Dans ce Pygmalion, apparait Daniele Lebrun. Comédienne formidable sur les écrans et au théâtre. Une de ces personnalités qui sans premier rôle, texte particulier, volent la vedette aux personnages principaux. Impression étrange que la lumière n' est plus que sur eux laissant les autres dans l'ombre.

Toutefois, Barbara Schulz qui interprête Elisa Doolitle (Audrey Hepburn chez Cukor) est excellente de nuances, tant en petite marchande de fleurs gouailleuse qu'en jeune fille modèle. Nicolas Vaude est une parfaite tête à claques telle que l'exige le rôle du Professeur Higgins. Peut-être un peu trop : il est difficile de s'attacher au personnage. Henri Courseaux joue le gentleman colonel Pickering avec un certain bonheur. La mise en scène, classique, paye, notamment lors d'une dernière apparition de Barbara Schulz à la toute fin assez romantique. Une curiosité : les mouvements de décors (un rangement en portefeuille très astucieux - 3 lieux en tout)  sont chorégraphiés et effectués à découvert.

Quant à la pièce elle-même, elle a quelque peu mal vieillie.
Si  Bernard Shaw n’est pas tendre avec la société de son époque, férue des apparences, il donne une image de la femme qui n'est pas très reluisante puisque finalement amoureuse de son Frankenstein. Abstraction faite de ce point, Pygmalion est un bon divertissement  : 2h20,qu'on ne voit pas filer.




Ci -contre Daniele Lebrun pour ceux qui ne verraient plus très bien de qui il s'agit.

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Marie, la fille du chef d'entreprise Alexandre Bens a disparu au Mexique. Sur les conseils de Meyer, le psychologue de l'entreprise, il décide de lancer sur les traces de sa fille, un détective privé et François Perrin, un de ses salariés connu pour son incroyable malchance. Une malchance semblable à celle de Marie.

Après son film Le Jouet, Francis Veber redonne à nouveau à son héros, le nom de François Perrin., qu'on retrouvera par la suite dans d'autres de ses films (à égalité avec François Pignon). L'association de deux personnalités que tout oppose fonctionne particulièrement bien. Et ce grâce à un scénario maîtrisé rythmé par les mésaventures de Perrin, et grâce au duo Pierre Richard - Gérard Depardieu, excellents tous les deux. Pierre Richard plus sobre qu'à l'accoutumé joue au 1er degrés son malchanceux-heureuux. Depardieu est excellent dans le rôle du costaud cartésien qui se met à douter. A cela s'ajoute le plaisir de revoir Michel Robin au cinéma. Le film viellit très bien.

Année de sortie en salle : 1981

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Le grand public a fait sa connaissance au 1er trimestre 2005, alors qu'elle est retenue en otage en Irak, enlevée avec Hussein son fixeur, lors d'un reportage à l'université de Bagdad. Le visage de Florence Aubenas, journaliste à Libération, apparaît alors dans les médias, est tagué dans les rues, affiché sur le fronton des institutions. Libérée après 157 jours de détention, Florence Aubenas revient et répond aux interviews souriante et heureuse d'être libre. Impressionnante.

Elle se lance dans la réécriture d'un livre débuté avant sa privation de liberté, un livre sur une affaire qui secoue la France, l'Affaire d'Outreau. Dans "La Méprise", Florence Aubenas se penche sur chaque protagoniste, chacun enfermé dans une vie de violence, dans les fantasmes des adultes, dans une incarcération arbitraire, dans le rêve d'une grande affaire... Les criminels, les enfants violés, les innocents accusés, le jeune juge d'instruction comme envouté... Aubenas trace le portrait d'un quartier et des protagonistes, adultes et enfants, citoyens lambda et représentants de l'ordre. Elle décrit leur rôle, celui qu'ils ont tenu et celui qu'ils leur a été attribué, la folie qui semble avoir gagné ceux qui ont sur eux droit de vie ou de mort, le tout avec une précision, non dénué d'humanité mais sans concession. Elle a eu accès au dossier est retranscrit fidèlement les mots tenus par chacun. Ce qu'elle écrit dit beaucoup sur la misère humaine, la difficulté de vivre une vie simple à côté de ceux qui possèdent encore moins, la force de la volonté de vouloir exister d'une façon ou d'une autre, le poids d'une société qui dicte ses lois sans nuance. Une humanité folle où toute la bonté du monde peine à prendre prise.

 

 

 

 

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Un petit garçon amoureux extirpe de la petite fille de ses rêves une promesse : elle l’épousera le jour où il sera allé dans les étoiles. 24 ans plus tard, cosmonaute de retour de l’espace, il frappe à la porte pour obtenir son dû, la « fiancée » n’est pas du tout d’accord. Il lui propose 24 heures d'essai.

Pierre-François Martin Laval se met à la réalisation. Pierre François Martin Laval c’est le Pef des robins et le pffffffffffffffffff de ce film … Pfffffffffffffffffff, parce qu’il est le scénariste, réalisateur et interprète principal de ce ratage. L'idée de départ est amusante mais comme trop souvent, son développement s'avère sans originalité, ni légèreté. Comment Pfffffffffff séduit Julie Depardieu ? En cassant tout ce qu’il touche et en saccageant sa maison et sa voiture (première partie) et (deuxième partie) en obtenant la complicité d’un enfant qui les accompagnera au zoo d’où ils reviendront avec un pingouin (l’effet Marche de l’empereur fonctionne ici aussi : c’est la touche drôle du film).

On aurait pu espérer un peu de poésie et de créativité. Mais, tout est lourd : dialogues, gags, musique romantique, et l'interprétation même de PEF. Son personnage est le Rantanplan qu’il nous servait chez les Robins. Pendant 1h30 cela devient insupportable, ridicule et pas drôle du tout. D'un personnage qu'on pourrait imaginer romantique et lunaire, il fait un débile profond. 
Tout de même, deux - trois gags fonctionnent, Julie Depardieu et Isabelle Nanty rattrapent comme elles peuvent le désastre mais Pierre Richard contaminé par le gnangnannisme de Pffffffff déçoit.

 

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Ariane écrit dans une revue de roman-photo des histoires romantiques bien éloignées de ce qu'elle vit avec Farid. Sa soeur Lena, violoncelliste dans un orchestre, tombe sous le charme de Marc, célèbre violoniste.

Le film alterne entre scènes réalistes de la vie d'Ariane et Lena et scènes aux couleurs fluo des romans photos. Le scénario n'est pas particulièrement passionnant mais s'avère étonnant et parfois drôle. Le film vaut surtout pour ses acteurs Marion Cotillard, Julie Depardieu, Jonathan Zaccai, Tomer Sisley, Chantal Lauby, Eric Berger, Carole Franck...

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