L'aviateur André Jurieux qui vient de traverser seul l'Atlantique est acclamé par la foule et les médias. Mais il est si déçu de l'absence de celle qu'il aime, Christine de la Chesnaye, qu'il le déclare à la radio. Son ami Octave, pour le consoler, demande à Robert de la Chesnaye, le mari de Christine, d'inviter André à une partie de chasse et une soirée déguisée en son honneur.

Jean Renoir présente un marivaudage dont les héros déploient l'énergie du désespoir. C'est souvent drôle jusqu'au dénouement final.

Il créé des personnages d'une grande liberté dans leurs rapports aux autres. Ainsi, Christine se montre trop familière avec les hommes qui se mèprennent et en tombent amoureux. Les échanges entre tous les personnages sur leurs relations amoureuses, conjugales et adultères sont savoureux. Tout comme ceux des domestiques au sujet de leurs patrons. Renoir dessine ainsi le portrait d'une société de bourgeois et de domestiques totalement irresponsables à la veille de la guerre. Les propos sur les juifs ou les negres, la série de plans fixes sur les chasseurs fusil épaulé, la nationalité de Christine... sont autant de références à l'ambiance de l'époque.

"Dans ce monde, il y a une chose effroyable, c'est que tout le monde à ses raisons." "On est à une époque où tout le monde ment, les prospectus des pharmaciens, les gouvernements, la radio, le cinéma, les journaux. Alors, pourquoi veux tu que nous autres, les simples particuliers, on ne mente pas aussi ?" dit Octave comme pour excuser ses personnages.

Mais ce qui interpelle rapidement c'est la mise en scène de Renoir qui grâce à la profondeur de champs, multiplie les actions en un même plan. Alors que le dialogue se déroule au premier plan, les acteurs de fond de scène deviennent  soudainement au centre de l'action. Le mouvement domine qu'il soit créé par les déplacements de caméras ou par ceux simultanés des comédiens.

Date de sortie : 1939

Voir les commentaires

Je n'ai pas encore vu "J'ai toujours rêvé d'être un gangster" de Samuel Benchetrit.
Mais, j'ai vu sa bande annonce.
Et rien que pour cette bande annonce, Benchetrit-réalisateur a toute ma reconnaissance.
Enfin, une bande annonce intelligente. Enfin, une bande annonce de créateur. Enfin, une bande annonce qui n'est pas un enchainement imbécile d'images par dizaine à la seconde.
Il fut une époque où les bandes annonces étaient de petits films quasi indépendants de ceux qu'elles présentaient. A cette époque, les films étaient en noir et blanc. Tiens, justement comme celui de Benchetrit...

Pour voir cette belle bande annonce suivez le lien ci-dessous :
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18791186&cfilm=110966.html

Voir les commentaires

Sophia Aram propose "Du plomb dans la tête" au théatre de Trévise.
L'histoire : une institutrice vient de se suicider. La directrice de l'école réunit les parents d'éléves en une cellule de soutien psychologique.
Sophia Aram seule en scène interpréte tous les personnages de ce stand up irrésistible.
Bons textes, bonnes vannes, belle interprétation, belle présence, elle nous emmène, dés l'entrée dans la salle, dans son univers d'humour noir. Pour ne rien gâcher, elle est jolie et sympa.
Pour l'instant les représentations sont finies mais elles reprendront au Trévise en septembre.
Ne trainez pas pour acheter vos places, dans peu de temps c'est dans les Zénith qu'il faudra aller la voir...


Voir les commentaires

Rosetta vit dans une caravane avec sa mère alcoolique. Elle se bat, au sens propre comme au sens figuré, pour avoir une vie normale, pour trouver un travail, s'en sortir, seule, sans demander la charité.

La caméra des frères Dardenne suit au plus près Rosetta (Emilie Dequenne impressionnante, Prix d'interprétation à Cannes). A l'épaule pour une première scène de colère et de désespoir impressionnante, puis plus posée, la caméra ne la lâche pas. Son extrême précarité, la dureté de ce qu'elle endure, les coups qu'elle donne, les injustices qu'elle subit, le froid qui la saisit, le poids qu'elle porte... le spectateur ressent tout.

Palme d'Or Cannes 1999

Voir les commentaires

En Afghanistan, dans les années 70, deux enfants, Amir et Hassan, son jeune domestique, sont amis. Ils participent ensemble au concours annuel de cerf-volants.

Marc Foster propose une adaptation bien fade de l'ouvrage de Khaled Hosseini. Le film ne parvient jamais à reproduire la sensibilité du livre. La réalisation est basique, sans grâce, sans signature artistique, l'accompagnement musical est sans finesse et le récit présente une narration bêtement démonstrative, .

Seuls les deux jeunes comédiens, parfaits tous les deux, marquent.

Voir les commentaires

Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

Archives

Hébergé par Overblog