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Suite au succès remporté par "La Séparation", le distributeur d'Asghar Farhadi ressort en salle "Les enfants de Belle ville", réalisé en 2004.

Akbar, 18 ans, est condamné à mort. Seul salut possible : conquérir le pardon du père de la victime. La soeur d'Akbar et son meilleur ami  vont tout tenter pour l'obtenir.

Ici la tragédie se joue en trois drames intimement liés : la mort programmée d'un adolescent exalté, un amour impossible et le chagrin d'un père inconsolable et perdu.   

On retrouve dans "Les Enfants de Belle ville" ce qui nous avait séduit dans "A propos d'Elly" et "La Séparation" : la peinture de la société iranienne à travers un récit parfaitement tissé. Ici encore, tous les protagonistes sont confrontés aux règles d'une société iranienne où la religion et l'argent font loi.     

Farhadi dessine minutieusement ses personnages confrontés à des situations cornéliennes et dont les raisons d'agir, bien que contradictoires, se justifient. Les combats de chacun dans la peine ou la colère ont tous leur humaine raison.

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share.jpgEn Ecosse, Robbie, jeune papa et délinquant en cours de repentance est condamné à 300 heures de travaux d'intérêts généraux. Il y rencontre d'autres paumés dans son genre et un "éducateur" Henry qui l'initiera à l'art du whisky. Robbie y découvrira la part des anges, celle qui s'évapore des grands crus et celle que l'on vole aux plus riches pour s'offrir une nouvelle vie.

 

Ken Loach, fidèle portraitiste de la classe ouvrière, utilise ici le registre de la comédie pour dire les difficultés de la vie au Royaume-Uni. Avec cette nouvelle histoire de pieds nickelés, il dose parfaitement entre comédie et film social. Ses comédiens, à l'accent écossais à couper au couteau, sont une fois encore excellents.

 

Un Ken Loach plus léger que d'habitude mais pas moins efficace.

 

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holly-motors.jpgMonsieur Oscar (Denis Lavant, toujours aussi impressionnant) entre dans sa voiture et demande "combien de rendez-vous aujourd'hui, Céline ?" Dans cette limousine qui lui sert de loge, Monsieur Oscar enfile les costumes des personnages qu'il aura à interpréter tout au long de la journée dans un monde cinématographique sans caméra, sans frontière et au coeur de la ville.

Léos Carax rend hommage à tous les styles de cinéma et présente un constat amer de ce qu'il est en train de devenir : un cinéma à la carte, sans salle, sans caméra et peut-être bientôt sans comédien.

Un film sombre et nostalgique. Esthétiquement très beau. Déconcertant et prenant. 

 

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rouille-et-d-os.jpgSens du cadre, de la mise en scène, de l'habillage sonore, intelligence du casting, parfaite direction d'acteurs. Goût pour les personnages insolites, borderline. Originalité des idées de scénario.

Marion Cotillard, Matthias Schoenaerts, Corinne Masiero, Bouli Lanners sont impeccables. Chaque scène fonctionne et capte l'attention sans ennui. Doucement, avec délicatesse, Jacques Audiard dessine ses personnages. Il multiplie les scènes, prend son temps, peut-être un peu trop car si aucune scène ne s'étire en longueur, on sent quand même le temps passer. C'est sans doute, le prix de la précision et d'une certaine prévenance. On est d'autant plus déçu par le dénouement, quart d'heure final quelque peu lourdingue et maladroit. Dommage mais pas bien grave.

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Barbara_-_film_de_Christian_Petzold.jpg 

1980, Barbara, médecin à Berlin Est, débarque, après une mutation punitive, dans un hôpital de province.

 

Le film dresse un beau portrait de femme (parfaite Nina Hoss) face à laquelle il place un personnage masculin éthéré d'une fadeur un peu trop appuyée. Elle, tout en profondeur incandescente et retenue, lui, tout en démonstration sans fond. Elle représentant le refus et la soif de liberté, lui la résignation sans discussion.

Le film est à l'image de ces deux personnages, sans réel nuance, parfois trop démonstratif et lourdingue, d'autres fois tellement suggestif qu'il en devient opaque. Du coup, on ne sait pas très bien où il nous méne, si tant est qu'il nous emmène.

Est-ce un film sur la vie en Allemagne de l'Est dont il affiche le flicage permanent de la part des autorités comme des voisins, dont il montre la violence et les conditions de vie spartiates, et l'insolence de l'Ouest si proche ?

Est-ce une histoire d'amour, celle d'un amour si peu partagé qui repose sur une impossible communication et se poursuit sur un malentendu qui semble sans fin ?

Est-ce le portrait d'une femme, combattante, sur fond de dictature communiste ?

A vous de juger.

 

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