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theatre - danse

Vu vendredi au théatre Bastille, "Basso Ostinato" par la companie Caterine Sagna.
Caterine Sagna, chorégraphe italienne, mèle dans ses créations, théatre et danse.
Deux types, puis un troisième,  discutent, autour de pas mal de verres, d'une de leur expérience coquace de la danse à la Scala. La scène se répète à plusieurs reprises mélant crescendo à leur propos, des pas et mouvements de danse de plus en plus violents. Les comédiens à l'accent italien manient un texte qui se découd au fil de la pièce et qu'ils finiront par manger sous forme de papier et d'alccol pour mieux le vomir un peu plus tard...
Danseurs exceptionnels, ils impressionnent dans une chorégraphie énergique et agressive. La lumière et la berceuse d'accompagnement sont plutôt hypnotisantes et participent à nous faire entrer dans la pièce.
Le décor est on ne peut plus simple. La scène est nue si ce n'est une table et trois chaises posées au premier plan qui gêneront la vue d'une bonne partie des mouvements de danse... On note une jolie astuce de scénographie : quand la mise à mort approche, que même les objets tombent et se rompent, des brassards noirs sont posés sur le mobilier et sur la scène.

Je ne suis pas bien sûre d'avoir compris quel était le propos de "Basso Ostinato". Ce que j'y ai perçu me semble trop pauvre pour ne se résumer qu'à ça... Car j'imagine toujours que plus la forme d'expression est originale et provocante, plus le sens est profond. Peut-être me trompe-je ?
En tous cas, il m'eut fallu une interprète pour pouvoir apprécier le spectacle car j'ai été en quête de sens tout le long.
Un spectacle trop intello pour moi peut-être. C'est forcément intello puisqu'il y a du vomi, nan ? 

 

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Franky O'Right débarque tout droit de Las Végas. Là-bas il jouait dans le cabaret le plus petit de l'ouest américain. Look d'Italo-Américain, cheveux très gominés, petite moustache, costume trop grand, Franky vient à Paris apporter, en version originale, le rêve, les paillettes, la magie de Las Végas ! Si Franky n'est pas tout à fait au point, il a plus d'un tour dans son sac.


Franky O' Right c'est Alexandre Pavlata artiste multi-facettes issu du cirque et au CV déjà bien garni. Vous dire quel genre de spectacle il nous propose là, est au dessus de mes compétences :
Stand up ? Sans doute
Cabaret  ? Aussi.
Mime ? Oui
Cirque ? Pourquoi pas.
Un peu de tout ça et quelques petites choses autres aussi.

Son spectacle doit beaucoup à son entrée en matière. Véritable chauffeur de salle, il s'approprie dés le premier quart d'heure le public déchainé. Bons mots sur les Américains et ces "french intellectuals", pas de danse, distribution de cigarettes, bières, joints, cocaïne, héroïne et ecstacy afin que l'assistance soit la plus détendue possible et prête à accueillir "the show". Certainement la meilleure partie du spectacle plutôt hilarante et à la fin de laquelle il finit totalement nu, s'étonnant que le public ne soit pas dans le même état que lui.

Le public prêt, le "show" de Francky o'Right peut commencer. Re pas de danses, pirouettes, tours de magies ratés à la poésie ringarde, french hommages se succèdent, jusqu'à une interprétation très personnelle et pas trop mal de Roméo et Juliette, Roméo étant Francky et Juliette sa main droite.
Le personnage de Francky est plutôt drôle et l'énergie du comédien assez communicative. Il joue beaucoup avec le public dont il encourage les interventions et relève le défi de présenter un spectacle entièrement en anglais et compréhensible par tous. Le public semblait ravi.
Cependnat, le spectacle gagnerait en efficacité en étant un peu moins répétitif (trop de moment musicaux sur lequel Francky danse) et souvent facile. C'est du grand guignol (qui ravierait sans doute le Patrick Sébastien du samedi soir.).
Aussi, j'y ai parfois perçu la couleur du remplissage. Ce qui est dommage pour un spectacle qui ne dure qu' 1h15...
*Francky revient à l'Européen du 5 au 31 décembre MAJ du 15 février : Francky est toujours à l'Européen jusqu'au 31 mars et accessoirement chez Denisot ce soir*

 

 

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"En écrivant ce spectacle, je me suis autorisé à ne pas aller jusqu'au bout de mes phrases" nous prévient Ben.
"Aussi," ajoute-il "vous vous rendrez compte que souvent ces phrases ne sont pas cohérentes. Par exemple, ce midi j'ai mangé une cuisse de poisson n'est pas une phrase cohérente. Non pas que cela n'ait pas été bon bien au contraire c'était délicieux. mais ce n'est pas une phrase cohérente".

