cinema

Midnight Special de Jeff Nichols

Aux Texas, de nos jours, Roy fuit avec son fils, épaulé par son ami Lucas.

L'enfant est, comme souvent chez Nichols, le socle de cette histoire de croyance, d'appartenance et de séparation. Michael Shannon acteur fétiche du réalisateur est parfait en père résolu et déchiré, accompagné du jeune Jaeden Lieberher, Kirsten Dunst et Joel Edgerton. Jeff Nichols donne à son Midnight Special la grâce et l'humanité des films de science-fiction des années 80. La candeur et l'efficacité du Spielberg de l'époque sont bien présents. Mais Nichols a sa personnalité propre et nous prouve une fois de plus, après Shotgun stories, Take Shelter et Mud qu'il est un très grand cinéaste. Cette fois encore il va à l'essentiel sans se perdre dans des scènes inutiles ou trop chargées. Tout est dans le ressenti des émotions et des dilemmes de ses héros qui se découvrent au fur et à mesure du déroulement du film. Terriblement efficace.

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L'Hermine de Christian Vincent

Michel Racine est Président de cours d'assises au tribunal de Saint-Omer. Lors d'un procès pour infanticide, il reconnait l'une des jurées : Dite Lorensen Coteret, un médecin dont il était tombé amoureux alors qu'elle le soignait il y a quelques années.

L'Hermine est un film un peu curieux. Il décrit assez précisément le déroulé d'un procès d'assise et le rôle des jurés sans toutefois traiter à fond l'affaire en cours. Ce qui intéresse Christian Vincent c'est la transformation de Michel Racine, Président sans cœur et sans merci, en homme touché par la grâce. Les comédiens, seconds rôles compris sont parfaits. Les échanges entre Fabrice Lucchini et Sidse Babett Knudsen sont charmants mais l'ensemble donne un film un peu bancal. Aussi vite vu, aussi vite oublié.

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Chocolat de Roschdy Zem

A la fin du XIXe et au début du XXe siècle, la vie du clown Chocolat, premier artiste noir a connaître le succès en France. Avec son partenaire Footit, ils sont à l'origine du duo composé par le clown blanc et l'Auguste.

Omar Sy et James Thierrée sont particulièrement justes dans leur interprétation. Les seconds rôles (Frédéric Pierrot, Clothilde Hesme, Olivier Gourmet, Alice de Lencquesaing...) sont parfaits. La reconstitution de l'époque est très réussie. L'histoire de Raphaël Padilla alias Chocolat est passionnante, tant comme exemple du racisme et de l'ignorance qui régnait à l'époque que comme témoignage sur le métier d'artiste. Le film se regarde sans ennui mais quelque chose manque pour créer une réelle émotion.

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Violette, directrice artistique dans le milieu de la mode, rencontre lors d'une Thalasso à Biarritz, Jean-René, informaticien.

On retrouve dans Lolo ce qui fait le style si particulier des films de Julie Delpy : l'autodérision, les blagues en dessous de la ceinture, les dialogues percutants, le rythme, la parfaite direction d'acteurs, les à priori liés aux différences (ici Paris-Province) et un sacré grain de folie. La réalisatrice a eu l'excellente idée de faire appel à un acteur à mille lieux de son univers : Dany Boon qui intègre parfaitement ce cinéma. Vincent Lacoste, Karine Viard et Julie Delpy sont également excellents. L'histoire démarre sur les chapeaux de roue mais perd en intérêt au troisième tiers en laissant place à des événements excessifs et pas vraiment drôles.

Lolo n'atteint pas la qualité des deux Grands films de la réalisatrice Two Days in Paris et La Comtesse.

Date de sortie en salle : 28 octobre 2015

Date de sortie en DVD : 2 mars 2016

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The Big Short d'Adam Mc Kay

En 2005, plusieurs gestionnaires de fond spéculatif découvrent que les obligations immobilières reposent sur un montage extrêmement instable et risquent de s'effondrer. Ils investissent dans des assurances (swap) qui leur rapporteront des sommes faramineuses quand les obligations chuteront. En 2007, la crise des subprimes leur donnera raison.

En racontant comment ceux qui avaient anticipé la crise ont découvert le pot aux roses, The Big Short nous éclaire-sur les magouilles qui ont menées les banques à la ruine. C'est tout simplement effarant.

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