SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 15:36

Affiche Audition site2Trois comédiens ont été convoqués pour passer une audition. L'attente est longue et le mystère s'épaissit : quelle est l'objet de cette audition ? Est-ce du théâtre ou un peu plus que ça ?

Une pièce étrange qui nous mène on ne sait trop où pendant 1h30 pour finalement n'arriver nulle part.

L'histoire particulièrement décousue tente une mise en abîme multiple et inaboutie. La pièce part dans tous les sens et à force de vouloir trop en dire finit par ne pas dire grand chose.

Plusieurs bonnes répliques nous rappellent que d'habitude l'auteur, Jean-Claude Carrière, a  du talent.

Heureusement, il y a trois comédiens principaux parfaits d'autant plus excellents que la pièce, vous l'aurez compris, a peu d'intérêt. Jean-Pierre Marielle est parfait en lui-même. Manu Payet se révêle être un comédien subtil et juste. Quant au rôle féminin, il est tenu par Audrey Dana qui, espiègle et drôle, se promène nonchalamment dans ce curieux univers.

Sans ces trois comédiens, la soirée eut sans doute été pénible.

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 16:17

les_39_marches.jpgRichard Hannay assiste à une scène de panique dans un Music Hall Londonien et se retrouve chez lui avec une jeune femme mystérieuse.

Ainsi débute le film d'Alfred Hitchcock et c'est ainsi que débute la pièce mise en scène par Eric Métayer sur la petite scène du théatre de la Bruyère.

Toute la pièce est incroyablement fidèle au film jusqu'aux poursuites dans la lande Écossaise.

Difficile d'exprimer l'immense plaisir ressenti à la vue de cette pièce sans en dévoiler son ingéniosité et la force de ses surprises. L' histoire d'Hitchcock qui n'était déjà pas dénuée d'humour devient ici burlesque.C'est tout simplement réjouissant d'un bout à l'autre. 

L'ingéniosité de la mise en scène, bourrée d'idées inattendues, fait hurler de rire. Les comédiens sont parfaits. Au nombre de 4, ils interprêtent tous les rôles et Eric Métayer s'en réserve prés de 70. Un vrai marathon, à l'image de ce que vit le héros.

Ces "39 marches" vous laisse au bout d' 1h30, épuisé, le souffle coupé : rire aussi longtemps et intensément ça vous tue.

 

* Si vous en avez la possibilité, voyez le film avant : votre plaisir n'en sera que plus grand. 

* La pièce a reçu le Molière 2010 de la meilleure pièce comique.

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 21:30

Alciao-amore-gaite-L-1.jpegévêque laisse de côté le one man show pour s'offrir un interlude théâtrale avec Serena Reinaldi.

L'histoire : un couple qui se sépare enfin surtout elle... Originale donc...

Alévêque nous fait de l'Alévêque ce qui est plutôt sympa si on aime Alévêque.

Il est, sans surprise, très bon dans les moments de colère et d'ironie et étonnamment faux dés qu'il doit être plus calme et surtout premier degrés.

Seréna Reinaldi, elle, tient parfaitement son rôle et en devient la plus drôle des deux.

La pièce régulièrement s'essoufle violemment de façon assez soudaine. Ces instants de vide ; souvent lorsque l'auteur se lance dans le premier degrés et tente de passer des messages importants sur la vie de couple et la Vie tout court... ; durent heureusement rarement plus de 5 minutes et un bon mot ou une astuce de mise en scène nous remet le pied à l'étrier.

La mise en scène joue en cela un rôle essentiel et les bonnes idées et surprises sont nombreuses et

accompagnent parfaitement les bonnes répliques.

Au bout du compte, Ciao Amore offre un sympathique moment de détente.

.

La pièce sera captée et diffusée en direct sur Paris Première ce samedi 29 mai à 20h30.

