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Pater.jpgAlain Cavalier invite Vincent Lindon devant et derrière sa caméra pour jouer à "on dirait que...".

Si Alain Cavalier était Président de la République, il nommerait Vincent Lindon premier ministre.

Si Vincent Lindon était premier ministre, toutes colères dehors, il tenterait de réduire l'écart entre les bas et les hauts salaires.

 

Le spectateur, regarde Cavalier et Lindon se raconter l'histoire qu'ils nous racontent, fabriquer le film dans le film et créer les personnages qu'ils se sont attribués. Ca se prépare, ça se lance, ça s'interrompt, ça hésite et repart. Quand Alain Cavalier fait du cinéma avec Vincent Lindon, c'est du cinéma militant et du beau cinéma. Un film entre reportage et fiction et réciproquement, du cinéma dans le cinéma avec en prime une réflexion et un positionnement politiques.

 

Vous l'aurez compris mieux vaut aimer Alain Cavalier et Vincent Lindon, omniprésents à l'image, pour apprécier ce film ovni qui offrent de grands beaux moments.

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tree-of-life.jpgLa palme d'or 2011 est bien singulière. Mieux vaut être patient et disposer d'un sens de la curiosité particulièrement aiguisé pour se lancer dans les 2h18 du dernier crû de Terence Malik.

Si la mise en scène est remarquable, le propos mystico-existentialiste est à la limite du ridicule. Et lorsque le réalisateur nous propose en entrée la création du monde pour les nuls - big bang et dinosaures compris - en 20 minutes chrono, on salue la beauté des images mais on se demande où Malik veut nous mener et s'il faut prendre cela au 1er degré. S'en suit le portrait toujours remarquablement mis en scène et parfaitement interprété d'une famille Américaine des années 50. La vie d'Américains moyens qui expliquerait la Vie avec un grand V, sa dureté, ses difficultés, son innocence perdue. Toute cette partie offre de nombreuses scènes de toute beauté et même si l'on perçoit quelques longueurs, elle suffirait à composer un film presque réussit. Malheureusement, Malik repart dans ses délires avec une scène finale qui nous emmène dans l'au-delà, une sorte de Paradis blanc à la Michel Berger, et replonche dans le ridicule.

Il faut aussi parler de la voix off qui accompagne toute l'histoire en interrogeant le tout puissant. Elle clame l'étonnante limite du film. Ses questions du genre "où vais-je, d'où viens-je, dans quel état gère, pourquoi t'es méchant alors qu'on est gentil ?" sont incroyablement désuettes.

 

Bref, prix de la mise en scène peut-être, palme non.

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midnight in parisWoody Allen nous invite dans son Paris vénéré, pour une déclaration d'amour a une ville magnifiée par une histoire culturelle et artistique d'une richesse sans pareil. Les artistes qu'elles a bercé sont prestigieux et si la nostalgie vous guide, vous pourrez les rencontrer au virage d'une rue, au douzième coup de minuit. 


"Minuit à Paris" est un film charmant et drôle.

On y retrouve quelque chose du romantisme et de la magie de "La Rose Pourpre du Caire" avec la drôlerie en plus.

On est emporté dans cette histoire de conte de fée.

Le charme fonctionne à plein.

Un pur et très bon Woody Allen.


 

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pina-2.jpgDés la première séquence, un extrait du Sacre du Printemps, on est impressionné. La caméra est sur la scène au plus près des danseurs, à côté d’eux, au-dessus d’eux. Wenders place sa caméra là où celles des reportages sur la danse osent rarement s’avancer. On est au plus près des corps et des visages. Cette réalisation idéale offre un magnifique écrin aux créations de Pina Bausch.

Pour apprécier Pina pas besoin d’aimer particulièrement la danse. Pas besoin d’être féru de cet art pour goûter la beauté des mouvements, l’étirement des corps, l’inquiétant jeu des acteurs que Pina Baush choisissait sans doute autant pour leur qualité de danseurs que pour leur gueule. Que ces chorégraphies soient dérangeantes, émouvantes ou drôles, elles ne laissent jamais indifférent. Il est vrai qu’on se réjouit une ou deux fois qu’il ne s’agisse que d’extraits des ballets et non des ballets complets mais pour le reste, le plus souvent, on aurait aimé poursuivre. La plupart de ces moments de danse sont filmés sur scène avec les décors créés pour la pièce. On peut ainsi voir plusieurs passages de Café Muller et de son décor de chaises ou de Volmond dans laquelle l’eau envahit la scène et danse avec la troupe. Mais les plus beaux passages du film sont sans doute ceux où Wenders sort les danseurs de scène et les plonge dans des décors naturels. Le contraste entre les danseurs et la ville ou la nature qui les entourent sert plus encore la beauté des chorégraphies. On oublie totalement la performance pour ne plus voir que la poésie. De très courts extraits de documentaires montrent la chorégraphe au travail. Les danseurs témoignent également.

Seule réserve au film, l’utilisation de la 3D. Sur la première scène, le sacre du printemps, elle saute aux yeux de façon plutôt positive. Elle participe à notre entrée en scène, à une plus grande perception des corps et des mouvements. Puis, toujours sur les passages filmés en scène, elle agit de façon inégale, donne parfois une image qui au lieu de nous rapprocher au plus près du réel nous en éloigne, une image qui sonne un peu faux. Elle ne gène pas vraiment mais pour le coup n’apporte plus grand chose. Enfin, sur les scènes tournées en extérieur, Wenders, libre de mettre en scène les danseurs, sait trouver les lieux et les cadrages qui serviront pleinement la 3D. Et effectivement l’effet de relief et de profondeur est assez saisissant jusqu’à prendre toute la place et à détourner l’attention du spectateur des danseurs et des chorégraphies… Mais ce n'est qu'un détail. Pina n'en est pas moins un très bel hommage au travail de Pina Bausch et de ses danseurs. Un film intéressant, beau et émouvant.

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1870, Mattie Ross, 14 ans, part à la poursuite de Tom Chaney, l'assassin de son père. Elle engage Rooster Cogburn, un marshall alcoolique. Mais, LaBoeuf, un Texas ranger, est aussi à la recherche de Chaney et de la prime qui va avec.

Hailee Steinfield qui interprète l'ado qui n'a pas froid aux yeux est excellente. Le duo qu'elle forme avec Jeff Bridges est particulièrement réjouissant. Les personnages secondaires que croisent le duo sont aussi fameux. Les frères jouent avec les codes du western, en les suivants avec rigueur et respect tout en les détournant avec une certaine ironie, et présentent également un voyage initiatique.

La mise en scène est soignée et la photographie très belle. Les dialogues sont savoureux. 

Tiré d'un roman de Charles Portos, déjà adapté en 1969 par Henry Hathaway avec John Wayne, ce western revu par les Cohen nous réconcilie avec le genre.

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