Le Théatre Bastille accueille Aurélie Leroux dans le cadre des soirées Hors-série.
Aurélie Leroux met en scène des échantillons de personnages de Tchekov et ne dit rien.
Tellement rien que je n'ai moi-même rien à en dire.
Tout ce vide me laisse sans voix.

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Le bal des Actrices est vendu par les journalistes comme un film docu dont on se demande sans cesse où est la vérité, où est le faux. Sans doute le seul fait que les actrices jouent sous leur propre nom suffit à les perturber.
Personnellement, j'y ai vu une série de portraits d'actrices mais à aucun moment je ne me suis demandé si les propos et postures tenus par les actrices dans le film sont ceux qu' elles tiennent dans la vie.
Les saynètes sont souvent très drôles et le jeu des acteurs excellent. Mais, le film souffre, comme beaucoup de films chorals, de survoler ses personnages. Et le liant (Maïwenn tourne un reportage sur la condition d'actrice) utilisé pour faire d' une série de sketchs un long métrage, est un peu léger. Du coup, dès la première scène excellente avec Maïwenn et un Joey Starr, parfait, on regrette un peu qu'ils ne soient pas le seul sujet du film.
Un film fait de bons (et très bons) sketchs me laisse toujours le regret des longs métrages que son auteur aurait pu en faire.

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A Rochefort, des sœurs jumelles, Delphine et Solange, respectueusement danseuse et musicienne, rêvent de vivre de leurs arts à Paris. Alors que les forains s'installent sur la place, Maxens, marin qui cherche son idéal féminin, s'apprête à partir en perm' à Nantes. Simon Dame qui tient la boutique de musique retrouve son ami Andy, célèbre musicien américain, Guillaume dans sa galerie se prend pour Niki de Saint Phalle. Madame Garnier, qui a eu par hasard ses jumelles puis Boubou, tient la brasserie où tout ce petit monde se croise ou se rate dont l'étrange Dutroux, un ami de Pépé.

On pourrait conter encore longtemps la liste des personnages et leurs multiples interactions de ce génial scénario. L'ingéniosité des dialogues, dont ceux en alexandrins de la scène du dîner des départs, leur humour et l'efficacité des textes des chansons, écrits par Jacques Demy,  la beauté des compositions et des arrangements de Michel Legrand. On pourrait disserter longtemps sur la beauté de Catherine Deneuve et de Françoise Dorleac, sur celle de leur voix (et l'incroyable ressemblance avec celles qui les doublent pour les chansons), sur la tonalité du rire de Françoise, sur la blondeur de Jacques Perrin, sur les pas de danse de Gene Kelly, sur ceux de Georges Chakiris, sur le joli chant de Danielle Darrieux, la seule qui chante vraiment, sur les chorégraphies parfaites, sur les couleurs chatoyantes, sur l'enchantement que procure ce film enchanté.

On pourrait aussi dire que Les Demoiselles de Rochefort est le film le plus magique au monde. Le film qu'on ne cesse jamais d'aimer. Le film qui se transmet de génération en génération. Le film qu'on ne se lasse jamais de commenter, de raconter, de citer, de chanter, de mimer. Le film qui fait pleurer à la fin, non pas parce qu'il est triste, mais parce qu'on voudrait qu'il dure toujours. Pour Françoise, Catherine, Danielle, Jacques, Michel, Gene...

Un film génialissime.

Date de sortie : 1967

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Elodie Lachaud a photographié New York à travers le pare brise d'un taxi.
Cela donne une quinzaine de photographies couleurs (et sépia). Des petits et grands formats tous rétroéclairés.
Ce rétroéclairage donne aux couleurs une vivacité étonnante. L'esthétique soignée jouent sur le contraste entre les couleurs particulièrement présentes, les noirs, les reflets dans la vitre, la buée et les gouttes de pluie. S'il n'avait le compteur qui tourne et l'oeil droit du chauffeur en reflêt dans le rétroviseur intérieur,
on s'imaginerait presque regarder New-York à travers la vitre d'un aquarium.
Un bel ouvrage à voir jusqu'au
1er mars 2009.
La Galerie W Eric Landau, 44, rue Lepic, est ouverte tous les jours de 10h30 à 20h00 et c'est gratuit !!

Pour voir le travail d'Elodie Lachaud vous pouvez aussi vous connecter sur son site :
http://www.elodielachaud.com/

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Becky del Páramo, chanteuse célèbre a abandonné sa petite fille Rebecca pour aller chanter au Mexique. 15 ans plus tard, lorsqu'elle rentre en Espagne, Rebecca l'atccueille cherchant à capter l'amour et l'attention de sa mère.

Un des grands films d'Almodovar qui dose parfaitement decalage, drame et humour. Ici tout est drôle et dramatique à la fois. Le récit un brin loufoque est d'une grande maîtrise.

Le duo d'actrices fait des merveilles. Particulièrement, Victoria Abril, qui impressionne. Menue, cheveux courts, elle aura toujours l'air d'une petite fille qui a peur de l'abandon face à Marisa Paredes, grande femme fatale avant d'être mère. A leurs côtés, Miguel Bose joue de tous les travestissements.

La mise en scène, élégante, multiplie les plans séquence. Les couleurs sont reines sans être ostentatoires.

La bande originale de Ryûichi Sakamoto est devenue un classique tout comme les chansons Un ano de amor et  Piensa me interprétées par Luz Casal.

Le film a remporté le César 1993 du meilleur film étranger.

Date de sortie en salle : janvier 1992

Ajout du 10 juin 2026 : le film est disponible gratuitement en replay sur Arte.tr

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