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 21:44

woyzeck Morin"Woyzeck" est  un classique de la littérature allemande. Bon...
Pour pallier mon ignorance et pour le plaisir d'assister à une nouvelle mise en scène de Gwenael Morin je me suis rendue au théâtre Bastille.
"Woyzeck" est une pièce inachevée et fragmentaire (y'a des petits bouts aux 4 coins) de Georg Büchner qui raconte l'histoire d'un soldat malmené par un entourage qui profite de sa naïveté et de sa pauvreté. Sa concubine et mère de son enfant le trompe à la vue de tous. Trahi par celle qu'il aime et usé par les manipulations et le mépris des autres, Woyzeck, mené par un excés de lucidité, se précipite dans la folie.
Le texte de Büchner (en tous cas sa traduction) porte des moments magnifiques. L'écriture est belle et le propos vous emporte. Les moments méchamment drôles sont nombreux sans que l'on sache très bien si face au drâme de Woyzeck on peut en rire.
La mise en scéne de Morin déborde d'idées géniales saisissantes. Comme toujours dans un décor anachronique et quasi inexistant, les comédiens dégueulent d'énergie. L'engagement physique est impressionnant et n'empiète aucunement sur la qualité du jeu. Grégoire Monsangeon dans le rôle de Woyzeck est fascinant,
Julian Eggerickx toujours aussi flippant et Virginie Colemyn est juste irrésisistible et les autres se baladent au même niveau.
Alors, il est vrai que la fin traîne un peu en longueur et que la pièce gagnerait sans doute à perdre un petit quart d'heure.
Mais, il n'en est pas moins vrai qu'une fois encore Gwënael Morin nous cueille avec sa mise en scène ludique, pleine de surprises loufoques et ses comédiens géniaux à l'énergie folle.

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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 17:54
melanie-laurent-promenade-de-santeNicolas Bedos a écrit sur mesure pour Mélanie Laurent "Promenade de santé" et lui offre ainsi l'occasion de faire ses premiers pas au théâtre. Cette comédie dramatico-romantique met en scéne la rencontre de Camille et d'un jeune homme sur le banc d’une clinique psychiatrique. L'histoire est courte (moins d'une heure et encore la mise en scène allonge sensiblement la durée) et ne laisse pas le temps à l'auteur de nous épater vraiment. Malgré des dialogues souvent efficaces et une fin astucieuse, on a un peu l'impression d'avoir assister à une oeuvre anecdotique. Le moment reste toutefois agréable grâce à la belle plume de Bedos donc et surtout au talent de Jérôme Kircher tout simplement excellent et à la belle révélation théâtrale Mélanie Laurent. Particulièrement fraîche et nature, elle tire parfaitement son épingle du jeu, dans un rôle pourtant piège car souvent trop proche de son image de jeune femme moderne et vive.

PS : on remarquait parmi les spectateurs José Garcia et Isabelle Doval.
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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 18:35

GG2« Guillaume et les garçons à table » est un one man show autobiographique écrit et interprété par Guillaume Gallienne. Un one man show rare car à l’image du théâtre qui l’accueille : intime et élégant.

Guillaume Gallienne est né dans une famille bourgeoise russo-parisienne, d’une mère d’une étrangeté perverse. Elle semble avoir décidé que Guillaume serait une fille parmi ses deux frères. Désir si fort qu’elle en convainc l’enfant qui trop heureux de satisfaire sa mère la mime et se féminise avec une joie certaine. C’est cet étrange caprice de la mère et les conséquences qu’il aura sur sa vie que raconte Guillaume Gallienne avec une auto dérision hilarante et juste ce qu’il faut d’émotion. Il endosse tous les rôles avec une facilité incroyable. Un accessoire, un accent, un phrasé suffisent à créer des personnages à mille lieux de ce sociétaire de la Comédie Française. L’ originalité de cette histoire, la générosité et l’exceptionnel talent de Guillaume Gallienne font de « Guillaume et les garçons à table » un one man show réussi, un moment de théâtre précieux parce que singulier.

