cinema

Mouna accompagnée de son fils quitte Béthléem, son mur, ses persécutions et sa violence.
Direction les Etats-Unis. Elle y retrouve sa soeur qui ne rêve que de retourner dans une Palestine magnifiée par ses souvenirs, et y découvre les difficulltés d'être accepter à sa juste valeur dans un pays où, guerre du Golfe aidant, tous les arabes sont musulmans et terroristes.

Nisreen Faourest l'actrice principale et l'atout majeur d'Amerrika.
Le film repose entièrement sur sa force d'interprétation et sa séduction. Elle nous emporte pendant 1h30 et cache (presque) de son immense talent les  faiblesses du film :
une réalisation qui fait souvent dans l' approximation et un scénario au rythme incertain, assez maladroit et un poil caricatural.

Tout cela donne un film étrange, bourré de faiblesses mais tout à fait charmant.

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La scène d'entrée du film et la découverte des gestes rituels de la mise en bière sont les uniques intérêts d'un film sans finesse et sans surprise.
Tout est téléphoné, clicher, jusqu'au dernier quart d'heure affligeant de banalité, du déjà vu. C'est usé jusqu'à la corde.
Tout est lourdingue à souhait d'un bout à l'autre, jusqu'à l'usage systématique d'une musique "tire larmes", tellement systématique que ça en devient risible. La mise en scène sans être mauvaise n'a rien de remarquable. Le film est long, trop long comme un film raté de 2h10.

Si ce n'est l'originalité de la profession du héros, je ne sais ce qui peut expliquer l'engouement des critiques.L'Oscar, lui, m'étonne moins. Les lourdeurs du film ont quelque chose du pire Hollywoodien.

 

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Ce n'est sans doute pas un très grand Ken Loach mais cela demeure un bon moment de cinéma.

L'acteur principal, Steve Evets,est excellent et les apparitions de Cantona (assez peu nombreuses finalement) font mouche àchaque fois.
Les scènes de groupe entre amis, collègues et supporters sont
particulièrement efficaces et drôles. Celles qui évoquent le régne de Canto. intéressent et impressionnent même si on n'est pas fan de foot.

Quant à l'histoire qui oscille entre drame social et fable burlesque, elle a sans doute moins d'importance que les portraits qu'elle offre des protagonistes.
A voir donc pour passer 2h00 sans ennui.


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Un cinéaste, aujourd'hui aveugle, nous fait le récit de son histoire d'amour romanesque et tragique avec la maîtresse d'un riche homme d'affaires.

Dans Étreintes Brisées, il est bien sûr question de cinéma, le cinéaste tournant un film avec sa bien aimée. Un film dans le film. Beau terrain de jeu pour un cinéaste. Et curieusement, Almodovar filme toutes les scènes de cinéma avec un immobilisme tel qu'on y voit du théâtre. La construction du récit est assez poussive. L'ensemble est lent et s'étire dans la longueur (2h09).

Malgré de nombreux éléments intéressants et même réjouissants, le film est suranné, tant dans sa réalisation que dans sa palette de couleurs, ses décors. Ce kitschissisme est génial quand il est accompagné de l'humour et de l' autodérision d' Almodovar. Sans, on n'est pas loin de tomber dans le ridicule. Étreintes brisées manque cruellement d'humour à l'exception des cinq dernières minutes absolument irrésistibles. Cinq minutes consacrées au film dans le film. Un auto-hommage à "Femmes au bord de la crise de nerf". Drôle, pétillant, un brin grossier et vif.
 

 

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1977, Stella, 11 ans, vit avec ses parents qui tiennent un bistrot dans une banlieue populaire de Paris. Elle intègre un collège parisien.

Sylvie Verheyde raconte sa drôle d'enfance/adolescence entre famille d'un milieu populaire et copines de collège mieux loties. Le déterminisme social est au coeur de son récit.

Le contraste entre la petite voix de Stella (Elora Barbara, craquante) et sa description de ce, et ceux, qui l'entourent, de ses doutes et de ses sentences est d'une grande efficacité.

Les scènes dans le bistrot sont particulièrement réussies. Et la réalisatrice filme aussi particulièrement bien l'ennuie et l'immensité des lieux (le collège, les rues de Paris...) dans lesquels est plongée la petite. La B.O. faites de tubes de l'époque accentue l'effet nostalgique. La musique électro de Nousdeuxtheband apporte une note de douceur réconfortante.

Karole Rocher et Benjamin Biolay sont parfaits dans le rôle des parents. A leurs côtés,Thierry Neuvic, Guillaume Depardieu et les jeunes comédiennes, copines de Stella, sont très bien aussi.

Beau et touchant.

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