<< < 10 20 30 40 50 60 70 80 81 82 83 84 > >>

theatre - danse

L' envoutant théâtre des Bouffes du Nord accueille Joel Pommerat qui propose "Cet enfant".
Cette pièce a été écrite en 2002 sur la commande de la Caisse d'allocations familiales du Calvados, qui a proposé à Joël Pommerat de rencontrer des femmes vivant dans des cités. De ses rencontres, l'auteur a écrit une dizaine de tranches de vie mettant en scène la difficulté d'être parent.
Les histoires peu originales sont trop prévisibles. Les dialogues tout à la fois simples et trés écrits semblent artificiels. Ainsi la vraisemblance ne semble pas être là préoccupation première de Pommerat qui a pris le parti de sonoriser les acteurs et de légérement décaler le son de leur voix, créant ainsi une sensation d'irréalité. Un léger voile de lumière est glissé entre les spectateurs et les acteurs, intensifiant plus encore le côté préfabriqué de la pièce.
La mise en scène prend toute la place, remisant au second plan le sujet traité. 
Une question vient alors : pourquoi s'être frotté à la vie des femmes des cités pour en tirer un objet aussi fardé et volontairement éloigné de tout réalisme ?

Voir les commentaires

En ce moment et jusqu'au 25 mars, le théatre Bastille présente « Elizaviéta Bam ».
Elizaveta Bam, se trouve dans son appartement quand deux policiers lui ordonnent d’ouvrir la porte. Ils viennent l’arrêter. Elizaveta se réfugie alors dans un univers entre cauchemar et folie douce.
Cette pièce, écrite en 1928 par 
l’auteur russe Daniil Harms, est ici mise en scène par Alexis Forestier qui déploie une scénographie impressionnante très riche, faite de panneaux mobiles, de vidéos et d'un accompagnement sonore soigné. Cette mise en scène présente une chorégraphie précise qui a dû exiger des comédiens nombreuses heures de répétition.
Malheureusement, si l'entrée en matière est plutôt réussie, l'ensemble s'essoufle vite et les effets sonores laissent place à la musique spécialement composée pour l'occasion, interprétée par les comédiens avec plus ou moins de bonheur. La musique cannibalise tout, jusqu'au texte qui passe au second plan (on rate beaucoup de paroles). La confusion ne semble plus du tout orchestrée, maitrisée.
Original mais pas aboutie.

 

Voir les commentaires

Au théatre Bastille, depuis le 23 février et jusqu'au 1er mars, se danse la Pudeur des icebergs du chorégraphe québecquois Daniel Léveillé. Le thème : la vie sociale...
Sur scène, 5 danseurs et 1 danseuse nus. Chorégraphie saccadée et répétitive, sorte de danse tribale ou suite de mouvements de gymnastique, quelques portés à l'effort physique impressionnant et l'attente qu'il se passe autre chose.
Intriguant le premier quart d'heure et puis très vite ennuyeux.
Reste la performance des danseurs.

Ci-dessous un extrait vidéo :
http://www.danielleveilledanse.org/pdi_vid.htm

Voir les commentaires


Depuis le 22 janvier et jusqu'au 11 février, au théatre de La Bastille, se joue "L'Enfant froid" de Marius Von Mayenburg. Il s'agit donc de théâtre contemporain. 

Déjà, vous visualisez les acteurs se jetant par terre, se tapant dessus, se balancant le décor à la gueule, éructant, vomissant et finissant à poils... ?
Bonne pioche !  Tout y est, avec en prime une bonne dose d'humour et une belle série de lancer d'oranges. L'occasion de découvrir que c'est visuellement impressionnant une orange qui explose contre un mur.
Vu comme ça, vous étes en train de penser que c'était nul cette pièce. En fait pas tout à fait. La forme est effectivement assez violente et choquante comme il se doit aujourd'hui dans le théatre qui fait réfléchir... Mais, on voit dans cette violence et cette provocation plein de significations-dénonciations qui sont sans doute très loin des réelles préoccupations de l'auteur. Mais peu importe l'essentiel est qu'on puisse y lire quelque chose. 
Le sujet ? à peu près, la violence dans le cercle familial avec en filigrane quelque chose du genre la violence qui se cache blesse plus que celle qui se voit.
A moins que ce soit autre chose...

Voir les commentaires

Catherine Frot est une fille géniale. Y'a pas mieux pour vous sauver une soirée.
A la Comédie des Champs Elysées,  elle interprète le rôle principal de la dernière création du hyper trop tendance Florian Zeller. Dans "Si tu mourais...", on suit une femme récemment veuve qui découvre dans les papiers de son mari des raisons d'imaginer qu'il avait une maitresse. Le doute s'installe et salit 20 ans de vie commune. Elle se lance dans une enquête entre découverte génante et parano.

Catherine Frot est de toutes les scènes alternant gravité, désespérance, dérision, drôlerie et folie douce. Elle porte avec grâce la pièce qui elle ne restera pas dans les annales. Zeller enfonce les portes ouvertes de l'adultère et du mystère de l'absence et nous gratifie de
quelques répliques pseudo philosophiques pathétiques digne du journal intime d'un ado boutonneux.
Heureusement quelques saillies assez drôles parsément le texte et réveillent notre intérêt


L'heure et demi file sans ennui véritable bénéficiant d' une excellente mise en scène faite de tableaux qui s'enchainent comme les pièces d'un puzzle qu'on assemble. Michel Fagadeau, le metteur en scène, donne ainsi corps à un suspens assez peu exploité dans le texte.
Robin Renucci qui interprète le mari disparu est parfait d'élégance (même si Zeller lui fait dire à 2 reprises "tu as l'air inquiètE"...), Chloé Lambert s'en tire assez bien malgré des répliques un peu ridicules. Quant à Bruno Putzulu qui hérite d'un personnage bien fadasse, il sonne faux d'un bout à l'autre de la pièce. Celle-ci se termine sur un double rebondissement grotesque qui nous donne le coup de grâce.

Alors, vient le moment des saluts et on s'accroche au sourire et à la grâce d'une Catherine Frot magicienne de la soirée.

Voir les commentaires

Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

Archives

Hébergé par Overblog