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Frances-Ha-www.zabouille.over-blog.com.jpgFrances, 27 ans, vit à New-York. Apprentie danseuse, depuis un bon moment, elle se laisse vivre tranquillement, sans réel soucis du lendemain. Jusqu'au jour où Sophie, sa colocataire et meilleure amie, donne à sa vie un nouveau tour : une vie sans Frances.

 

La force du film réside essentiellement dans le charme et le talent de la comédienne Greta Gerwig, parfaite dans ce rôle de fille sympa, décalée et un brin paumée. Le scénario, lui, traîne légèrement la patte. Il se laisse vivre comme Frances et du coup, l'ennui s'invite un peu. L'image en noir et blanc est léchée et la réalisation agréable. Mais les références cinématographiques qui challonnent le film (Woody Allen et son Manhattan, Truffaut, Godard ou Carax...) perturbent et rendent difficile la découverte du film comme une oeuvre neuve. Il est compliqué de plonger pleinement dans une histoire lorsque le réalisateur vous renvoie sans cesse à d'autres films. Phénomène largement amplifié par l'utilisation de musiques composées par George Delerue, Jean Constantin ou Antoine Duhamel pour des films de Truffaut ou Godard qui accompagnent quasiment tout le film.

Au final, la sensation est étrange. L'ensemble est agréable, l'héroïne marquante mais l'oeuvre cinématographique semble sans réelle existence propre. Curieux.

 

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the-bling-ring-www.zabouille.over-blog.com.jpgÀ Los Angeles, deux puis cinq grands ados cambriolent les résidences des célébrités qui les font rêver. Objectif : voler les fringues, en garder un peu pour eux, revendre le reste pour se faire de l'argent et au final pouvoir entrer dans les carrés VIP des boites à la mode.

Réalisé, écrit et joué comme une série pour ados, le film n'accroche pas un instant. Le traitement à la va vite des personnages d'ados qui s'avèrent, du coup, bas de plafond et sans profondeur n'aide pas à s'intéresser à l'histoire.

Raté.

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Jesse, écrivain américain, sa femme Céline et leurs jumelles sont en vacances en Grèce chez un ami écrivain. L'amour, la vie à deux, les rapports hommes-femmes sont au centre des conversations.

Richard Linklater présente la suite de Before Sunrise, 18 ans, plus tard. Julie Delpy et Ethan Hawke, toujours excellents, ont bien grandi. Les étudiants ont bien grandi. Film sympathique, très bavard mais pas transcendant.

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l-attentat-www.zabouilleoverblog.com.jpgDe nos jours à Tel Aviv, Amine, éminent chirurgien Israélo-arabe, opère les victimes d'un attentat. Lorsque les autorités Israéliennes, soupçonneuses à son encontre, lui apprennent que sa femme Sihem est le terroriste-kamikaze, Amine refuse d'y croire et mène sa propre enquête.

Le sujet ambitieux, inspiré du livre de Yasmina Khadra, était plein de promesses. Malheureusement, très vite l'ensemble manque de finesse tant dans la construction du récit, que dans la réalisation et le jeu des acteurs. On n'est pas bien sûr que les sous-titres soient à la hauteur des dialogues d'origines mais en tout cas, ils ne sont pas terribles. Le portrait de Sihem est tiré à gros traits. On ne comprend jamais vraiment les raisons d'agir de la jeune femme. 

L'intérêt qui nous reste réside essentiellement dans le contexte géo-politique de l'histoire. Dommage.

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Le-passe---www.zabouille.over-blog.com.jpgPour son premier film français, Asghar Farhadi perd la finesse qui fait son grand talent. "Le Passé" propose un récit laborieux autour d’un secret qui plus ou moins élucidé sera trituré dans tous les sens pour créer une tension un peu artificielle. On n'est pas loin de la surenchère. Les rebondissements, dignes d'un soap opéra, se succèdent en nombre dans un scénario qui n’a pas la fluidité de ceux des précédents films Asghar Fahradi. Tout est sur expliqué, surjoué.

Grand portraitiste, Farhadi met habituellement un point d'honneur à rester neutre, ne prenant le parti-pris d'aucun de ses héros mais n'en condamnant aucun autre non plus. Il reste, ici aussi, d'une certaine façon neutre mais ne fournit que peu d'excuses à son personnage féminin interprété par Bérenice Béjo. Egoïste, immature, pas très bonne mère et régulièrement hystérique, elle n’est pas particulièrement sympathique. Les deux hommes, compagnon rongé par la culpabilité et ex moralisateur, font avec. Côté interprétation, l’Iranien Ali Mosaffa, excellent, survole la distribution.

Après cette grosse déception, espérons qu'Asghar Farhadi retrouvera pour son prochain film toute la délicatesse de ses productions iraniennes.

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