C'est ainsi que Ben introduit son stand-up basé sur l'absurde.
Ben a plus d'une idée en tête et les abandonne souvent pour mieux y revenir. De ruptures en divagations, ouvrant parenthèse sur parenthèse, il part dans un sens, revient dans l'autre mais retrouve toujours son idée de départ relevant l'exploit de ne pas perdre son public en chemin.
C'est inventif, poétique et original. Dans ce spectacle très bavard (le texte joue le premier rôle), le silence tient une part importante et intervient souvent et longuement. Ainsi, Ben oubliant ce qu'il fait là, se retourne pour essayer de voir ce que tout le monde fixe ainsi dans sa direction, vient s'installer dans la salle pour ôter ses chaussures qui lui font mal au pied et retrouvant ses esprits revient sur scène.
Que sa mère s'appelle Jean-Jacques et qu'il marche les pieds dans les poches ne sont que des détails sur lesquels il ne s'arrête pas car le rire suivant arrive très vite.


Ben, je l'ai découvert il y a 2 ou 3 ans déjà au Café Oscar. Tous les mercredi soir, de jeunes comiques prometteurs se partageaient la scène présentant chacun deux sketchs. Ben sortait déjà largement du lot, à tel point que nous l'avions suivi jusqu'à la Providence cette fois pour le stand up en entier.
Le spectacle a un peu changé depuis. Quelques suppressions et ajouts dans le texte de-ci, de-là, donnent du rythme et créent un peu plus de folie encore. Aussi, il y a maintenant une vraie mise en scène créé par Philippe Lelièvre.
Cerise sur le gâteau, Ben est un grand gars, assez distingué, brun, 26 ans et joli garçon. Ainsi, en plus d'être un comique drôle (c'est pas évident pour tout le monde...), poéte, intelligent, il est agréable à regarder.
Tentant, non ?

PS : Ben est au Palais des Glaces du mardi au samedi jusqu'au 30 décembre. Prix des places à 15€ pour les adhérents Fnac.

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C'est un Jacques Weber sans nez et en costume de ville, qu'on retrouve sur la scène du théatre de la Gaité Montparnasse pour un Cyrano revisité et escamoté.
Le décor se limite à celui d'un bistrot sans époque et à un ecran de ciné qui diffuse, entre les scènes, le muet "Cyrano de Bergerac" d'Antonio Genina (1924).
Weber s'est gardé le rôle titre ainsi que ceux de De Guiche, Montfleury et Ragueneau (un accessoire associé à chacun des personnages, permet de s'y retrouver). Il est accompagné de deux comédiens excellents, Anne Suarez et Xavier Thiam, interprétant les autres rôles dont bien sûr ceux de Roxane et Christian, et d'une pianiste accompagnant notamment les interludes réservés au film muet.

Jacques et Christine Weber ont ainsi découpé l'oeuvre de Rostand pour n'en garder que les "meilleurs morceaux", une sorte de compil., d'une heure trente quand même. La chronologie respectée permet de rendre l'ensemble toujours compréhensible même si cela est plus simple si on connait déjà l'oeuvre originale. Le spectacle reste agréable car la plume de Rostand fait toujours effet et que les comédiens sont très bons. La mise en scène parfois très coquace (notamment la scène du duel avec le vicomte dite à deux voix et chorégraphiée "à la fin de l'envoi, je touche") peut dérouter.
On peut aussi se demander s'il est juste pour l'auteur d'escamoter ainsi un si bel ouvrage. Aussi, à force de raccourci ne perd-t-on pas en intensité ?
Dans la scène finale celle de la révélation et de la mort de Cyrano, la magie n'opère pas. La petite musique triste doit sans doute nous aider à nous émouvoir mais cet artifice, en version normale inutile, ici agace. Aussi, les éclairages pleins phares n'aident pas dans une scène où le soir tombe et où la pénombre joue un rôle clé. Même les acteurs n'y sont pas.
Ce ratage final achêve de nous convaincre que cette version a peu de coût, sans être ratée, a assez peu d'intérêt.

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Vous allez à Londres ? Vous voulez vous y offrir un bon spectacle ?
Si les comédies musicales à 120 livres la place vous rebutent, courez au Vaudeville Théâtre. Les meilleures places sont à 38 livres, les moins bonnes restent excellentes car le théatre est petit.
Il s'agit donc  de Stomp, un spectacle détonnant. Drôle, spectaculaire et musical.
8 comédiens - musiciens - acrobates dansent et jouent de la musique avec des ustensiles du quotidien : balais, bassines, briquets, éviers, ventouses pour déboucher ce que vous voulez...
Les saynètes s’enchaînent, drôles, poétiques, physiquement spectaculaires.
Sur scène, pas un mot, tout passe par le rythme, le geste et les expressions des visages. Une partition précise à tous les niveaux. Ainsi, il ne s'agit pas uniquement de taper sur des grosses caisses, les murmures et frôlements sont tout aussi importants.

A priori ça fait peur 1h30 de ce genre de choses et pourtant cela file comme un éclair et lorsque la fin arrive on en redemande encore !

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