JC Decaux, propriétaires des fameuses colonnes Morris,a refusé de présenter sur ses colonnes l'affiche du spectacle de Patrick Timsit "On ne peut pas rire de tout" telle quelle.
Que l'artiste soit suspendu à une bombe semblait à l'afficheur trop provoquant.
Voici donc la version que le théâtre du Rond Point a fourni à JC Decaux dont on peut se demander quel loyer il paie au propriétaire des trottoirs de Paris (la mairie) pour avoir ainsi droit de vie ou de mort sur la publicité d'un spectacle...
Au moins ça fait travailler les créatifs qui pour le coup n'ont semble-t-il plus eu très envie d'être créatifs...
Dans un futur proche, la terre se porte mal. Seul le maïs se cultive encore mais plus pour très longtemps. La Nasa cherche le moyen de coloniser une nouvelle terre.
La première partie qui se déroule dans le Texas fonctionne parfaitement. Le reste du film essentiellement situé dans l'espace offre de très belles images. Mais trop de séquences s'étirent en longueur et les dialogues sont envahis par un jargon pseudo-scientifique sous lequel disparait la part romanesque et émotionnelle de l'histoire.
Marco, moniteur d'auto-école et Irène, coiffeuse vivent avec leur fils Lucas. Quand Marco souffre soudainement de maux de tête et de vertiges, le diagnostic tombe : Marco est enceinte de quatre.mois.
Alors, qu'Agnès Varda et Catherine Deneuve enceintes ne parlent que de ça, Jacques Demy s'interroge "comment les choses se passeraient si les hommes étaient enceintes ?". Cette idée originale est accompagnée d'une explication visionnaire (un déséquilibre hormonal dû à la nourriture transformée porteuse d'hormones) et de réflexions militantes sur les changements qu'engendrerait la possibilité pour les hommes d'être enceinte : la pillule en vente partout, IVG libre, le partage des tâches, l'homme devenant l'égal de la femme, l'inaccessibilité de certaines carrières aux hommes, une explosion du nombre des naissances, un monde meilleur...
Demy traite du sujet sur le ton de la fable, parsemant son récit de personnages cocasses notamment parmi les clients de l'auto-école et du salon de coiffure, imaginant l'engouement médiatique, une contagion mondiale, la réaction politique mais ancrant son histoire dans un réalisme quotidien.
La tête ahurie de Marcello Mastroianni, Catherine Deneuve en coiffeuse un peu tarte et Micheline Presle en médecin cigarette au bec sont excellents.
Lucy, suite à une prise de drogue, voit les capacités de son cerveau démultipliées.
On ne sait pas trop si on doit rire ou pleurer devant ce fourre-tout puéril et grotesque. Rien n'est à sauver dans cette production, ni la réalisation maniérée, ni l'accompagnement sonore daté, ni les dialogues ineptes et même pas l'interprétation.
Dans un pays imaginaire, règne une dictature menée par des femmes. En république Bubunne, les hommes sont le sexe faible. Quand la colonelle, qui succèdera à sa mere au pouvoir, annonce qu'elle cherche son grand couillon, Jacky espère être l'heureux élu.
Riad Sattouf, et sa pléiade d'excellents comediens, s'amusent à inverser les rôles homme-femme et multiplient les gags et astuces. Mais plus que la satire d'une société menée par les hommes, c'est celle des dictatures qui touche le plus. Bubunne est un mixte entre Iran et Corée du Nord. On rit mais c'est souvent jaune. Un film moins bête que ce que certaines critiques ont laissé à penser. Et une fin plutôt inattendue.