Tout comme Match Point ou le rêve de Cassandre, on ne peut pas dire que Vicky Cristina Barcelona soit un film de Woody Allen tel que les fans de la première heure peuvent l’entendre.

Et si Match Point était plutôt retord et haletant, le Vicky Cristina Barcelona est sans aucune surprise et plutôt ennuyeux.

Le scénario sans grand intérêt semble avoir été ecrit à la va vite.

L'utilisation d'une voix off qui raconte l'histoire et la psychologie des personnages, à la place du cinéaste dérange un peu...

Les personnages très caricaturaux sont incarnés par des acteurs qui semblent en roue libre ; particulièrement Pénèlope Cruz qui en fait des tonnes.

 

Sans être totalement à jeter, ce dernier Woody Allen ne restera pas dans ma filmothèque.

Voir les commentaires

Tom, 28 ans, est, comme son père, un voyou qui trafique dans l'immobilier. Quand l'ancien impresario de sa mère, pianiste concertiste, lui propose de passer une audition, il décide de reprendre des cours de piano.

Cette porte entrouverte vers un ailleurs et surtout vers le côté propre de l'héritage familial suffit à donner envie à Tom de sortir de l'engrenage mortifère. Entre film de gangster de bas étage et récit d'apprentissage, Audiard dresse le portrait d'un adulescent partagé entre la fidélité à son père qui le maintien dans les magouilles et l'espoir fou de devenir pianiste concertiste comme sa mère disparue. Le suspens du film réside dans cette simple question : y arrivera t-il ?

Audiard, aidé par Tonino Benacquista, s'est inspiré du film Fingers de James Toback pour l'écrire de ce scénario.

Voir les commentaires

Mettant en scène des cas réels qu'elle a pu observer elle-même entre 2000 et 2007, Claire Simon nous emmène au coeur des bureaux du Planning Familial. L'occasion de faire un état des lieux des tracas et drâmes que les femmes peuvent encore vivre au XXI ième siècle.
Ce qui est intéressant dans le film de Simon c'est qu'il est question des femmes dans leur diversité culturelle, générationnelle et sociale. Parfaitement interprété par des comédiens professionnels (mention spéciale à Michel Boujenah) dans le rôle des accueillants du Planning et par des comédiens amateurs tout aussi parfaits dans le rôle des clients, ce film-reportage a aussi valeur éducative.
Bien que certains cas touchent ou intéressent moins que les autres, les deux heures de projection passent s'en lasser.
A voir donc (si le sujet vous intéresse bien sûr).

Voir les commentaires

 

 

Gwenaël Morin adapte "Les Justes" de Camus au théâtre Bastille.
Il s'appuie sur l'oeuvre de Camus pour démontrer les similitudes de l'engagement des terroristes et des comédiens. Selon Morin, les comédiens tout comme les personnages des Justes s'investissent avec passion et excés et se mettent en danger dans le but de changer la vie.
Ainsi, ce n'est pas tout à fait à une représentation des Justes que Morin nous invite mais à la représentation de comédiens jouant "Les Justes". Deux pièces en une en quelque sorte puisqu'à aucun moment la pièce de Camus n'est éclipsée par le montage de Morin. 
Mais là où Camus ne prend pas vraiment position, Morin, lui, affiche son opinion en dénonçant (de façon un peu enfantine) l' usage de la violence qu'elle soit légale ou non. Lui, il a choisit le théâtre.
Les comédiens parfaits (mention spéciale pour les filles) savent en 3 secondes sortir de la dramaturgie de la pièce de Camus pour nous plonger dans les affres de la création puis nous ramener vers Les Justes.
Bien qu'ovni et sans doute blasphéme pour les puristes, Les Justes de Morin séduisent jusqu'au bout.

 

 

Voir les commentaires

       © Isabelle Dujardin

Voir les commentaires

Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

Archives

Hébergé par Overblog