cinema

Alors que son mari vient d'être libéré après 4 ans de prison, Emily tombe en dépression. Elle consulte le psychiatre Jonathan Banks qui lui prescrit différents médicaments. 

Ce qui ressemble tout d'abord à un pamphlet contre l'industrie pharmaceutique se révèle être un thriller aux multiples ramifications. 

La mise en scène et la photographie de Soderberg servent parfaitement le malaise, et la manipulation. Jude Law, Rooney Mara et Catherine Zeta-Jones sont parfaits dans des compositions ambigues.

Voir les commentaires

Le-Temps-de-l-Aventure---www.zabouille.over-blog.com.jpg21 juin, Alix, en tournée théâtrale à Calais, revient à Paris quelques heures pour passer un casting. Dans le train, ses yeux croisent à plusieurs reprises ceux d'un homme qui voyage seul lui aussi.

 

Jérôme Bonnell qui a écrit le scénario pour elle, offre à Emmanuelle Devos un beau portrait de femme au terrain de jeu infini. Et comme Emmanuelle Devos est une comédienne géniale, sans doute la plus douée de sa génération, cela marche à fond. C'est un plaisir de tous les instants de la voir à l'écran déployer une palette de jeu si riche sans que jamais on y voit de démonstration. Elle porte le film de bout en bout, jusqu'à nous sauver d'une certaine forme d'ennui. Car en face d'elle se trouve un Gabriel Byrne dont on imagine très mal comment il pourrait séduire Alix en un seul regard. Totalement amorphe, il semble regarder Emmanuelle Devos en spectateur sans savoir qu'il est censé jouer lui aussi. L'émotion que le couple devrait provoquer ne traverse pas l'écran. Même l'usage un peu lourd de Vivaldi et Mozart en soutien des scènes sensibles ne change rien. On regrette d'autant plus, que le réalisateur parsème son scénario de quelques scènes burlesques très réussies portées par Emmanuelle Devos et des seconds rôles dont le toujours excellent Laurent Capelluto.

Un film à réserver donc aux admirateurs d'Emmanuelle Devos.


 

 

Voir les commentaires

Lincoln---www.zabouille.over-blog.com.jpgAlors que la guerre civile déchire les Etats-Unis, Abraham Lincoln s'efforce de faire abolir l'esclavage. Abolition qui rendra au peuple noir sa liberté et à l'Amérique sa dignité et la paix. Sûr d'avoir raison, Lincoln mènera son combat (presque) seul contre tous.

 

Spielberg nous propose un hommage au 16ème Président des États-Unis dans un écrin un peu austère et une ambiance solennelle. Ce film très politique qui se veut pédagogique n'en est pas moins complexe. Mieux vaut être attentif si on veut comprendre les choix stratégiques de Lincoln et des représentants du peuple. Malgré tout on ne s'ennuie pas. On est séduit par le personnage. Les quelques scènes qui s'attachent à l'homme privé suffisent à faire de Lincoln un personnage attachant. L'interprétation de Daniel Day-Lewis est convaincante comme le reste du film. Et ce, sans doute, d'autant plus quand on ne connaît pas en détail cette partie de l'histoire des Etats-Unis.

Voir les commentaires

Hitchcock---www.zabouille.over-blog.com.jpg1959, alors que "La Mort aux trousses" vient de sortir en salle, Alfred Hitchcock est à la recherche du scénario de son prochain film. Il s’intéresse au livre "Psycho" qui vient de sortir en librairie et veut,au grand dam des studios, en faire son premier film d'horreur. Hitchcock, secondé par son agent et son épouse Alma, se lance dans un tournage sans réel soutien de la Paramount.

 

Gervasi s'empare du maître du suspens est en fait le héros d'un roman de gare. Il y a un peu tout et surtout n'importe quoi dans ce film où la relation de couple entre Hich et Alma est au centre de tous les intérêts sauf du notre. Rien dans le contenu du film, comédie romantique à la psychologie de bas étage, ne vient nous sauver de l'ennui. On n'y apprend pas grand chose et on est même un peu gênés par certaines libertés historiques.

Côté interprétation, Anthony Hopkins engoncé dans son double menton ne disparait jamais tout à fait. Heureusement Helen Mirren et Scarlett Johanson sont parfaites et offrent les rares bons moments de ce film d'autant plus mauvais qu'il s'attaque à un monstre sacré du 7ième art.

Voir les commentaires

wadjda.jpgDe nos jours, à Riyad, Wajdja, 12 ans, moderne, dégourdie et indépendante, dénote au milieu des jeunes filles de son âge. Elle rêve de s'acheter un vélo pour faire la course avec son ami Abdallah. Mais, en Arabie Saoudite, une jeune fille comme il faut ne fait pas de vélo. 

Cette histoire simple permet à Haifaa al Mansour de montrer le quotidien des familles d'Arabie Saoudite. Un pays mené par des traditions archaïques et séduit par un modernisme de plus en plus présent. Si les femmes sont les premières victimes de ces traditions, les hommes n'en subissent pas moins cette pression mais ni elles, ni eux, ne semblent prêts à se lever pour s'en détacher totalement. Le récit d' Haifaa al Mansour est fluide, distrayant et édifiant. Un beau film.

Voir les commentaires

Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

Archives

Hébergé par Overblog