Vivian-Maier-www.zabouille.over-blog.com.jpgVivian Maier (1926-2009), new-yorkaise, était une nurse passionnée de photo. Elle a exercé sa passion toute sa vie mais n'a pu, faute de moyens financiers, développer la majorité de ses clichés.

En 2007, John Maloof achète dans une salle des ventes un lot de négatifs, rouleaux de pellicule et quelques tirages. Par la suite, il se procurera les lots acquis par d'autres acheteurs regroupant ainsi prés de 100 000 négatifs. De ces clichés de rue tous pris par Vivian Maier, John Maloof en sélectionne une trentaine est édite un livre qui fera l'admiration des critiques photos. Vivian Maier était lancée. Les expositions de "son travail" se font de plus en plus nombreuses. Jusqu'au 21 décembre, la galerie Les Douches (paris-10e) présente une quarantaine de photos qui offrent  à voir l'Amérique des années 50-60 sur des clichés pris sur le vif, attentionnés et drôles.

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Guillaume-et-les-garcons-www.zabouille.overb-blog.com.jpgEn 2010, Guillaume Gallienne faisait son coming-in au théâtre. Fort du succès de son one man show, Gallienne adapte, réalise et interprète son histoire au cinéma.

Quand Guillaume naît, Mme Gallienne qui a déjà deux fils, a sans doute le regret de ne pas avoir une fille. Pendant de nombreuses années, Guillaume sera persuadé d'être cette fille, jusqu'au jour où sa mère lui parlera de son "évidente" homosexualité.

Le film, moins fin et moins émouvant que la pièce, est beaucoup plus drôle. Les passages mettant en scène Guillaume et sa mère, personnages interprétés tous deux par Guillaume Gallienne lui-même, sont hilarants. Le sens du détail fait beaucoup et créé souvent le rire. Le choix d'une narration depuis la scène de théâtre est moins convaincant et le film y perd sans doute en rythme et fluidité. Mais, la qualité des interprétés, un certain sens de la mise en scène et l'originalité du sujet emportent l'ensemble.

 

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Luchini-www.zabouille.over-blog.fr.jpgPeut-être était-ce un mauvais soir ?

Luchini sort de scène après 1h15 de représentation. La pièce de Florian Zeller a lorgné d'un bout à l'autre du mauvais côté du boulevard. Du même auteur et dans le même style théâtral, nous avions pourtant aimé "La Vérité" à la mécanique démoniaque et tellement drôle. Pour cette Heure, l'auteur ne pare ces personnages secondaires, l'ouvrier polono-portugais, le voisin homo, le fils punk hargneux,  d'aucune finesse. Peut-être, est-ce cette écriture (ou absence d'écriture) qui ne favorise pas le jeu juste chez les comédiens ?

L'intrigue d'une grande simplicité ne laisse aucune place à la surprise, tout est prévisible mais pourquoi pas. La montée en puissance malheureusement ne se résume qu'à une montée de la puissance sonore des comédiens qui jouent de moins en moins et crient de plus en plus. Autour de 4-5 bonnes saillies les dialogues affligent et la forte tendance à la répétition lasse un peu. Tous ces cris et cet écho, est-ce par crainte que le public ne comprenne pas ?

Quand les personnages commencent à se battre et le décor à s'écrouler, on se dit que cette pièce est une satire, celle du théâtre de boulevard dans ce qu'on peut en faire de pire : sans imagination et sans esprit. 25ième degré, tentative de caricaturer la caricature ou grosse paresse de Zeller ?

Quant à Fabrice Luchini, il joue avec une certaine lassitude, sans se donner vraiment. D'ailleurs, cette absence d'engagement nous renvoie sans cesse à Pierre Arditi qui, lui, en donne 100 fois plus dans le même genre d'exercice. Peut-être que Luchini, qui a déjà joué cette pièce au printemps dernier, est las de cette récréation, de ce joujou de piètre qualité et qu'il ne pense déjà plus qu'à Céline qu'il retrouvera bientôt ?

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Carla-Bruni-www.zabouille.over-blog.com.jpgInvitation inattendue au Casino de Paris ce soir, me voici au concert de Carla Bruni. L'avantage quand on assiste à la prestation d'un artiste pour lequel on amasse les a priori négatifs, c'est que, si on s'oblige à jouer la carte de l'honnêteté, on peut se surprendre à être agréablement surpris. Donc, on oublie la première Dame, on  oublie Nicolas, on oublie les minauderies qui l'âge avançant deviennent insupportables et on se concentre sur le souvenir élogieux d'un premier album qu'on n'a plus écouté depuis longtemps.

A la découverte de la mise en scène, ça ne démarre pas très bien. Après une entrée en ombre chinoise un peu surannée, sur la jolie "Déranger les pierres", la chanteuse prend place loin du bord de la scène, derrière un arc de cercle de lumières posées au sol comme une mise à distance du public. Le décor fait de deux tapis et d'une incongrue bibliothèque, en ambiance cosy, ne convainc pas plus. Au fond, un écran sur lequel seront régulièrement projetées, en accompagnement des chansons, des vidéos sans doute voulues dans un style épuré, arborant la poésie de la simplicité, mais qui sonnent plutôt "vite fait, vite expédié". La simplicité, c'est compliqué. L'ensemble est habillé de façon très heureuse par une belle lumière. On sent chez la chanteuse une réelle volonté de casser la froideur naturelle qu'elle dégage par un comique de répétition plutôt distingué. Mais la fébrilité qui transpire, une fébrilité de débutante en scène, l'entraîne dans une tendance à la précipitation peu propice à l'intimité.

Malgré toutes ces imperfections, le talent transpire. Il faut bien se l'avouer l'artiste a une belle plume et le voile de sa voix grave lui confère un velours bien agréable. D'autant plus appréciable qu'en scène l'interprète révèle une justesse et une belle capacité à pousser sa voix. Cerise sur le gâteau, Carla Bruni qui joue de la guitare sur la plupart des titres est accompagnée d'un autre guitariste et d'un pianiste-trompettiste. Et cette petite formation propose sur la plupart des titres une orchestration relevée qui sort les titres du dernier album de leur mortelle fadeur. Alors évidemment, la reprise de "Si la photo est bonne" de Barbara n'est pas géniale car trop chantée et pas assez jouée (il y avait pourtant de quoi faire pour une femme de Président) et le "Douce France" en version Italienne n'a que peu d'intérêt, mais ce n'est pas très important. Au final, on est surpris d'être séduit.

PS : on remarquait dans le public une ambiance "fan club" assez inattendue ainsi que la présence de Danielle Thomson, Emmanuelle Seigner et Roman Polanski. On relève aussi les applaudissements et les acclamations provoquées par la chanson "Mon Raymond" et par la présence de Nicolas Sarkozy.

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Mai 1940, dans un village du Nord, l'exode s'organise.Julien Maroyeur, sa.femme enceinte et leur petite fille embarquent dans un train qui se replie, mais ils sont séparé.

Après Le Chat et La Veuve Couderc, Granier Deferre adapte à nouveau un roman de Simenon. On suit le périple du train à travers la France, les différentes personnalités plus ou moins fréquentables, l'évolution du caractère de Julien et sa rencontre avec Anna.

Malgré la présence de Romy Schneider et Jean-Louis Trintignant, on s'ennuie un peu. La fin (différente du roman) demeure inoubliable.

Date de sortie en salle : 1973

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