Gwenaël Morin adapte "Les Justes" de Camus au théâtre Bastille.
Il s'appuie sur l'oeuvre de Camus pour démontrer les similitudes de l'engagement des terroristes et des comédiens. Selon Morin, les comédiens tout comme les personnages des Justes s'investissent avec passion et excés et se mettent en danger dans le but de changer la vie.
Ainsi, ce n'est pas tout à fait à une représentation des Justes que Morin nous invite mais à la représentation de comédiens jouant "Les Justes". Deux pièces en une en quelque sorte puisqu'à aucun moment la pièce de Camus n'est éclipsée par le montage de Morin. 
Mais là où Camus ne prend pas vraiment position, Morin, lui, affiche son opinion en dénonçant (de façon un peu enfantine) l' usage de la violence qu'elle soit légale ou non. Lui, il a choisit le théâtre.
Les comédiens parfaits (mention spéciale pour les filles) savent en 3 secondes sortir de la dramaturgie de la pièce de Camus pour nous plonger dans les affres de la création puis nous ramener vers Les Justes.
Bien qu'ovni et sans doute blasphéme pour les puristes, Les Justes de Morin séduisent jusqu'au bout.

 

 

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       © Isabelle Dujardin

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Vu "Paris" de Cédric Klapisch.
Un film choral de plus qui comme 95% des films chorals survole tous les personnages, toutes leurs histoires, sans rien approfondir. Tellement qu'on se fout royalement de ce qui peut leur arriver.

Quant au pauvre Romain Duris, en malade-peut-être-en-fin-de-vie-mais-c'est-pas-sûr et donneur de leçon, il est particulièrement tête à claques.

Même nos chers Lucchini et Binoche ne sortent pas indemnes de cet enchainement de clichés ridicules.

Ca ressemble à du Lelouch dans ses plus mauvais jours. 

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Sur Le Jauréguiberry, un navire militaire d'assistance, le médecin et le commandant échangent leurs souvenirs sur le lieutenant de Willsdorff, ancien compagnon d'armes qu'ils ont côtoyé lors des guerres d'Indochine et d'Algérie. Le commandant a accepté cette mission dans l'espoir de revoir Willsdorff, aujourd'hui pêcheur sur un chalutier au large de Terre Neuve.

Le portrait du lieutenant comme celui du commandant se dessinent au fil des échanges entre les marins marqués par leurs rencontres avec Willdorff. Le personnage de Willsdorff est inspiré de l'histoire du lieutenant Pierre Guillaume. Le messages du film sont assez difficiles à identifier. La mystification du personnage de Willsdorff interroge sur la psychologie de ses hommes. On peut penser qu'il s'agit d'un hommage au sacrifice (l'évocation d'Onoda en entrée de film est une piste), au sens du devoir et de l'honneur, un film sur l'orgueil, l'amitié, le poids de la parole donnée et, on l'espère aussi, sur la folie des guerres coloniales. 

L'ambiance générale du film est très impressionnante, tout comme les prestations de Jean Rochefort, Claude Rich, Jacques Perrin et Jacques Dufilho.

César 2018 du meilleur comédien pour Jean Rochefort, du meilleur seconde rôle pour Jacques Dufilho et de la meilleure photographie pour Raoul Coutard.

Année de sortie en salle : 1977

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Le 7 octobre, Joseph d'Anvers présentait au Nouveau Casino son deuxième album "les Jours sauvages".
Plus rock et pop que son premier opus, qui était assez répétitif et ennuyeux. "Les Jours sauvages" recèle quelques vrais bons morceaux aux mélodies entraînantes et aux textes soignés. En titre phare, "Kids" que l'on peut écouter sur les ondes, pourrait donner à Joseph d'Anvers une reconnaissance publique qui lui manque encore.

Sur scène, d' Anvers fait montre d'une belle présence et d'une réelle attitude rock. Les guitares électriques se font plus présentes que sur le LP et sa voix toujours prenante. Accompagné par de parfaits musiciens, le chanteur a accueili Money Mark, membres des Beasty boys, pour interpréter leur duo "Kids". 
D'Anvers installe rapidement une belle complicité avec le public qui conquis rappellera à trois reprises le chanteur et ses musiciens, pour prolonger cet excellent moment.


Joseph d'Anvers fait partie des nominés pour le Prix Constantin de cette année, ainsi que Barbara Carloti.

 

 

PS : on notait la présence dans le public d'Elsa Lunghini qui devait se dire qu'elle aurait mieux fait de faire appel à D'Anvers plutot qu'au fade Da Silva pour composer son dernier album...
 

 

 

 

 

 

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