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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 00:00

309423-miam-miam-la-nouvelle-piece-d-edouard-637x0-2.jpgEdouard Baer présente au prestigieux théatre Marigny une pièce de sa création nommée "Miam-miam". Le point de départ, sans réelle arrivée d'ailleurs, est simple, et déjà un brin farfelu, les patrons d'un théatre en manque de succès décide de déguiser leur salle en restaurant à la mode le temps d'une soirée. La salle est précipitament et simultanément louée à une association de quartier et à un type un peu mafieux sur les bords.
Ce restaurant improvisé va être le théatre de rencontres
surréalistes entre des personnages plus cinglés les uns que les autres, tous artistes dans l'âme bien sûr.
Baer et sa troupe - 9 comédiens assez exceptionnels tels les deux Deschiens, Philippe Duquesne et Atmen Kelif, mais aussi des moins connus comme Diane Bonnot tout simplement tordante - nous entrainent dans leurs délires où le n'importe quoi côtoie le génie et inversement. C'est souvent très con et c'est pour cela que c'est irrésistiblement drôle.


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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 20:35
aryarbittan.jpg Ary Abittan, mis en scène par Judith Elmaleh (soeur de...et soeur de...), investit la petite salle du Palais des Glaces.
La première chose qui saute aux yeux quand on découvre Ary Abittan est que Ary est un super beau mec, grand, bien foutu et tout, et tout.
Deuxième constatation, le charisme et la présence. Ary prend possession de la scène
avec une facilité déconcertante. Il est en place instantanément.
Troisième évidence, Ary a une voix de ténor. Trés belle voix, puissante avec laquelle il fait un peu ce qu'il veut. Il peut  vous parler Espagnol (ou pas), chanter en Arabe (ou pas), cuisiner en Turc (ou pas) et faire en sorte que son propos vous soit limpide et irrésistiblement drôle.
Quatrièmement  point, Ary est un excellent comédien. Et ce dernier point à lui seul explique la qualité du plaisir prit à la vue de son spectacle. Car soyons honnête les sketchs ne sont pas extraordinairement écrits (à l'exception du "divorce"). Mais, même avec une base scénaristique minimaliste, Ary arrive à nous emporter dans son délire.
Chapeau donc et vivement la suite !




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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 21:07
affiche-sentiments-provisoires.1255625506Demain soir, vendredi 22 janvier, France 2 propose "Sentiments Provisoires", une pièce de Gérald Aubert mis en scène par Bernard Murat ; un trio amoureux sans grande originalité.
J'ai vu cette pièce en décembre dans le somptueux théâtre Edouard VII. Ce jour-là, Sylvie Testut était en petite forme, Berléand était bien dans son rôle et surtout Arditi nous a fait du grand Arditi. Comme toujours.

Je ne sais pas si la captation télévisuelle saura retranscrire justement ce merveilleux numéro d'acteur, mais si c'est le cas, rien que pour Arditi cela faut le coup de regarder.
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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 19:42

vernissage.jpegVéra et Michael viennent tout juste de redécorer leur appartement. Ils invitent Ferdinand, une connaissance-amie, pour lui présenter leur "chef d'oeuvre" , l'occasion de lui expliquer ce qu'est le bon goût et une vie réussie. Ferdinand se débat sous la pression et clâme son droit au libre choix.

 

Très drôle et un peu oppressante, cette pièce si elle n'avait été écrite par Vaclav Havel, ne serait qu'une pièce de boulevard moins bête que la moyenne. Son illustre auteur nous fait penser qu'il s'agit d'une métaphore sur le totalitarisme, celui de certains pays ex-communistes peut-être.

La comédienne Amélie Dhée est irrésistible de drôlerie.


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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 23:18
Bien-Des-Choses_theatre_fiche_spectacle_une.jpgL' exxxxxxxxxcééééééééééllent François Morel (ex-Deschiens et merveilleux chroniqueur sur France Inter tous les vendredi matin) a écrit et mis en scène "Bien des choses".
Cette pièce, qu'il interprête avec son compère de toujours Olivier Saladin, repose sur peu de choses, dit beaucoup et fait rire énormément.

Le point de départ est simple : un couple de retraité part en vacanse et envoie (et reçoit) des cartes postales que tour à tour dans un jeu de ping pong Morel et Saladin nous lisent.
Aussi étrange que cela paraisse, on ne s'ennuie pas un instant, bien au contraire. Face à ces deux comédiens d'exception, on jubile. Une voix off en fin de spectacle nous donne encore un peu la patate, c'est celle de Jean Rochefort.

