Le Printemps de Bourges 2007 ouvrira ses portes le 17 avril.
Entre autres, au programme du 18 au 21 :
* Peter Von Poehl : le chanteur suédois à la mode en ce moment chez nos french singger. J'écouterai live pour la première fois sa douce musique folk-pop aux faux airs de Cat Stevens
* The Konki Duet : 3 nanas à jolies voix from Paris qui chantent en anglais et français de la pop-rock avec du violon. En cela ressemble à Mansfield Tya. Elles ont fait une reprise sympa du tube 80's "Fade to grey" de Visage. 
* Joan as police woman, chanteuse que je ne connais pas du tout. Surprise, surprise...
* Seb Martel : chanteur français original, très guitare, des faux airs du Gainsbourg des débuts, de Crosby, Still, Nash and Young et de Lennon. En septembre, est sorti son deuxième album dans la lignée du premier. Dans mon MP3 toujours.
* Shannon Wright : une Américaine qu'on compare à Cat Power que j'aime beaucoup. 5 albums à son actif dont 3 que j'ai pu écouter : le mélodieux Perishable Goods, le trés rock et sombre Over the sun et le tout nouveau Let in the light sans doute celui que je préfère.
* Herman Dune : Musique Folk. J'adooooooore leur album "Switzerland Heritage" lui aussi sur mon MP3 en permanence. Leur dernier album "Giant", les a mis un peu plus sur le devant de la scène mais ils en ont fait déjà 5 ou 6.
* Tribute to Neil Young : plein de monde pour rendre hommage au maitre. Parait qu'il y aura Emilie Loizeau.

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L' envoutant théâtre des Bouffes du Nord accueille Joel Pommerat qui propose "Cet enfant".
Cette pièce a été écrite en 2002 sur la commande de la Caisse d'allocations familiales du Calvados, qui a proposé à Joël Pommerat de rencontrer des femmes vivant dans des cités. De ses rencontres, l'auteur a écrit une dizaine de tranches de vie mettant en scène la difficulté d'être parent.
Les histoires peu originales sont trop prévisibles. Les dialogues tout à la fois simples et trés écrits semblent artificiels. Ainsi la vraisemblance ne semble pas être là préoccupation première de Pommerat qui a pris le parti de sonoriser les acteurs et de légérement décaler le son de leur voix, créant ainsi une sensation d'irréalité. Un léger voile de lumière est glissé entre les spectateurs et les acteurs, intensifiant plus encore le côté préfabriqué de la pièce.
La mise en scène prend toute la place, remisant au second plan le sujet traité. 
Une question vient alors : pourquoi s'être frotté à la vie des femmes des cités pour en tirer un objet aussi fardé et volontairement éloigné de tout réalisme ?

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Les Témoins d'André Téchiné

En 1984, Manu, la vingtaine, s'installe à Paris chez sa sœur. Un soir, dans un lieu de rencontres homosexuelles, il fait la connaissance d'Adrien, un médecin d'une quarantaine d'années qui le prend sous son aile. Adrien présente Manu à ses amis, Sarah et Mehdi, un couple dit "libre".

On s'attache vite à ces personnages ivres de vie en recherche d'absolu et dont les vies sont bouleversées par la maladie. La narration en voix off évoque Truffaut et participe à faire naître l'émotion. Les comédiens, Michel Blanc, Sami Bouajila, Johan Libéreau, Emmanuelle Béart et Julie Depardieu sont tous excellents.

Une partie de la BO semble très aspirée de la musique de Philip Glass pour The Hours. Comme souvent Philippe Sarde s'est très inspiré du travail d'un de ses confrères...

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Le tant attendu album de Christophe Willems  "Inventaire" sortira le 16 avril.
Pour nous faire patienter, le clip du premier titre promotionnel "Elu produit de l'année" tourne en boucle sur les chaines musicales.
Le texte est rigolo mais se glisse mal dans la mélodie qui elle n'est pas toute neuve.
Les arrangements sont volontairement très pompiers, l'emballage visuel est lêché et drôle.
J'ai écouté 4 fois cette chanson, je n'ai pas particulièrement envie de l'écouter encore.
Mais, l'ensemble est suffisament honnête pour que je conserve ma curiosité en ce qui concerne le reste de l'album.

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David Lafore, tout en élégance, dandy d'une autre époque - pas si lointaine, celle des Dutronc et Gainsbourg dont il a l'attitude et la façon nonchalante de chanter - est auteur-compositeur-interpréte.
Il écrit des textes drôles et grivois et d'autres plus graves et compose des musiques instantanément entrainantes, aux mélodies courtes et répétitives et aux rythmes latino-jamaïco-rock-jazzy - tout à la fois ou séparément.
David Lafore c'est aussi un groupe, le David Lafore Cinq têtes, qui compte ses 4 musiciens, compositeurs à leurs heures. Multi-instrumentistes, à l'Européen, ils nous ont offert entre autres instruments basiques, les notes d'une flute traversière, d'une trompette bouchée ou non, de la contrebasse...
Sur scène, David Lafore fait le pitre. Dandy mais pitre. Ses chansons s'y prêtes. Pourtant, les rares moments où le sérieux prend place sont d'or et alors que le clown reprend le dessus, je me suis surprise à en être un peu agacée. La timiditée n'est sans doute pas étrangère à cet excés.
Autres bémol à mes oreilles : les textes globalement bien écrits font souvent appel à la répétiton des sons et des mots. C'est un effet de style intéressant mais David Lafore en use et abuse à mon goût.
Pour conclure : ce Monsieur m'a fait plein de jolies promesses jeudi soir. Certaines sont déjà tenues, les autres le seront sans doute dans 2-3 ans lorsqu'il sortira son troisième album.


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