attentes, "Ceux qui restent" est drôle. Très drôle, juste et intelligent.
Bourré de bonnes idées tant dans la mise en scène que dans le scénario. Juste dans la peinture des personnages et l'écriture des dialogues. Emouvant dans sa retenue, sans pathos.
Mais, cela est essentiellement dans la première heure. Ensuite, tout s' essouffle. Le film perd son rythme. Ce qui m'avait tant plut, jusque là, disparait. L'histoire semble hésiter, comme pour mieux exprimer le vide ressenti par ceux qui restent. Le problème c'est que vient aussi l'ennui.

Les interprètes jusqu'aux seconds rôles, sont excellents. Emmanuelle Devos et Vincent Lindon sont parfaits dans leurs personnages que tout oppose. Elle extravertie un peu fofolle qui se déçoit face à la maladie. Lui droit comme un i, exemplaire en vieux routard face au mal. Elle qui veut choisir la vie et lui comme sacrifié volontaire jusqu'au bout.

"Ceux qui restent" est un film remarquable qui au souvenir de sa dernière demi-heure se transforme en bon film. De ces films qui parce qu'ils ne tiennent pas jusqu'au bout l'excellence qu'ils se sont imposés au démarrage, finissent par, injustement, décevoir un peu.

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Vu "la fille coupée en deux".
Certains critiques l'annoncent comme le ou un des meilleurs Chabrol.
Des Chabrol bien meilleurs, j'en ai vu plusieurs.
Pourtant, "La fille coupée en deux" est un film 100% Chabrolien : critique des notables de province, quinzième degré, ambiance lourde et intrigue. Malheureusement, ici l'intrigue est bien mince. Le scénario manque d'enjeu et, du coup, le film d'intérêt.
Le plaisir vient du jeu de Benoit Magimel, excellent en dandy barré et de l'ironie Chabrolienne qui habite le film d'un bout à l'autre. Berléand est, juste, juste et Ludivine Sagnier, comme toujours, transparente et sans saveur.

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