Kinship-www.zabouille.over-blog.com.jpgA la seconde où Isabelle Adjani apparaît me vient le souvenir du personnage d'Édith Scob dans "Les yeux sans visage". Il faut quelques minutes pour que cette pensée aussi inattendue que dérangeante s'efface et laisse place à une attention soutenue pour la pièce. Le texte confirme rapidement que les auteurs contemporains disposant d'une belle plume ne sont pas légion. L'intrigue sans aucune originalité se tisse à grosses ficelles, les sentiments se dessinent à gros traits et les situations sont dignes d'un mauvais roman de gare. Les voix off évoquant les pensées des personnages ou celle d'Adjani clamant Phèdre avec une emphase surannée ajoutent au ridicule. 

Les scènes courtes (22 en 1h45...) se succédent séparées par des "noirs" permettant les changements de décors que le metteur en scène a heureusement voulus très épurés n'ajoutant donc pas de lourdeur à la lourdeur. Il habille tout de même le vide global d'un immense écran vidéo positionné en fond de scène. Les jolies images noir et blanc projetées apportent une pointe d'esthétisme à l'ensemble. 

Isabelle Adjani adopte un jeu grandiloquent totalement décalé par rapport au  ton porté par le texte et celui adopté par ses partenaires, Niels Schneider et Vittoria Scognamiglio, qui s'en sortent avec honneur en jouant avec vivacité et une simplicité moderne plus approprié à ce style théâtrale.

Une pièce qu'on oubliera vite pour conserver d'Isabelle Adjani de bien meilleurs souvenirs.

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2031, une nouvelle été glaciaire anéantie toute forme de vie. Les derniers survivants de l'humanité sont embarqués dans un train qui ne s'arrête jamais et dans lequel une hiérarchie de classes s'est créée.

C'est ici que commence le scénario du film, basé sur la bande dessinée Le transperce neige de Jacques Lob et Jean-Marc Rochette. Ce qui marque dans cette adaptation, c'est la beauté des images et la richesse de la réalisation. Le contraste entre la violence des images, de la situation et de la musique d'illustration fonctionne aussi très bien. C'est à la fois effrayant, émouvant et drôle.

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Magic-in-the-moonlight--www.zabouille.over-blog.com.jpgUn magicien célèbre, content de lui, qui ne croit ni aux esprits, ni à Dieu, ni vraiment à l'amour, va voir ses certitudes bousculées par une jolie rousse aux curieuses pratiques.

Cette histoire simple se regarde avec plaisir, comme un doux moment. Les comédiens sont parfaits, les images de la Côte d'Azur, telles de beaux dessins, évoquent celles du très romantique Elle et Lui. Mais ce sont surtout les dialogues savoureux et drôles qui enchantent.

Un Woody Allen charmant qu'on risque toutefois d'oublier assez vite.

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Mommy---www.zabouille.over-blog.com.jpgDiane récupère, son fils Steve qui souffre de TDAH et vient de se faire virer d'un établissement spécialisé.

 

On retrouve dans Mommy la créativité visuelle, le soin esthétique tout particulier que Dolan donne à ses films. C'est ce qui séduit immédiatement. L'image est belle, la lumière très travaillée, le montage précis. Dolan joue sur la vitesse de l'image, sur le son mais aussi sur la dimension de l'écran. Ainsi son film s'inscrit 90% du temps dans un format carré auquel les filtres qu'il utilise donnent une curieuse allure d'Instagram. Ce que Dolan maitrise parfaitement également c'est la qualité des dialogues. Ici aussi il s'en donne à coeur joie et l'argot québécois que parlent ses personnages accentue cette impression de virtuosité. Ca va vite, ça cogne juste, c'est souvent drôle. On retrouve aussi ses actrices fétiches Anne Dorval et Suzanne Clément, déjà au générique de "J'ai tué ma mère", toutes deux inoubliables. Dans le moins bien, on n'échappe pas à une BO ultra présente. A la limite de l'overdose. D'autant plus que les goûts musicaux de Dolan ne font pas vraiment dans l'originalité ou l'undergound. Une très belle scène de danse regroupant les trois personnages principaux perd un peu de son charme accompagnée par une chanson de Céline Dion. L'intensité des émotions jouées par les comédiens est desservie par la musique. C'est d'ailleurs souvent dans les scènes plus sensibles que Dolan pêche par excès, d'esthétisme, de musique, de pathos. Il n'en demeure pas moins un des réalisateurs les plus créatifs et percutants.

 

 

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A la Fiac sous la Nef du Grand-Palais, de grandes galeries venues du monde entier exposant leurs artistes. Cela va de l'illustre inconnu (pour les profanes que nous sommes) à Picasso (par exemple). Sélection vue cette année : 

 Francesca Pasquali 

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   Gideon Rubin                       

    Gideon Rubin - After Monet

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Latifa Echakhch

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  Kimsooja 

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   Philippe Grono (photo)                                          Raoul De Keyser                                 

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