Au théatre Pépinière, c'était tendre, moqueur et irrésistiblement drôle.
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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 16:32

partage-de-midi_affiche.1253128846.jpgDes décors de cordes simples et très beaux.
Une mise en scène efficace.
Des interprétes exceptionnels à commencer par Marina Hands, irradiante, magnifique puis la troupe de la comédie française dont le troublant Eric Ruf
.
L'écriture de Claudel belle et lyrique.
Des préoccupations mystiques, un drame outré qui vieillissent mal.

Du Claudel.
 

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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 10:20

Depuis janvier, la compagnie Gwenaël Morin investit Les Laboratoires d'Aubervilliers. En résidence pour une année complête, le metteur en scène propose au public de vivre le Théâtre permanent. Permanent car chaque instant de la journée est dédié au théâtre (repos le dimanche et lundi), ouvert au public et gratuit. Les matinées sont réservées aux ateliers de transmission qui permettent aux professionnels, amateurs ou simples curieux d'assister et participer à des séances de travail menées par les comédiens de la compagnie ou par Morin lui-même. Sujet des séances : l'étude d'un des personnages de la pièce que présente la troupe le soir même. Les après-midi sont réservées à la Compagnie qui prépare et répète la pièce qui succédera à l'affiche ; chaque pièce étant jouée pendant deux mois.
Lorenzaccio, Tartuffe, Berenice se sont succèdés sur scène depuis janvier. Antigone est présentée jusqu'au 24 septembre  puis Hamlet et enfin Woyzeck clôtureront l'année.  


L' Antigone de Sophocle était donc au programme hier soir et comme l'été joue les prolongations, la réprésentation pu avoir lieu dehors (avec plaid en secours tout de même). Budget plus que restreint, temps de création réduit au maximum et aussi parti pris de mise en scène, les décors et costumes sont fait de carton, chaterton et contreplaqué. On ne peut plus minimaliste comme si le public avait convoqué la troupe par surprise. Cela peut effrayer et vous faire craindre le pire et sans doute que beaucoup de comédiens ne sauraient assumer ce minimalisme là, mais Gwenael Morin a, entre autres talents, celui de savoir choisir ses comédiens. A commencer par Virginie Colemyn exceptionnelle dans le rôle de Créon. Et oui, aussi, les femmes peuvent jouer les rôles d' hommes et inversement et le même comédien jouer tout à la fois celui du jeune premier et de la jeune première. Dans une mise en scène très physique, rapide et surprenante, les comédiens nous emportent dés les premières minutes et la magie fonctionne. 
C'est un tour de force que de prouver que le théâtre peut se faire dans le plus simple appareil, un tour de force que le talent seul autorise.










 

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26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 19:21

Au théâtre de la Colline,  Alain Françon nous propose La Cerisaie, pièce en quatre actes d' Anton Tchekhov. La Cerisaie est la propriété de Gaev et Lioubov qui couverts de dettes doivent faire face à l'inévitable : la destruction par la vente de la propriété familiale. Nous vivons avec eux le difficile travail d'acceptation de la perte, la fin de l'insouciance feinte ou réelle et la chute d'une vie aristocratique que bousculent les évolutions sociales en ce début de 20ème siècle.
Dés le lever de rideau, la magie opère : décor majestueux sur une longueur de scène impressionnante, lumière superbe en clair obscur - le jour se lèvera doucement tout au long de ce premier acte. Nous voici illico transportés dans la Cerisaie. Les comédiens entrent en scène et installent progressivement leurs personnages. C'est joyeux car il s'agit de retrouvailles où l'insouciance règne encore. Puis, au fil des actes la gravité s'immisce même si les personnages centraux s'en défendent.
A chaque acte, nous est offert un nouveau décor majestueux
et une lumière magnifique. Les costumes parfaits nous plongent dans l'époque avec discrétion. Les acteurs sont exceptionnellement justes : Didier Sandre, Dominique Valadié, Jean-Paul Roussillon, Jérôme Kircher, Philippe Duquesne... Vingt comédiens au total.
Ça marche d'un bout à l'autre. Tout semble parfait, à la fois beau, drôle et émouvant.
La magie opère pendant 2h15.

