cinema

Django-Unchained.jpg

Dans le sud des États-Unis, en 1858, le Dr King Schultz, un chasseur de primes allemand, anti-esclavagiste, achète Django, un esclave qui peut l’aider à identifier les bandits qu’il recherche. Schultz promet à Django, qu'en échange, il l'aidera à retrouver sa femme, esclave elle aussi.

 

Tarantino nous offre, dans les deux premières heures de son film, du très grand cinéma. Mise en scène superbe, parfaite maîtrise du récit, dialogues ciselés, dosage précis des émotions et accompagnement musical aux petits oignons. Christoph Waltz est exceptionnel, Jamie Foxx assure avec finesse l'évolution de son personnage et Di Caprio campe le méchant avec grand talent.

Tarantino, tout en conservant ce qui fait sa patte - humour et décalage - propose un cinéma plus classique, plus tenu, comme si la part historique et émotionnelle de son sujet l'imposaient. Ces deux premières heures sont admirables et passent en un éclair.


Puis, après avoir tenu les trois quarts de son récit sans le moindre écart, Tarantino lâche la bride et se fait totalement plaisir. C'est le moment de la vengeance et tout est permis. La série B, qu'il affectionne tant, s'impose. Le "too much" envahit chaque plan : les litres de sang coulent à flots et les morts ne tombent plus mais explosent sous les balles (bruitage à l'appui). Alors évidemment, on en rigole mais on en veut à Tarantino de gâcher un peu l'admiration suscitée par les deux premières heures d'un film qu'il faut absolument aller voir quoiqu'il en soit.




Voir les commentaires

En 1915, Andrée Heuschling vient se proposer comme modèle à Auguste Renoir. Le peintre, qui vient de perdre sa femme et qui a deux fils à la guerre, peint chaque jour, malgré la vieillesse, son corps meurtrie et ses mains déformées par le temps, cherchant sans cesse à capturer la beauté qui l'entoure.

Beauté des images gorgées de couleurs, réalisation jouant sur les profondeurs de champs et les flous, travail remarquable sur la lumière, c'est par l'image que le film séduit d'emblée.

Michel Bouquet, toujours grand, campe Auguste au crépuscule dont la soif de vie est intacte. Vincent Rottiers, futur grand, incarne un Jean sensible et élégant. Tous les deux forment un beau duo père-fils.

Le récit lent et contemplatif manque malheureusement de ressort pour éviter totalement l'ennuie.

Voir les commentaires

Sugar-Man-www.zabouille.over-blog.com.jpgAux Etats-Unis, dans les années 70, Sixto Rodriguez, personnage étrange, enregistre deux albums qui ne rencontrent aucun succès. Pourtant, à l'autre bout du monde, en Afrique du Sud, la jeunesse assoiffée de liberté s'échange ces chansons sous le manteau. Mais de cette Afrique sous "embargo" pour cause d'apartheid, aucune information ne sort et Rodriguez n'a pas vent de cette réussite. 

Cette incroyable histoire de génie de la musique incompris de ses citoyens et vénérés au bout du monde semblerait un peu ridicule sortie de l'imagination des prolifiques scénaristes d'Holllywood. Mais la réalité est parfois plus romanesque que la fiction et le destin de Rodriguez est bien réel. Cela donne un documentaire captivant, émouvant et musicalement très agréable. Car le musicien a du talent et ses mélodies sont bien agréables.

A voir et à écouter !

Voir les commentaires

Dans le monde des ours, Célestine, une jeune souris orpheline maltraitée, rencontre Ernest, ours artiste musicien affamé. Tous deux vont s'entraider.

L'adaptation cinématographique du roman de. Daniel Pennac, déjà adaptée en bande dessinée, conserve la beauté pastelle des dessins de Benjamin Renner. Drôle, émouvant, terrifiant, poétique et politique, Ernest et Célestine est un ravissement. Ses multiples niveaux de lecture réjouiront enfants et adultes.

 

 

 

Voir les commentaires

Argo1.jpgTéhéran, le 4 novembre 1979, l'ambassade des Etats-unis, représentant le diable Américain désigné par Khomeini, est envahie par des manifestants Iraniens. Six américains parviennent à s'échapper et se réfugient chez l'ambassadeur du Canada. Pour ex-filtrer ses concitoyens, la CIA, aidé par Hollywood, invente un tournage de film de science-fiction en terres d'Iran.

Ben Affleck, devant et derrière la caméra conte cette réelle affaire d'état sortie du secret par Bill Clinton en 1997. Il reconstitue cette histoire incroyablement loufoque en dosant parfaitement thriller et comédie, humour et suspens. Le montage alterne une mise en image sombre et tendue sur les scènes en Iran et à la CIA, et flashy et ironique sur Hollywood. Cette alternance entre premier et second degré est parfaitement dosée et le suspens vous tient en haleine jusqu'au bout. Seul bémol, les dix dernières minutes tout à la gloire du héros Américain, tarte et patriotico-concon qui jurent dans cet équilibre. On ne sait trop si Affleck se moque encore ou se fait rattraper par le piège d'Hollywood, véritable héros de cette histoire aux côtés des Etats-Unis quelque peu manipulateurs et des très sauvages Iraniens... 

Voir les commentaires

Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

Archives

Hébergé par Overblog