Hitchcock---www.zabouille.over-blog.com.jpg1959, alors que "La Mort aux trousses" vient de sortir en salle, Alfred Hitchcock est à la recherche du scénario de son prochain film. Il s’intéresse au livre "Psycho" qui vient de sortir en librairie et veut,au grand dam des studios, en faire son premier film d'horreur. Hitchcock, secondé par son agent et son épouse Alma, se lance dans un tournage sans réel soutien de la Paramount.

 

Gervasi s'empare du maître du suspens est en fait le héros d'un roman de gare. Il y a un peu tout et surtout n'importe quoi dans ce film où la relation de couple entre Hich et Alma est au centre de tous les intérêts sauf du notre. Rien dans le contenu du film, comédie romantique à la psychologie de bas étage, ne vient nous sauver de l'ennui. On n'y apprend pas grand chose et on est même un peu gênés par certaines libertés historiques.

Côté interprétation, Anthony Hopkins engoncé dans son double menton ne disparait jamais tout à fait. Heureusement Helen Mirren et Scarlett Johanson sont parfaites et offrent les rares bons moments de ce film d'autant plus mauvais qu'il s'attaque à un monstre sacré du 7ième art.

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folle-de-chaillot.jpgA la terrasse du café "Chez Francis", place de l’Alma, quatre hommes « d’affaires » montent un plan pour exploiter le sol « pétrolier » de Paris. La comtesse Aurélie, dite la Folle de Chaillot, amoureuse de la nature et des petits gens, décide de déjouer leur traffic.


Le premier acte se déroule sur une scène grande comme un mouchoir de poche habitée par un décor des plus moches et par 15 comédiens qui font ce qu’ils peuvent pour se mouvoir dans un espace si étroit. On ne comprend pas bien le parti pris de Didier Long, le metteur en scène. D’autant plus que le texte bavard, aux formulations vieillottes et alambiquées, pèse déjà bien lourd. A cette lourdeur des mots et de la mise en scène s’ajoute la perruque, les foufs et le maquillage outrés d’Annie Duperey alias la Folle de Chaillot. Le sentiment d’étouffement généralisé rend cette première partie longue et pénible.

Le second acte met en scène notre héroïne et ses copines frappadingues dans son antre souterrain. Le décor, entre sous-marin et égouts, est un peu plus impressionnant et la scène, curieusement, semble avoir, un peu, gagné en profondeur.  On retrouve comme dans la première partie des monologues trop longs mais quelques bons mots viennent égayés le texte. Les personnages des  Folles (Catherine Salviat, Catherine Hosmalin et Fabienne Chaudat) et du chiffonnier (parfait Dominique Pinon) offrent de bons moments mais Annie Duperey campe une folle de Chaillot trop sage pour séduire vraiment.


On sort du théâtre en se demandant quel est l'intérêt de monter, en 2013, cette pièce vieillissante de Jean Giraudoux, si ce n'est pour ne rien en faire de plus.

 

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Dans les aCollaboration---zabouille.over-blog.com.jpgnnées 30, Richard Strauss cherche un nouveau librettiste. Il propose à  l'écrivain Stefan Zweig d'écrire le livret de son prochain opéra. L'admiration réciproque se transforme rapidement en amitié et ce malgré la montée du nazisme. Car si Strauss collabore, sous la contrainte, avec le régime nazi, Stefan Zweig, juif, prend pleine conscience du péril qui s'installe.

 

La pièce vaut surtout par l'interprétation de ces deux comédiens principaux tous deux très habités par leur rôle.

Michel Aumont campe un Strauss qui ne vit que pour son art quitte à en perdre un peu de vue la réalité politique. Didier Sandre est un Stefan Zweig hyper sensible et particulièrement affecté par la montée du nazisme. Ces deux grands comédiens donnent à cette pièce un peu trop bavarde et au texte sans réelle envolée, le romanesque qui lui manque.

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extrement-fort---www.zabouille.over-blog.com.jpgSeptembre 2011, Oskar Schell, 11 ans, découvre une clé dans le dressing de son père qui vient de mourir lors des attentats du World Trade Center.Commence alors une chasse aux trésors au coeur de New-York pour retrouver la serrure correspondant à cette clé.

 

On savait Stephen Daldry, réalisateur de l'excellent "the Hours" et des très plaisants "Billy Elliot" et "The Reader", amateur de scènes lacrymales. Dans "Extrêmement fort et incroyablement près", il joue à fond sur la corde sensible. C'est un peu lourd et cela perd en efficacité. On aimerait adhérer totalement au récit mais cette émotion artificielle perturbe d'autant plus qu'elle a pour décor un drame de notre histoire moderne, sans doute encore trop proche pour qu'on se lâche totalement sur le spectacle d'une émotion complaisante.

 

Date de sortie en salle : 29 février 2012

Date de sortie en DVD : 4 juillet 2012

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wadjda.jpgDe nos jours, à Riyad, Wajdja, 12 ans, moderne, dégourdie et indépendante, dénote au milieu des jeunes filles de son âge. Elle rêve de s'acheter un vélo pour faire la course avec son ami Abdallah. Mais, en Arabie Saoudite, une jeune fille comme il faut ne fait pas de vélo. 

Cette histoire simple permet à Haifaa al Mansour de montrer le quotidien des familles d'Arabie Saoudite. Un pays mené par des traditions archaïques et séduit par un modernisme de plus en plus présent. Si les femmes sont les premières victimes de ces traditions, les hommes n'en subissent pas moins cette pression mais ni elles, ni eux, ne semblent prêts à se lever pour s'en détacher totalement. Le récit d' Haifaa al Mansour est fluide, distrayant et édifiant. Un beau film.

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