A voir sans hésiter jusqu'au 10 mai.

 

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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 16:33

Sonia (Maruschka Detmers), dans le but de se venger, demande à une prostituée (Virginie Efira) de séduire son ex-mari.


Si cela vous dit quelque chose c'est peut-être parce que "Nathalie" de Philippe Blasband a déjà été adaptée au cinéma par Anne Fontaine (avec Emmanuelle Béart et Fanny Ardant). Aussi, peut-être, parce que la presse parle des premiers pas théâtraux de l'animatrice Virginie Effira et aussi de certains passages de la pièce annoncés comme crus, pouvant choquer.

Pourquoi être aller voir "Nathalie" ? Parce que Marutschka Detmers.

Faut-il aller voir "Nathalie" ? Non, car une mauvaise pièce même interprétée par une comédienne de grand talent reste une mauvaise pièce et peut même gâcher une belle prestation.

Le texte n'a rien de fameux, l'histoire est simpliste, l'intrigue peu originale est minuscule et mal ficelée, les thèmes qui pourraient se détacher ne sont que ridiculement effleurés, tout comme les deux portraits de femmes à peine esquissés. La fin éculée n'oublie pas de tomber dans le grotesque. Quant aux parties choquantes elles sont survendues (il me semble que de nos jours, il en faut plus pour choquer le bourgeois) et très répétitives.

La mise en scène découpe la pièce en tout petits morceaux en nous imposant des "noirs" toutes les 5 minutes. Idéal pour capter l'attention du public...

Les décors tout en coulissement - jusqu'à traverser la scène de long en large pendant que les comédiennes jouent - participent eux aussi à garder le spectateur à distance.

On ne peut rien reprocher aux deux comédiennes qui donnent comme elles peuvent vie à leurs pauvres personnages.

Virginie Effira assure sa part du travail, toute en fraîcheur, elle offre plusieurs moments de rire. Mais la partition qu'elle a à jouer ne lui donne pas l'occasion de nous épater vraiment.

Marutschka Detmers, joue constamment à fleur de peau. Elle s'offre toute entière dans le rôle de Sonia, tout particulièrement dans de courtes scènes où elle se laisse emportée par la détresse de son personnage. Malheureusement la pauvreté de la pièce rend cette intensité presque incongrue. Le jeu de Marutschka Detmers est tellement au-dessus du niveau d'ensemble qu'on ne voit plus que la performance.

*On remarquait parmi les spectateurs la présence de Patrice Leconte.

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28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 18:14

La Compagnie Les Possédés proposent au Théâtre Bastille "Oncle Vania" de Tchekhov.

Les metteurs en scène, Rodolphe Dana et Katja Hunsinger, ont travaillé sur la proximité dans l'objectif de démythifier le rapport des spectateurs à l'espace théâtral. Ainsi, les spectateurs qui pénètrent dans la salle sont invités par les acteurs eux-mêmes à prendre un verre au buffet avant de rejoindre les gradins installés sur trois des quatre côtés qui entourent la scène centrale. La pièce peut alors commencer.

La longue table qui a servi pour le buffet s'avére être le seul élément de décor de la pièce et est déplacée et transformée entre chaque acte par les comédiens eux-mêmes.

L'exceptionnelle qualité des comédiens q nous plonge illico dans l'histoire d'Oncle Vania et son entourage. David Clavel  vibrant Oncle Vania est d'une justesse imparable, Marie-Hélène Roig nous touche dans le rôle de Sonia, seul être raisonnable de cette smala nombriliste, et Simon Bakhouche nous offre des apparitions d'une précision saisissante dans le rôle de Sérébriakov. L'accent Allemand (?) de Katja Hunsinger m'a un peu perturbé sans toutefois gâcher sa prestation.

