cinema

Take Shelter de Jeff Nichols

Curtis vit avec sa femme et sa petite fille, sourde, une vie heureuse. Pourtant, une angoisse chaque jour un peu plus oppressante l'envahit.

Michael Shannon, scrutant le ciel, seul contre tous, est particulièrement impressionnant dans sa capacité à nous faire ressentir son angoisse. Nichols parsème sans cesse le doute. Curtis perd t-il la tête ou perçoit-il ce que les autres ne voient pas ? La petite musique de David Wingo sert parfaitement le doute. Le récit (scénario de Jeff Nichols) est mené avec une efficacité rare de nos jours. La patte d'un grand cinéaste.

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j_edgar.jpgJ.Edgar reste un mystère : quel en est le sujet et qu'à bien pu vouloir dire Eastwood ?

Il semblerait que ce soit le Hoover privé qui intéresse Eastwood. Problème : Hoover ne vivait que pour le FBI et le pouvoir qu'il en tirait. Sa vie privée frolait le néant et son entourage "intime" se résumait à sa mère (castratrice apparement), sa secrétaire dévouée et son fidèle bras droit amoureux transit et platonique semble t-il. Car oui Hoover avait des penchants homosexuels refoulés, tellement qu' Eatswood n'en dit pas grand chose tout en y accordant la plus grande part de son film... Du coup, il n'a quasiment rien à raconter, de fait il ne se passe rien et on s'ennuie ferme. Cerise sur le gâteau, l'Histoire qu'a traversée et fait Hoover n'est qu'effleurée et perdue dans un aller-retour incessant, et quasi sans repère historique, entre passé et présent. Le présent étant celui du grand âge pour Hoover incarné par un Di Caprio, il est vrai, plutôt bon sous son maquillage.


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carnage-polanski-affiche.jpgRoman Polanski adapte au cinéma la pièce de Yasmina Reza "Le Dieu du carnage" : un huis clos bien foutu mettant en scène deux couples venus "régler" les problèmes causés par une bagarre entre leurs deux fils.


La réalisation, bien que sans effet de manche, est suffisament fluide pour que ce théatre passe facilement le cap du grand écran.

L'interprétation est excellente (Christopher Waltz, Kate Winslet et John C Reilly) même si on pourra reprocher à Jodie Foster un jeu un peu trop en force.

Surtout, le texte est percutant, rythmé et d'une belle efficacité.

Même si on ne retrouve pas ici la mise en scène virtuose de "Ghost writer", le plaisir, différent, est bien présent.

Les Polanski se suivent, ne se ressemblent pas mais offrent toujours bien des satisfactions.

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intouchables-affiche.jpg"Intouchables" c'est : 

le sens du récit

une réalisation honorable

l'excellence du casting jusqu'aux seconds rôles

(Anne Le Ny toujours parfaite)

le sourire XXL d'Omar

la grâce de Cluzet

le rire en quantité 

Quant aux messages sur l'handicap, avec ou sans respect, c'est surtout le Driss de banlieue qui est l'objet des railleries.

"Intouchables" est avant tout une bonne comédie, une excellente occasion de se marrer sans trop se poser de question.


 

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toutes-nos-envies.jpgEn entrant dans la salle de "Toutes nos envies", je pensais voir un film racontant le combat de deux juges face aux sociétés de crédit.

En sortant de la salle de "Toutes nos envies", j'avais vu un film contant les dernières semaines d'une jeune mère de famille atteinte d'une tumeur au cerveau, avec en personnage tertiaire une histoire de surendettement.

Alors forcément, ce n'est pas pareil...

Marie Gillain, Vincent Lindon, et les autres sont très bien.

Mais le récit, en plus d'être bancal et peu crédible, n'offre aucun intérêt.

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