A Tremolat en Dordogne, Hélène, directrice de l'école, rencontre Popaul, le boucher. Ils deviennent amis. Plusieurs femmes sont assassinées dans la région. 

La goutte de sang qui tombe sur la tartine de beurre, le voyant rouge d'un ascenseur d'hôpital qui clignote et s'arrête, la beauté moderne de Stéphane Audran, l'étrange animalité tendre de Jean Yanne... sont inoubliables dans ce film sur les traumatismes des soldats revenus de la guerre (ici celles d'Algérie et d'Indochine).

Chabrol instille une atmosphère glaçante dans sa mise en scène multipliant les plans en surplomb comme si ces personnages étaient surveillés par un être dominant. La musique minimaliste et le travail sur les sons, la proximité des enfants et du danger, l'escalier entre l'appartement et les classes... tout participe à créer cette atmosphère glaçante.

Un des Chabrol les plus formellement remarquables 

Année de sortie en salle : 1970

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L'Alfama (5)

© Isabelle Dujardin

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La Comtesse de Julie Delpy

En Hongrie, entre le 16e et 17e siècle, la comtesse Erzsebet Bathory est une des femmes les plus puissantes de Hongrie. A la tête d'un vaste domaine et d'une grande armée, sa puissance est redoutée de tous et devient même gênante pour le roi. C'est alors que des rumeurs circulent dans la région : la comtesse tue des jeunes filles vierges pour récupérer leur sang et retrouver sa jeunesse.

La reproduction, costumes et décors, sont superbes. La mise en scène et la photo offrent des images captivantes, à la fois belles et inquiétantes. La lumière flatte particulièrement le teint diaphane de Julie Delpy. L'actrice-réalisatrice est bluffante dans ce rôle ambiguë de femme à la fois ou successivement forte, violente, amoureuse et folle. Le scénario mêle habilement les deux versions de l'Histoire : celle qui valide la folie meurtrière de la Comtesse et celle, plus réaliste selon les historiens, du complot pour éliminer une femme trop puissante. Tout dans ce film est mené de mains de maître. Julie Delpy prouve une fois encore, et dans un style tout à fait opposé au très réussi Two days in Paris, qu'elle est une grande réalisatrice et conteuse.

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Le 2 février, Phil Connors, présentateur météo à Pittsburgh, se retrouve à Punxsutawney pour commenter la traditionnelle journée de la marotte. Il est accompagné de Rita, productrice et Larry, cameraman qu'il traite avec mépris comme tous les gens qu'il côtoit. Alors, qu'il a hâte de quitter la ville pour rentrer à Pittsburgh, le blizzard l'oblige à rester sur place. Lorsqu'il se réveille le lendemain, tout se déroule comme la veille. Le surlendemain pareil et ainsi de suite. Il semble condamné à vivre éternellement le 2 février.

Une comédie américaine vraiment drôle et intelligente. Le récit présente tout d'abord un Phil heureux de profiter des avantages de ces répétitions pour abuser de tous, puis essayant toutes les techniques du suicide, avant de se résoudre. Les ellipses permettent de casser toute lassitude dans la démonstration des répétitions. Bill Murray est excellent dans le rôle du sale type, égocentrique et cynique touché par la fatalité et finalement par la grâce. A ses côtés Andie McDowell est parfaite de candeur.

Date de sortie : 1993

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En 1980, les opposants au régime communiste de Fidel Castro sont expulsés vers les États-Unis et Castro en profite pour se débarrasser des prisonniers de droit commun. Tony Montana est bien décidé à reprendre ses activités de truand et se faire une place au soleil.

Brian de Palma propose une version moderne située à Miami et à base de cocaïne du film homonyme d'Howard Hawks (1933) sur les gangsters de Chicago pendant la prohibition.

Une version de très mauvais goût et très violente, qui esthétiquement ne vieillit pas bien. Un film qui dégomme le rêve américain  où les égos surdimensionnes proches de la bêtise dominent tout. A sa sortie, en raison de son extrême violence, le film échappa de peu à la classification X et fut finalement interdit au-moins de 17 ans non accompagnés. On y dénombre 42 cadavres et 226 mots "fuck" prononcés. 

L'ensemble est si outré qu'on peine à garder son sérieux.

Date de sortie en salle : 1984

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