Durant ces deux heures de représentation "Oncle Vania" s'avère d'une incroyable modernité et les interrogations qu'il soulève totalement actuelles ; sans qu'on sache très bien si cela est dû à l'exceptionnel talent des comédiens ou à celui de Tchekhov.

A voir sans réserve.

 

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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 23:12
Le Théatre Bastille accueille Aurélie Leroux dans le cadre des soirées Hors-série.
Aurélie Leroux met en scène des échantillons de personnages de Tchekov et ne dit rien.
Tellement rien que je n'ai moi-même rien à en dire.
Tout ce vide me laisse sans voix.
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24 décembre 2008 3 24 /12 /décembre /2008 15:51

Le théatre du Rond Point accueille en cette fin d'année James Thiérrée et sa création "La veillée des abysses".
Difficile de décrire ici la beauté de cette oeuvre enchanteresse tant les mots sont petits face à tant de féerie et de poésie.
James Thiérrée nous emporte dans un univers fantasmagorique à la fois inquiètant, magnifique, drôle et terriblement envoutant.
Entre cirque et théatre, danse et accrobaties, usant du mime et de la musique (Vivaldi, je crois), ce spectacle unique nous mène de merveille en merveille d'ingéniosité, de créativité et de beauté, nous emportant du rire à l'émotion.
Sur scène, des objets et meubles facétieux sortis tout droit d'un grenier poussièreux, une grille immense qu'il faut franchir ou traverser, un canapé carnivore, une structure métallique énorme bringuebalante, un piano escamotable accompagnent les 5 acteurs-danseurs-acrobates-magiciens de cette étrange aventure. Ils sont là, sans savoir où, sans savoir pourquoi, subissant et jouant de leur sort inconnu.
Et le public otage volontaire de cet onirisme triomphant se laisse emporter dans le rêve le temps d'1 heure 20 d'absolue beauté.

 

Article sur Au Revoir Parapluie et La Grenouille avait raison : Au revoir Parapluie, La grenouille avait raison

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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 16:56
"Laurent Lafitte comme son nom l'indique" est le titre du premier one man show de... Laurent Lafitte.

Il y présente une galerie de portraits particulièrement hauts en couleurs... une grand-mère indigne et botoxée, un homo romantique égaré dans le trash, une ex-fan des sixties, un impressario négligeant, un chorégraphe du Lido hystérique...
Ces sketchs presque tous excellents offrent à Laurent Lafitte l'occasion de faire éclater son exceptionnel talent d'acteur. Dans la petite salle du Palais des Glaces, au plus près du public, il excelle dans la caricature et nous sert du politiquement très incorrect avec une aisance cueillante.
Si vous souhaitez sortir de l'humour convenu habituel courez-y, toutefois nous vous déconseillons d'y emmener votre petite soeur ou votre grand-mère, elles risquerez d'être choquées ou de ne pas tout comprendre...

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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 15:03

Vous aimez le comique de situation, les jeux de mots et l'absurde ?
Vous aimerez Garnier et Sentou.

Ces deux-là ont une écriture aiguisée qui sort des sentiers battus.
Acrobates des mots et des gestes, ils sont ultra rapides. Mieux vaut être bien réveillé si vous voulez les suivre. 
Une bonne soirée assurée au Point Virgule.

 

 
 

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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 18:00

 

 

Gwenaël Morin adapte "Les Justes" de Camus au théâtre Bastille.
Il s'appuie sur l'oeuvre de Camus pour démontrer les similitudes de l'engagement des terroristes et des comédiens. Selon Morin, les comédiens tout comme les personnages des Justes s'investissent avec passion et excés et se mettent en danger dans le but de changer la vie.
Ainsi, ce n'est pas tout à fait à une représentation des Justes que Morin nous invite mais à la représentation de comédiens jouant "Les Justes". Deux pièces en une en quelque sorte puisqu'à aucun moment la pièce de Camus n'est éclipsée par le montage de Morin. 
Mais là où Camus ne prend pas vraiment position, Morin, lui, affiche son opinion en dénonçant (de façon un peu enfantine) l' usage de la violence qu'elle soit légale ou non. Lui, il a choisit le théâtre.
Les comédiens parfaits (mention spéciale pour les filles) savent en 3 secondes sortir de la dramaturgie de la pièce de Camus pour nous plonger dans les affres de la création puis nous ramener vers Les Justes.
Bien qu'ovni et sans doute blasphéme pour les puristes, Les Justes de Morin séduisent jusqu'au bout.

