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quelques-heures-de-printemps.jpgLui, sort de prison. La quarantaine, taciturne, condamné à la réhabilitation, il traîne des pieds sans but précis dans une vie qu'il subit.

Elle, voit sa vie bousculée par le retour de ce fils passif. Septuagénaire, rigide et volontaire, condamnée par la maladie, elle fonce, non sans fragilité, vers la délivrance qu'elle s'est choisie.

Agacés l'un par l'autre, ils vivent, côte à côte, dans l'incommunicabilité jusqu'à l'ultime rencontre.

Bien que la promotion du film soit axée sur le suicide assisté, le thême central du film demeure la relation entre un fils et sa mère. Le film ne tombe quasiment jamais dans la lourdeur qui tend pourtant les bras à ce type de sujets.

Stéphane Brizé réalise de façon assez académique mais en de longs plans séquences qui laissent la place au silence et à l'imperceptible.

Aussi, le film doit beaucoup à ces comédiens. Héléne Vincent est tout simplement magnifique. Lindon, dans un rôle difficile avec peu de parole, est, une fois encore, excellent. Les seconds roles, Olivier Perrier et Emmanuelle Seigner, irradient.

Si le sujet du film vous rebute mais que le beau jeu peut faire votre bonheur, n'hésitez pas.

Le duo "Hélène Vincent Lindon" a lui seul vaut le déplacement.

 

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Considéré comme le 1er film de science fiction, Le Voyage dans la lune,  film mueta été tourné en noir et blanc en1902.

Le film met en scène des scientifiques qui trouvent le moyen d´envoyer des hommes "dans" la lune. Fabrication de l´engin, propulsion, atterrissage dans l´oeil de la Lune, exploration de la lune, affrontements avec les autochtones et retour triomphal sur terre constituent le scénario de ce film burlesque de 14 minutes où Méliès se moque de ces astronomes/explorateurs.

Il existe une version couleur peinte à la main plutot vilaine. Mieux vaut visionner la version en noir et blanc.

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zabouille---camille-redouble.jpgCamille, la quarantaine, comédienne sans réussite, alcoolique et fraîchement séparée du grand amour de sa vie, perd connaissance au 12ième coup de minuit de la St Sylvestre. Elle se réveille en 1985, année de ses 16 ans.

A la lecture du pitch et au souvenir des films déjà vus sur le sujet (Peggy Sue par exemple) on rentre dans le ciné avec une idée assez précise de ce qu'on va voir. Mais c'est sans compter sur l'inventivité et la sensibilité de Noémie Lvovky qui s'approprie ce sujet propice aux grosses blagues pour en faire un film drôle certes mais aussi et surtout délicat et émouvant.

Noémie Lvovsky joue le rôle de Camille à 40 et à 16 ans sans excés de maquillage. La maturité que Camille posséde dans ce voyage dans le temps, Noémie Lvovsky l'affiche volontairement  physiquement. Le spectateur perçoit d'autant mieux le décalage et les émotions qui se présentent à elle : un retour vers le passé plus nostalgique que fantastique.Le casting est épatant. Les confirmés bien sûr Yolande Moreau, Samir Guesmi, Anne Alvaro, Mathieu Amalric, Jean-Pierre Léaud, Denis Podalydes et Michel Vuillermoz mais aussi les "jeunes" Vincent Lacoste, Julia Faure, India Hair et Judith Chemla dont la parenté artistique et physique avec Marie Trintignant est particulièrement troublante.Un très joli film donc.

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vent-mollet.jpgRachel a 9 ans, un père revenu des camps de concentration, une mère juive tunisienne, une grand-mère quasi-mutique et un tas de névroses qu'elle soigne avec une étrange psy. La rencontre de Valérie, copine d'école survitaminée, et de sa mère célibataire, va embellir sa vie et bousculer la léthargie familiale.

"Du vent dans mes mollets" est à la fois drôle et grave et au final poignant. Les dialogues au diapason alternent humour et sensibilité. Le casting est en tous points parfait - Denis Podalydes, Agnés Jaoui (exceptionnelle !), Isabelle Carré, Isabella Rosselini, Judith Magre, deux petites filles extrêmement douées, Anne Lemarchand et Juliette Gombert et les transfuges de la Comédie Française , Elsa Lepoivre, Hervé Pierre et Christian Heck. La psychologie de chaque personnage, délicatement dessiné, compose cette belle comedie-dramatique.

 

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hu.jpgLe 5 avril 2004 a lieu le plus gros braquage de Norvége. Des malfaiteurs militairement armés attaquent la banque Nokas et dérobent 8 millions d'euros.

 

Le film, à la forme assez aride et filmé en quasi temps réel, montrant plus qu'il ne démontre, aurait aussi bien pu s'appeller "Les Pieds Nicklés braquent le pays de Oui-Oui". D'un côté (la police) comme de l'autre (les truands), l'incompêtence est manifeste, comme ci les deux camps découvraient ce jour là leur "mêtier". Les passants-témoins, eux-mêmes, sont sans réaction, pensant à un exercice plutôt qu'à une violence réelle.

 

Ainsi, le film vaut surtout par ce qu'il raconte de la Norvége, concidérée comme un des pays les plus paisibles au monde, et du rapport de celle-ci à la violence. Intrigant.

 

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