"Tout objet de beauté est une joie qui demeure. Son charme croit sans cesse et jamais ne sombre dans le néant. "

 

Ces vers de John Keats siéent parfaitement au nouveau film de Jane Campion.

Cette ode à l'amour et au romantisme est d'une grande beauté. D'un abord austère, le film s'épanouit dans le plus grand romantisme au fur et à mesure que s'impose l'amour entre le poète, John Keats (Ben Wishaw, parfait) et la jeune modiste, Fanny Brawne (Abbie Cornish, incandescente).

Des plans comme des tableaux, une lumière qui effleure et révèle, des comédiens touchés par la grâce, une lenteur propice à la contemplation, les poèmes de Keats, le récit inéluctable... tout ici plonge le spectateur dans le romantisme le plus noble, la passion absolue et un chagrin immense.

Chef d'oeuvre.

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Le_concert_300.jpgLe Concert, tout à fait le genre de film que je fuis. Succès public, animateurs télé dithyrambiques, scénario très léger...
Et puis, j'y suis allée quand même parce que pendant les vacances de Noël sortis des dessins animés il n'y a plus rien.
Et bien, je dois avouer que je n'ai pas passé un mauvais moment. Ce n'est pas le film du siècle mais il y a plusieurs moments où j'ai sourit et même bien rit. Alors bien sur, on n'échappe à la caricature (les Russes sont gratinés), il y a cette histoire un peu cucul, un peu concon, un peu ridicule autour de Mélanie Laurent et puis cette fameuse scène finale, sur laquelle le film a fait sa pub, totalement gâchée par cette voix off qui révèle ce qu'on avait déjà compris depuis bien longtemps. Mais ce qui précède et suffisamment sympathique pour que le souvenir du film penche toujours du côté positif.
Attention cependant, si vous allez voir le film, voyez-le en VO. En version française, les personnages russes perdent tout charme et le film une grande partie de son intérêt.

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Bien-Des-Choses_theatre_fiche_spectacle_une.jpgL' exxxxxxxxxcééééééééééllent François Morel (ex-Deschiens et merveilleux chroniqueur sur France Inter tous les vendredi matin) a écrit et mis en scène "Bien des choses".
Cette pièce, qu'il interprête avec son compère de toujours Olivier Saladin, repose sur peu de choses, dit beaucoup et fait rire énormément.

Le point de départ est simple : un couple de retraité part en vacanse et envoie (et reçoit) des cartes postales que tour à tour dans un jeu de ping pong Morel et Saladin nous lisent.
Aussi étrange que cela paraisse, on ne s'ennuie pas un instant, bien au contraire. Face à ces deux comédiens d'exception, on jubile. Une voix off en fin de spectacle nous donne encore un peu la patate, c'est celle de Jean Rochefort.

Au théatre Pépinière, c'était tendre, moqueur et irrésistiblement drôle.

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Chihiro et ses parents déménagent pour une nouvelle maison. Sur la route, ils s'arrêtent dans un étrange parc d'attraction désaffecté.

Miyazaki confronte Chihiro aux peurs d'enfants et à la dureté du monde. Cela commence par la séparation d'avec ses parents, puis l'obligation de trouver du travail, la dureté d'une société hiérarchisée et d'un pouvoir tout puissant. Sa capacité à s'adapter, son courage et sa bonté sauveront Chihiro.

Les dessins faits au pinceau et au crayon sont magnifiques. La mise en scène qui joue beaucoup sur la verticalité offre des mouvements et des plans vertigineux. Le personnage de Chihiro est criant de vérité, chacun de ses gestes, de ses déplacements sonnent justes. Et bien qu'empli de monstres aux aspects effrayants l'ensemble du film est d'une grande beauté.

Ajout du 1er janvier 2026 : le film est disponible en replay sur france.tv jusqu'au 10 janvier

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Un groupe d'amis louent une villa pour le week-end. Sepideh invite son amie Elly dans le but de la présenter à son ami Ahmad.

Asghar Farhadi signe un film précis dans le dessin de ses personnages et d'une grande maîtrise scénaristique. Ses personnages séduisent d'emblée dans leur enthousiasme puis dans leur détresse, lâcheté et déchirement. L'angoisse, le doute et la culpabilité s'installent naturellement.

Tous les comédiens sont excellents avec en tête Golshifteh Farahani

 

8

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