cinema

Nebraska---www.zabouille.over-blog.com.jpgWoody, 70 ans, persuadé d'avoir gagné 1 million de dollars à une loterie du Nebraska, multiplie les fugues. Pour calmer son père, David part avec lui en voiture.

Alexander Payne propose un road movie grinçant et drôle. Les comédiens sont parfaits, particulièrement Bruce Dern en vieux taiseux perché et Will Forte dans le role du fils incrédule et blasé. On regrette le choix du noir et blanc un peu artificiel et le rythme du film trop lent. Mais l'ensemble reste plaisant.

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Dans-l-ombre-de-Mary-Popins---www.zabouille.over-blog.com.jpg1934, Pamela Lyndon Travers écrit son best-seller "Mary Poppins". 30 ans plus tard, après 20 ans de négociation, Walt Disney parvient à convaincre l'auteur de venir dans ses studios pour adapter son livre au cinéma. Pamela Lyndon Travers fera tout pour que le film ne se fasse pas. 

Le titre original du film, "Saving Mister Banks", est bien plus à l'image de son contenu que le très lourd titre français. Car plus que la rencontre compliquée entre Travers, Disney et ses studios, il est question de l'enfance de l'auteur et de la part autobiographique du livre. Toute l'émotion, pas toujours très fine, il est vrai, réside dans l'évocation des rapports de Pamela Travers et de son père. Sans doute que les studios Disney ont un peu arrondi les angles dans la relation entre le maître et l'auteur, sans doute que les rapprochements entre le livre et l'enfance de Pamela Travers sont plus supposés qu'avérés mais ça fonctionne. Et évidemment, mieux vaut bien connaître le film incarné par Julie Andrews pour apprécier totalement ce nouvel éclairage. Les autres pourront admirer les belles prestations de Emma Thompson, Tom Hanks et Collin Farrel.

 

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Dallas-Buyers-Club---www.zabouille.over-blog.com.jpg1985, Ron Woodroof, texan magouilleur, jouisseur et homophobe, apprend qu'il est porteur du VIH. Les médecins ne lui donnent que 30 jours à vivre. Ron fasse à l'échec du traitement par AZT part au Mexique chercher d'autres médications.

A travers l'histoire (vraie) de Ron Woodroof, Jean-Marc Vallée dépeint les premières années SIDA aux USA : les abus des laboratoires pharmaceutiques soutenus par les institutions, l'impuissance des médecins et la création des "Buyers club". Le film ne séduit pas vraiment par l'originalité de son récit : on retrouve les personnages adorés d'Hollywood que sont le sale con qui devient si généreux et du monsieur tout le monde qui se bat contre l'état tout puissant. Son intérêt réside surtout dans le rappel historique sur les premières années SIDA et dans les performances de Matthew McConaughey et Jared Leto tout deux impressionnants.

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her.jpgTheodore Twombly, écrivain public spécialisé dans les lettres poétiques, vit seul après une rupture difficile. Passionné par les jeux vidéo interactifs, il acquière un logiciel aux potentiels infinis : Samantha, son OS personnel et intime.

"Her" nous emmène dans un avenir proche, en temps et en aspect. Les difficultés de vivre ensemble sont les mêmes qu'aujourd'hui et l'utilisation des hautes technologies, bien que plus évoluées, semblables à celles que nous utilisons. Du coup, l'aventure que vit Théodore nous parait d'emblée tout à fait réaliste. Spike Jones soigne particulière l'esthétique de son film. Les couleurs chaudes, surtout le rouge prédominent et installent une ambiance cotonneuse. Cette atmosphère associée au choix du  décor, un mix entre  Shangaï et Los Angeles,  évoque l'esthétique de "Lost in translation". La présence en voix off de Scarlett Johanson conforte cette impression. L'actrice n'a jamais été aussi juste que dans cet exercice périlleux qui ne fait appel qu'à sa voix et à la précision de son intonation. Elle est d'une présence impressionnante. Joachim Phoenix est parfait en héros solitaire et romantique. Sur la durée (2h05), le scénario peine mais l'épilogue d'une implacable logique et peu Hollywoodien, finit de nous séduire.

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Grand-Budapest-hotel.jpg 

Gustave H, concierge du Grand Budapest Hôtel et séducteur patenté de ses richissimes clientes veillissantes, est accusé du meurtre de Madame D. Assisté du fidèle Zéro Moustafa, garçon d'ascenseur, il tente de se disculper et de démasquer le coupable.

On retrouve dans Grand Budapest Hôtel, l'univers déjanté et féérique de Wes Anderson. Les décors regorgent de couleur et sont d'une impressionnante et réjouissante minutie. La mise en scène suit le rythme enlevé de cette histoire cartonnesque.

La distribution Hollywoodienne, proche du clin d'oeil, ajoute à la fantaisie du propos. Ralph Fiennes et Tony Revolori sont excellents.

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