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her.jpgTheodore Twombly, écrivain public spécialisé dans les lettres poétiques, vit seul après une rupture difficile. Passionné par les jeux vidéo interactifs, il acquière un logiciel aux potentiels infinis : Samantha, son OS personnel et intime.

"Her" nous emmène dans un avenir proche, en temps et en aspect. Les difficultés de vivre ensemble sont les mêmes qu'aujourd'hui et l'utilisation des hautes technologies, bien que plus évoluées, semblables à celles que nous utilisons. Du coup, l'aventure que vit Théodore nous parait d'emblée tout à fait réaliste. Spike Jones soigne particulière l'esthétique de son film. Les couleurs chaudes, surtout le rouge prédominent et installent une ambiance cotonneuse. Cette atmosphère associée au choix du  décor, un mix entre  Shangaï et Los Angeles,  évoque l'esthétique de "Lost in translation". La présence en voix off de Scarlett Johanson conforte cette impression. L'actrice n'a jamais été aussi juste que dans cet exercice périlleux qui ne fait appel qu'à sa voix et à la précision de son intonation. Elle est d'une présence impressionnante. Joachim Phoenix est parfait en héros solitaire et romantique. Sur la durée (2h05), le scénario peine mais l'épilogue d'une implacable logique et peu Hollywoodien, finit de nous séduire.

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Grand-Budapest-hotel.jpg 

Gustave H, concierge du Grand Budapest Hôtel et séducteur patenté de ses richissimes clientes veillissantes, est accusé du meurtre de Madame D. Assisté du fidèle Zéro Moustafa, garçon d'ascenseur, il tente de se disculper et de démasquer le coupable.

On retrouve dans Grand Budapest Hôtel, l'univers déjanté et féérique de Wes Anderson. Les décors regorgent de couleur et sont d'une impressionnante et réjouissante minutie. La mise en scène suit le rythme enlevé de cette histoire cartonnesque.

La distribution Hollywoodienne, proche du clin d'oeil, ajoute à la fantaisie du propos. Ralph Fiennes et Tony Revolori sont excellents.

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12_years_a_slave.jpgEn 1841, Solomon Northup, musicien noir et libre de New-York, est enlevé et vendu comme esclave en Louisiane.  

En nous contant cette histoire vraie, Mc Queen réussi le pari de  créer le malaise et l'asphyxie chez le spectateur. Il fait de son film une sorte de catalogue des sévices qui régnaient dans les plantations du Sud. Cela semble son objectif ultime tout le long du film : témoigner de la violence physique de l'esclavage. Et l'effet est réussi, on étouffe et se résigne au rythme de Solomon.

On peut, cependant, reprocher à ce film, très physique, un déficit en psychologie des personnages. Les souffrances du corps l'emportent largement sur celles de l'esprit qui sont très peu exposées. Les relations tissées entre les esclaves ne sont pas non plus réellement traitées et le personnage de Michael Fassbender, en sudiste totalement cinglé, laisse à penser que tous les exploiteurs étaient intellectuellement déficients, ce qui disculperait le rôle de la société toute entière.

La scène finale  qui, sans grâce, fait place à une émotion facile semble d'autant plus superficielle. Il eut été bien plus fort de clore le film sur la scène de la libération de Solomon et "de l'abandon" de ses collègues de détention.

Un bon film mais certainement pas le chef d'oeuvre qu'on veut nous vendre.

PS : le film vient de recevoir l'Oscar du meilleur film

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9-mois-ferme.jpg Ariane Felder, jeune juge stricte et douée, célibataire endurcie, se découvre enceinte de 6 mois sans très bien comprendre comment cela a pu arriver. Ses recherches lui révèlent que le père n'est autre que Bob, criminel "globophage" en attente de son procès. 

Un scénario original et drôle, rien de surprenant venant de Dupontel. On s'attendait moins à la tendresse et le 1er degré qui régnent dans certaines scènes. Cet adoucissant sied parfaitement au monde étrange de l'auteur qui perfectionne ici, encore un peu plus, ses qualités de réalisateur. Le film regorge de plans inventifs, étonnants et beaux.

Sandrine Kiberlain est, comme toujours, parfaite et Nicolas Marié hilarant dans le rôle de l'avocat bégayant.

 

 

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Le-loup-de-Wall-Street---www.zabouille.over-blog.com.jpgDans les années 80-90, Jordan Belfort, trader, fait fortune. Pendant 2h50, Scorsese nous invite à suivre son jeune héros dans ses diverses orgies (sexe, drogue, fric,....). On ne doute pas un seul instant qu'en adaptant l'autobiographie du trader, Scorsese cherche à dénoncer les dérives de la finance. Mais on est moins sûr que tous les spectateurs l'accueillent ainsi. 

En effet, le film bénéficie d'une mise en image rythmée, laissant place à l'humour et un vocabulaire branché (et souvent grossier). L'essentiel des scènes a pour sujet des partouses, des prises de drogue et des virées en yacht. Tout est outré, dialogue et jeu, mise en scène sans distance, sans jugement. Tout cela est-il minable ou cool ? Scorsese se contente de filmer l'outrance. Les scènes d'orgies se suivent et se ressemblent. Jusqu'à l'écœurement ? Du coup, en plus d'être gênés par le parti pris qui semble être "la forme fait le fond", on s'ennuie rapidement. Même la qualité de la prestation de Leonardo du Caprio, excellent comme souvent, finit par lasser.

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