 

 

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4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 11:45

Gad Elmaleh est au Palais des Sports jusqu'au 1er novembre avec son dernier spectacle "Papa est en haut".
Ce vendredi soir, son entrée tout en déhanché sur un titre de Prince a vite mis le feu à une salle déjà conquise par avance.

Il faut dire que ça fait déjà un bon moment que Gad nous fait rire, de Chouchou au Blond.

Passé maître dans l’art de croquer notre quotidien, ses histoires parlent à tous, toutes générations confondues. Ses manies, petites hontes, et autres grandes déconvenues, ont les connais ce sont les nôtres ou celles de nos proches.

A cet art de conter comme personne les curiosités de nos vies, s’ajoute une présence et un charisme exceptionnels aux quels s’ajoutent ses talents de danseur, musicien, mime et comédien. Aussi, on remarque son incroyable capacité à occuper l’espace. Comment fait-il pour ainsi évoluer sur la scène immense du Palais des Sports sans qu’un seul instant on l’y voit tout petit ?

Alors, bien sûr, la recette est toujours la même, partir d’un fait de notre quotidien et le raconter en pointant le doigt sur ses côtés absurdes.

Alors oui, on se demande pendant les 2 premières minutes si cela va encore nous amuser. Et on s’incline bien vite, déjà plié en deux.

Alors bien sûr, il y a ce défaut du Stand up qui consiste trop souvent à enchaîner les bons mots sans lien entre eux. Mais ces bons mots sont si bons que cela marche et surtout Gad s’en sert surtout comme d’une mise en bouche avant de très vite entrer dans de vrais récits.

On retiendra plus particulièrement la description de la sortie d’école et des enfants, et celle des valises sur le tapis de l’aéroport.

Ce vendredi, c’est debout que le public a salué Gad Elmaleh et son impressionnante performance d’artiste.

 

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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 18:07

Le Point Virgule présente du mercredi au samedi à 21h15, le chroniqueur de France Inter, ex-Fous du Roi, Régis Mailhot.

Pendant 1h15, le comédien, seul en scène, enchaîne les saillies d' humour avec pour sujet de prédilection la politique et les maux de notre société. On note quelques bons mots même si l'originalité n'est pas toujours au rendez-vous. On remarque aussi quelques commentaires satiriques se référant à des événements un peu trop lointains et déjà bien trop commentés pour être encore amusants. La belle présence scénique du comédien nous offre tout de même de bons moments et puis selon l'aveu même de Régis Mailhot les soirs se suivent et ne se ressemblent pas ; son texte variant en fonction de son humeur et de l'actualité. Un autre soir eu peut-être était mieux ?

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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 09:24

Jérôme Daran écrivait avec Florence Foresti les sketchs qu'elle interprétait chez Ruquier.
Des sketchs suffisamment drôles pour éveiller une réelle curiosité sur le travail du Daran seul en scène.
Eh ben finalement non.
Manque de charisme, manque d'originalité, manque de fluidité, manque d'humour...
Je n'ai pas été séduite par le bonhomme qui m'a plus fait l'effet d'un petit gars qui "essaye pour voir si ses blagues peuvent plairent aux copains" avec des sketchs écrits comme en un premier jet.
Trop de jeux de mots pourris, pas de rythme.
Quant à l'interprétation gros manque de concentration avec trois fous rire qui ont fini par agacer.
Bref, c'était pas terrible mais peut-être n'était-ce pas un bon soir...

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11 juillet 2008 5 11 /07 /juillet /2008 13:33

Du théatre de boulevard rural ni très drôle, ni très original.
Mais pas honteux non plus.

A réserver aux amoureux du genre.

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