cinema

The-lunchbox-zabouille.over-blog.com.jpgIla prépare chaque jour pour son mari une lunchbox. Elle espère en soignant la qualité de ses plats reconquérir un mari distant. Mais la lunchbox n'est pas livrée à la bonne personne.

Partant de cette simple erreur d aiguillage, Ritesh Batra nous présente une comédie romanesque qui, en plus d'être fine dans le dessin des personnages et son humour, nous propose une immersion dans la vie quotidienne de l' Indien moyen.

Et si ce  voyage accuse quelques longueurs, il nous offre de bons moments et un parfait dépaysement.

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Guillaume-et-les-garcons-www.zabouille.overb-blog.com.jpgEn 2010, Guillaume Gallienne faisait son coming-in au théâtre. Fort du succès de son one man show, Gallienne adapte, réalise et interprète son histoire au cinéma.

Quand Guillaume naît, Mme Gallienne qui a déjà deux fils, a sans doute le regret de ne pas avoir une fille. Pendant de nombreuses années, Guillaume sera persuadé d'être cette fille, jusqu'au jour où sa mère lui parlera de son "évidente" homosexualité.

Le film, moins fin et moins émouvant que la pièce, est beaucoup plus drôle. Les passages mettant en scène Guillaume et sa mère, personnages interprétés tous deux par Guillaume Gallienne lui-même, sont hilarants. Le sens du détail fait beaucoup et créé souvent le rire. Le choix d'une narration depuis la scène de théâtre est moins convaincant et le film y perd sans doute en rythme et fluidité. Mais, la qualité des interprétés, un certain sens de la mise en scène et l'originalité du sujet emportent l'ensemble.

 

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Quai-d-Orsay-www.zabouille.over-blog.com.jpgArthur Vlaminck, jeune homme brillant, est embauché comme scribe  par Alexandre Taillard de Worms, aux Affaires Étrangères. Commence alors la découverte d'un monde étrange, exigeant, fantasque et bourré d'embûches. 

Bertrand Tavernier adapte ici la bande dessinée "Quai d'Orsay" créée par Antonin Baudry alors que celui-ci travaillait auprès de Dominique de Villepin au ministère des affaires étrangères. On découvre les coulisses d'un ministère, l'effervescence qui y régne, l'abnégation des hommes d'état et la mégalomanie d'un ministre.

Le film est à la fois hilarant tant les situations et dialogues sont extrêmement drôles et effrayant tant on imagine que la peinture du ministre est proche de la réalité.

La riche distribution des seconds rôles est excellente (Niels Arestrup, Alix Poisson, Bruno Rafaelli, Julie Gayet, Thomas Chabrol, Anaïs Demoustier, Marie Bunel, Thierry Fremont, Didier Bezace, François Perrot ...). En première ligne Raphaël Personnaz est parfait en candide. Et si on peine un peu avec Lhermitte, qui, bien qu'il ne démérite pas, ne s'efface que difficilement derrière son personnage, la partition qu'on lui donne à jouer n'en est pas moins hilarante.

Les deux heures de film se regardent avec gourmandise et un réel intérêt sans le moindre ennui.

 

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Un-Chateau-en-Italie-www.zabouille.overblog.com.JPGLouise, comédienne quarantenaire paumée, issue d' une grande famille d'industriel italien fantasque, se voit peu a peu séparée des deux grands témoins de son enfance et acteurs de son bonheur : le château familial et son frère tant aimé. Parallèlement, elle rencontre l'amour et tente d'assouvir son désir d'enfant.

 

Valeria Bruni Tedeschi touche au génie lorsqu'il s'agit de mettre en scène sa vie et celle de sa famille de "dégénérés". Cette folie, cette fuite perpétuelle de ses héros désespérés d'eux-mêmes et des autres qui manient l'autodérision dans la désillusion est contée, filmée et interprétée avec un sens du rythme et du dosage rare.

Les scènes qui savent vous émouvoir et vous faire rire dans un même élan ne sont pas légion au cinéma. La cineaste les maîtrise. En plus de son savoir faire de conteuse, VBT sait s'entourer de comédiens excellents dont sa propre mère, Marisa Borini, qui vole presque la vedette à sa fille. Céline Sallette est une fois encore parfaite dans un second rôle exigeant tout comme Filippo Timo dans le rôle du frère adoré.

Un film d'une admirable maîtrise qui vous emporte pleinement.

 

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Blue-Jasmine-www.zabouille.over-blog.com.jpgJasmine, depuis peu veuve ruinée d'un homme d'affaires richissime, débarque chez sa soeur, caissière à San Francisco.

 

Ce portrait de femme et de la "hight society" Américaine dans ce qu'elle a de plus répugnant, offre à Cate Blanchett un rôle d'une grande complexité permettant à la comédienne de déployer sa vaste palette de jeu. Elle est l'atout essentiel d'un film au scénario fluide et aux dialogues ciselés.

On retrouve les psychoses chéres à Woody Allen, ses scènes rapides aux échanges saccadés, ses seconds rôles précis (parfaite Sally Hawkins) et l'humour du maître. Mais ici l'histoire est avant tout grinçante et le personnage de Jasmine nous laisse un sentiment incertain.

Un très bon film de Woody Allen qui n'a pas tout à fait le goût d'un Woody Allen.

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