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theatre - danse

Sophia Aram propose "Du plomb dans la tête" au théatre de Trévise.
L'histoire : une institutrice vient de se suicider. La directrice de l'école réunit les parents d'éléves en une cellule de soutien psychologique.
Sophia Aram seule en scène interpréte tous les personnages de ce stand up irrésistible.
Bons textes, bonnes vannes, belle interprétation, belle présence, elle nous emmène, dés l'entrée dans la salle, dans son univers d'humour noir. Pour ne rien gâcher, elle est jolie et sympa.
Pour l'instant les représentations sont finies mais elles reprendront au Trévise en septembre.
Ne trainez pas pour acheter vos places, dans peu de temps c'est dans les Zénith qu'il faudra aller la voir...


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bonnaffe.jpgDans l'Oral et Hardi, Jacques Bonnafé met en scène des textes du poètewallon Jean-Pierre Verheggen. Les textes sont drôles, intelligents, riches, bourrés d'astuces. Mieux vaut avoir les idées claires si on veut suivre car c'est rapide, très rapide.
Bonnafé est impresionnant, très physique dans son interprétation et magnifique de tendresse et de drôlerie. Réjouissant.

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 Melk Prod est la troupe de comédiens-danseurs de Marco Berrettini dont la dernière création s'inspire de son voyage effectué en Nouvelle Orléans en mai dernier. Dés l'entrée dans la salle, le ton est donné. Les comédiens sont déjà en scène chapeau de cow-boy, paillettes et lunettes de soleil kitch sur le nez, installés autour d'une table de poker. Ils sont à la New-Orléans où les questions existencielles du type : "Beignet à la crême ou café ?" "Casino ou boite de jazz"... fusent.

S'en suit une évocation de l'obésité so typiquely Américaine (à deux comédiens dans un tee-shirt XXXXL), celle d'un voyage en mini van qui donne mal aux fesses, de la visite d'une plantation sous parodie express d' Autant en emporte le Vent , de la messe avec prédicateur et entrée en transes...

Si on sourit parfois, l'ensemble est trop grossier ou finalement pas assez outrancier pour que le rire nous prenne.

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mendiant.jpgLe rideau se lève. Nous découvrons Zand, écrivain, qui a 32 ans aujourd'hui. L'idée d'être plus âgé que ses modèles le terrifie. Il voudrait avoir le talent d'un Balzac. Il raconte à ses parents qu'il a écrit une pièce qui parle d’un imbécile et d'un meurtre. Nous basculons alors dans la pièce de Zand, où nous retrouvons Zand lui même qui travaille pour l'appareil d’État. Intervient alors Fédor, lui aussi écrivain et victime d’une purge.

C'est à peu près à ce moment-là que la fatigue m'a envahie. Faut dire que
les fauteuils du théâtre de la Colline sont particulièrement confortables surtout . après une bonne journée de boulot...
Je peux tout de même vous dire que 
"Le mendiant ou la mort de Zand" est une pièce de Iouri Olecha auteur Russe méconnu disparut en 1960. La mise en scène de Bernard Sobel est riche et au diapason avec la construction non linéaire du récit. Les comédiens évoluent sur un plateau tournant donnant une certaine sensation d'ivresse et de rêve. Des paravents colorés délimitent les pièces et appartements,
cachant des portes d'entrée ou de placards.
Au final, après 2h50 de pièce..., Fédor prendra la place de Zand, son travail et sa femme.

*Je ne peux pas vous dire si j'ai aimé la pièce vu que j'ai eu toutes les peines du monde à me concentrer et que j'ai un peu perdu le fil en cours de route....*

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Le théatre Marigny présente, jusqu'au 2 décembre, "La vie devant soi" de Romain Gary.
En adaptant ce livre culte et déjà cinématographié avec le monstre Signoret, Xavier Jaillard prenait de gros risques. Le livre doit beaucoup à l'écriture espiègle et riche de Gary et le "réduire" à une pièce de théâtre semblait hasardeux.
C'était sans compter sur le talent de Didier Long, metteur en scène décidément très inspiré. Sa mise en scène enrichie de vidéos et musiques accompagne et complète parfaitement l'intelligent découpage de Jaillard. La voix off reprenant le livre assure les liaisons entre les scènes, clarifiant l'évolution des personnages et amplifiant une émotion déjà bien installée par les comédiens.
D'abord, les deux seconds rôle, le père interprété par Magid Bouali qui en une scène fait mouche et bien sûr le bon docteur Katz, interprété par Xavier Jaillard lui-même également très bon. Ensuite, Aymen Saïdi, le Momo, narrateur de son histoire d'amour avec Madame Rosa. Malheureusement, fréquemment faux parce qu'il crie plus souvent qu'il ne joue. Dommage, car lorsque son jeu se fait murmure il touche juste.
Et puis, et surtout,  Myriam Boyer en Madame Rosa. Telle qu'on avait pu l'imaginer à la lecture du livre. Tout en lourdeur, peur et folie. Entre raison, tolérance et infinie tendresse. Oscillant entre le plus beau et le plus laid. Myriam Boyer est simplement magnifique.
A elle seule, elle justifie l'existence de la pièce
.

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